Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies au Mali : «La Minusma est au Mali au service des Maliens…»

0

Le nouveau représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a rencontré la presse pour discuter et échanger sur l’actualité au Mali. C’était le mardi 26 janvier 2016 à la Maison de la presse.

Arrivé à Bamako le 15 janvier 2016, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusma, le Tchadien Mahamat Saleh Annadif,  a été nommé le 23 décembre 2015. Après une série de prises de contact avec les autorités du Mali, en premier lieu, avec le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le chef de file de l’opposition et les chefs des mouvements signataires de l’accord pour la paix, il a rencontré la presse pour discuter et échanger sur l’actualité malienne.

Après ses prises de contact avec les autorités du Mali, le chef de la Minusma s’est rendu le 17 janvier 2016 à Alger pour prendre part à une rencontre qui a regroupé les mouvements signataires, le gouvernement, la Minusma et les Nations unies.  Selon lui, cette réunion d’Alger n’est pas une réunion du Comité de suivi de l’accord, mais une concertation entre tous les acteurs concernés par la mise en œuvre de l’accord. Il a expliqué que cette rencontre d’Alger s’est tenue parce qu’il a été constaté que la mise en œuvre de l’accord prend du retard et qu’il est important que les parties prenantes, les observateurs et les acteurs puissent se retrouver pour une réunion de consultation en vue de donner un signal politique fort aux différents acteurs de la crise.

Le chef de la Minusma a souligné que cette rencontre a été l’occasion de donner une vision qui a permis de constater, dans les faits, qu’il y a désormais deux camps, à savoir le camp de la paix et le camp des terroristes. Aux dires de Mahamat Saleh Annadif, depuis le retour d’Alger après cette rencontre,  beaucoup de choses positives ont été faites dans le sens de la mise en œuvre de l’accord. Il a souligné que  non seulement, beaucoup de textes ont été pris, mais aussi beaucoup de déclarations ont été faites. À l’en croire, on peut raisonnablement estimer qu’il y a l’accord, mais qu’il y a aussi l’avant et l’après la rencontre du 18 janvier 2016 à Alger dans le sens positif de la mise en œuvre de l’accord.

Concernant les incompréhensions qui existent entre la population et la Minusma, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies a déclaré : «Il y a peut-être des incompréhensions, des méconnaissances d’un certain nombre de choses avec la population, mais la Minusma est là avec un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, dont le Mali est membre. La Minusma est au Mali au service des Maliens pour les accompagner afin que la paix et la stabilité puissent revenir. Elle ne doit rien faire qui puisse entraver la paix, la concorde et la stabilité au Mali. Il peut y avoir des insuffisances ; il peut y avoir des choses à corriger, mais il faudrait qu’on s’entende sur l’essentiel».

À la question de savoir ce qui est en train d’être fait concrètement par la Minusma pour le retour de l’administration à Kidal, le conférencier a souligné que l’accord d’Alger est un processus qui a arrêté le retour de l’administration à Kidal. «Les actions concrètes, nous les prenons tous les jours, mais il faut le retour de la confiance entre les Maliens. Le retour de l’administration, de l’armée malienne, du drapeau  malien, tout cela suit un processus. Beaucoup de choses sont en train d’être faites au quotidien», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter aussi que la Minusma est en train de faire des efforts pour lutter contre l’insécurité. Selon le chef de la Minusma, cette question de l’insécurité est un travail de tous les jours. Il a indiqué que depuis la signature de l’accord, le cessez-le-feu est respecté ; tout en rassurant que beaucoup de mesures sont en train d’être prises pour que cette insécurité soit enrayée.

Diango COULIBALY

PARTAGER