LES TERRORISTES ASSASSINENT SIX MEMBRES AZAOUEDS : Guerre ouverte entre le GSPC et les Touaregs maliens

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La guerre semble désormais déclarée entre le GSPC et l’Alliance démocratique du 23 Mai pour le changement, représentant les ex-rebelles maliens. Au moins cinq membres de l’Alliance sont morts dans une embuscade tendue lundi dernier par le GSPC dans le nord du Mali.

La tension est montée d’un cran dans la région sahélo-saharienne ces dernières 48 heures. La guerre est désormais ouverte entre la phalange sud du GSPC et les ex-rebelles touaregs maliens, membres de l’Alliance démocratique du 23 Mai pour le changement. Le GSPC se venge d’un accrochage qui avait opposé ses éléments terroristes aux ex-rebelles touaregs il y a près d’un mois. L’Alliance représente les Touaregs maliens qui sont entrés en rébellion, le 23 mai dernier, en attaquant des camps militaires à Kidal et à Menaka.

L’Algérie a servi de médiateur entre Bamako et Tigharghar pour le règlement de la crise qui s’était conclu par la signature des accords d’Alger. Ce nouvel accrochage intervient alors que les clauses de l’accord sont en cours de mise en œuvre.  Kidal.info annonce en effet que de nouveaux accrochages mortels entre le GSPC et l’Alliance démocratique du 23 Mai pour le changement ont eu lieu dans la région nord du Mali. "Le lundi 23 octobre aux environs de 9h GMT, une patrouille de routine de l’Alliance démocratique du 23 Mai tomba dans une embuscade du GSPC", précise le site. Le bilan est, selon Kidal.info, "très lourd" pour l’Alliance. Le mouvement touareg dénombre "7 morts, 3 blessés et 2 prisonniers". Du côté du groupe terroriste, l’on ne connaît pas par contre le bilan de l’embuscade. Cette information a été confirmée à l’AFP par un des membres du mouvement. "Nos éléments sont tombés lundi matin dans une embuscade tendue par le GSPC dans le grand désert malien. Il y a eu dans nos rangs au moins cinq morts, des blessés, et deux de nos éléments ont été enlevés par le GSPC", a rapporté un responsable de l’ex-rébellion contacté par l’AFP à partir de Bamako.

Pour les membres de l’Alliance, le coupable ne fait aucun doute. Il s’agit bien du GSPC. "Ce sont les hommes de Mokhtar Belmokhtar, le chef du GSPC (pour le sud de l’Algérie) qui ont fait le coup", assure la même source à l’AFP. Les Touaregs ne comptent pas pour autant en rester là. "Nous allons riposter", a encore annoncé le responsable du mouvement à l’AFP.  La réponse meurtrière de Mokhtar Belmokhtar, le chef de la phalange sud du GSPC, n’a pas tardé après l’accrochage entre des éléments du groupe terroriste et les membres de l’Alliance le 27 septembre dernier. Ce dernier avait entraîné la mort de trois membres du groupe terroriste dont l’adjoint de Belmokhtar. Les ex-rebelles touaregs ont affirmé, début octobre, avoir tué au mois de septembre, le numéro deux du GSPC pour le Sud algérien, connu sous plusieurs noms, notamment "Abdel Hamid" et "Abohola", lors de cet accrochage dans le nord du Mali, à la frontière avec l’Algérie. Pour Kidal.Info, cette opération qualifiée de "guerre contre le GSPC" visait "à rassurer les autorités algériennes de la bonne foi pour une bonne collaboration et prouver à l’opinion internationale que l’Alliance n’a rien de commun avec les Salafistes".

Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat vient par là même de perpétuer sa première action dans la région sahélo-saharienne depuis l’attaque revendiquée de la caserne de Lemgheity en Mauritanie. La région est reconnue par les experts comme étant un refuge pour les terroristes du GSPC qui se replient aux confins du no man’s land allant des frontières sud algériennes au nord du Mali. Ils avaient joui, pendant des années, d’une certaine liberté de mouvement dans cette région, mais se retrouvent néanmoins confrontés aujourd’hui à la fois aux efforts conjoints d’Alger et de Bamako de coordonner la lutte antiterroriste et la sécurisation des frontières communes mais, également, à cette nouvelle dissension avec les Touaregs maliens. Ce nouvel incident entre le GSPC et l’Alliance augure toutefois d’une montée crescendo de la violence dans la région.

Sama SMATI

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