Mali: semaine décisive dans la mise en œuvre de l’accord de paix

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accord de paix
Photo à titre illustratif

Après les accords obtenus lors de la réunion de haut niveau qui s’est tenue en fin de semaine dernière à Bamako, il faut maintenant passer aux choses concrètes. Est-ce un nouvel échéancier de plus ou bien une réelle avancée dans la mise en œuvre de l’accord ? Cette semaine devrait être décisive.

Au sortir de cette réunion de la dernière chance, la Coordination des mouvements de l’Azawad et la Plateforme tenaient globalement le même discours. Ces nouveaux accords, c’est une avancée, le dialogue a repris entre les parties et ce n’était pas gagné. Mais si ces nouvelles dispositions ne sont pas mises en œuvre ce ne sera que « des promesses de plus ».

Au chapitre des nouvelles promesses donc, l’installation des autorités intérimaires, censées rétablir l’Etat dans le nord du Mali. Cette semaine, elles doivent être installées à Gao et Tombouctou, c’est ce qui est prévu. Dans la foulée, la semaine prochaine, les patrouilles mixtes doivent démarrer, en associant groupes armés signataires de l’accord et soldats de l’armée régulière.

Mais de nombreuses questions persistent encore. D’abord, on ne connaît pas encore les noms des représentants de ces futures autorités intérimaires. Et puis quid de Kidal, Taoudéni et Ménaka ? C’est le gouvernement qui doit proposer des noms pour la présidence de ces régions. De quoi raviver le débat.

Ce nouveau calendrier semble donc un brin ambitieux, c’est ce que l’on glisse même du côté de la CMA. Mais ce ne semble poser problème à personne. L’essentiel étant, selon un membre de la médiation internationale, « d’avoir une base de travail ».

 Par RFI Publié le 13-02-2017

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1 commentaire

  1. Bonjour,
    Semaine décisive et des avancées, Mais, IL FAUT ËTRE proactif, MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR : S’ATTAQUER AUX CAUSES DE LA CRISE AU MALI ET A LA SOURCE DES INCOMPREHENSIONS ENTRE ACTEURS (SURTOUT SUR le choix des membres des AUTORITES INTERIMAIRES (voir ci-dessous) ET SUR L’INCLUSIVITE) ET REAGIR AVANT LES EFFETS INDUITS.

    EST-CE QUE LA RÉPARTITION DES PRÉSIDENCES DES RÉGIONS DU NORD DU MALI, initiée par la réunion, des chefs politico-militaires et des ministres, du 10 février 2017, entre les regroupements armés ou d’autodéfense, EST LA SOLUTION IDOINE POUR LES AUTORITÉS INTÉRIMAIRES sachant que le protocole d’entente, entre parties prenantes Maliennes sous la supervision de la médiation internationale, dit que les membres des autorités intérimaires doivent être issus de la société civile, des membres des services déconcentrés de l’État et des conseillers sortants ?

    Comme la convention subsidiaire (qui répartissait les membres des autorités intérimaires entre les parties prenantes Maliennes) qui avait générée des blocages et avait été rejetée au profit du protocole d’entente entre parties prenantes Maliennes sous la supervision de la médiation internationale, une telle répartition des régions, entre regroupements armés et d’autodéfense, engendrera des problèmes et des blocages.

    Face à la persistance de la menace terroriste ou djihadiste ou toute menace contre la République et la souveraineté nationale, il y a bien une réponse efficace : c’est constituer un FRONT UNI s’appuyant sur le dialogue ET la conférence d’entente nationale inclusive, s’engageant, avec franchise et sans complaisance, indépendamment des bords politiques, autour de l’accord de paix et dynamisant sa mise en œuvre stricte et franche.

    Comme dit l’accord de paix, le DIALOGUE doit être la base du règlement de tout différend ou tout conflit.

    Mais DIALOGUE ne signifie pas immobilisme, laxisme, il faut AGIR pour garantir la mise en œuvre, inclusive, stricte, franche et sans complaisance, de l’accord de paix.

    J’avais déjà écrit plusieurs lettres ouvertes et fait des appels dans ce sens à tous les acteurs.

    Il est temps d’AGIR EFFICACEMENT en impliquant TOUS les Maliens, TOUTES les Maliennes et TOUS LES ACTEURS à travers la mise en œuvre inclusive, stricte, franche et sans complaisance, de l’accord de paix et la conférence d’entente nationale inclusive.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et Sécurité
    Expert Consultant de la conférence d’entente nationale inclusive
    Président de l’ONG TILWAT International
    E-mail : [email protected]
    TEL 00223 95 58 48 97

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