Cantonnement des ex-combattants rebelles : La reconnaissance des sites se poursuit

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Une délégation de rebelles touareg, dont le représentant du MNLA Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), le 9 juin 2012 à Ouagadougou. (photo archives)

Après Tabankort, l’équipe de reconnaissance des sites de cantonnement des ex-combattants rebelles devrait se rendre sur d’autres sites, du 11 au 14 novembre 2015. C’est en tout cas ce qui ressort du point de presse que la Minusma tient régulièrement pour rendre compte de ses activités hebdomadaires.

A écouter Radhia Achouri lors dudit point de presse, le jeudi 12 novembre 2015, il faut croire que le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants rebelles est en train de faire du chemin. Si l’on en croit la porte-parole de la Minusma, l’équipe de  reconnaissance des sites de cantonnement devrait se rendre dans la région de Tombouctou, entre le 11 et le 14 novembre 2015. Elle devrait y faire la reconnaissance des sites proposés par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA. Faut-il rappeler que le 7 novembre dernier, la même équipe s’était rendue à Tabankort, à 215 kilomètres au Nord de Gao, sur l’un des sites proposés par la Plateforme, l’autre coordination des mouvements  armés signataires de l’Accord de paix et de réconciliation. Toutefois, le cas des combattants de la Compis 15 reste toujours à régler. En effet, composée des dissidents de la CMA et de la Plateforme, la Coordination des mouvements prônant l’inclusivité et signataires de l’Accord du 15 mai  se bat toujours pour siéger au sein du Comité de suivi de l’Accord (CSA). Au chapitre du processus de paix, Radhia Achouri a rappelé que la sixième session ordinaire du Comité de Suivi de l’Accord, prévue les 19 et 20 novembre 2015 à Bamako, portera sur la poursuite de l’examen des questions organisationnelles en suspens, en lien avec la composition du CSA. Elle se penchera également sur le budget du CSA ainsi que la présentation et la discussion des rapports des quatre sous-comités (questions politiques et institutionnelles, questions de défense et de sécurité, le développement socio-économique et culturel ; la réconciliation, la justice et les questions humanitaires). Les sous-comités commenceront à se réunir en principe à partir du lundi 16 novembre. Sur le plan sécuritaire, la Minusma note une amélioration de la situation à Nibkit et Acharane, où elle a effectué une mission le 6 novembre 2015. Toutefois, dans ces deux localités, les écoles n’ont pas encore rouvert leurs portes, car les enseignants n’y sont toujours pas retournés, notent les populations. S’y ajoutent le mauvais état des infrastructures et le manque de cantines scolaires, entre autres. Dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, le 10 novembre 2015, la mission onusienne a organisé une réunion de coordination avec les représentants du ministère de l’Administration territoriale, de la Direction nationale des frontières et de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) afin de discuter de l’organisation d’ateliers de révision des politiques nationales des services des frontières de Tombouctou, Gao et Kidal. A cet effet, la Minusma, si l’on en croit Radhia Achouri, a élaboré une proposition de projet pour obtenir les fonds d’affectation spéciaux de l’appui à la paix et à la sécurité pour financer ce processus qui sera mis en œuvre par l’OIM comme partenaire d’exécution. Selon le nouveau calendrier, l’atelier de Tombouctou devrait avoir lieu du 16 au 18 décembre prochain, et ceux de Gao et Kidal, d’ici à janvier  2016. Il importe de rappeler que la conférencière a touché d’autres questions relatives, notamment aux questions électorales, le relèvement, le renforcement des capacités de différents services et les questions du genre, entre autres.

Bakary SOGODOGO

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