Ce que pense Soloni de la Minusma : L’histoire des soldats déterminés pour la paix malgré l’hostilité du terrain !

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Le contingent guinéens à Kidal
Le contingent guinéens à Kidal

Jamais les forces de maintien de la paix n’ont eu autant de perte en vies humaines dans l’exercice de leur mandat.  Au total 80 soldats ont perdu la vie au Mali. Parmi ce nombre, on compte  66 ressortissants des pays africains et c’est le Tchad qui a payé le prix fort de la guerre. Malgré ces pertes considérables, ces soldats de la paix sont déterminés à accompagner le Mali dans sa marche vers la paix. Une marche lente mais certaine. Qu’est-ce qui motive une telle détermination ?

En venant au Mali pour  maintenir la paix, ses femmes et ces hommes  des différents pays savaient que tout ne serait pas rose. Ils savaient que maintenir la paix à un prix, ils savaient également que ce prix pouvait être l’ultime sacrifice. Présent dans le pays depuis trois ans, ils ont donné le meilleur d’eux même pour qu’il y ait une certaine stabilité dans l’ensemble du Pays même si par moment, ce combat est passé inaperçu tout simplement parce qu’on ne comprenait  pas ou refusait  de comprendre leur mode d’opération.

Oui, les forces de la Minusma n’ont pas été comprises au début  par la grande partie de la population malienne, chose qui a compliqué d’avantage cette mission déjà délicate. Il faut aussi noter  que beaucoup d’intox ont jalonnés ce parcours périlleux.  Pour ainsi dire qu’à  un moment donné, ils n’ont pas été soutenus par la majorité de la population.  Le peuple malien voyait en cette force un renfort qui viendrait tuer les ennemies du Mali, faire la guerre au cotés du Mali.  Malheureusement il s’est trouvé que cela est contraire aux normes des missions assignées aux forces des  nations unis. Ils ne viennent pas  pour faire la guerre, encore moins prendre de quelconque  position mais plutôt de maintenir la paix, aider à la démobilisation, au désarmement et à la réintégration des ex combattants tout en protégeant les populations civiles. Et ça, les maliens ne savaient pas comment le pardonner à la Minusma.

Bientôt un mois, les casques bleus  au Mali sont en deuil, ils pleurent et enterrent leurs morts. Avec eux, pleurent  toutes les âmes sensibles. Cette période est une  traversée de désert pour les nations unies au Mali. Voilà ce  qui montre aux septiques  ou encore ceux qui pensent que les nations unies sont là que pour amasser de la fortune alors que la mission est plus que tout cela. C’est abord le sacrifice pour le prochain, donner sa vie afin que d’autres puisse avoir la paix. La délicatesse de la mission onusienne au Mali  a fait que le pays est devenu la tombe de certains  soldats de la paix.

Malgré le danger et  l’hostilité du terrain, ces braves défenseurs de la paix sont déterminer à aller jusqu’au bout de leur mission. Ils n’attendent pas céder aux pressions de la mort.

Aujourd’hui, plus que jamais ils ont besoins de l’accompagnement du peuple malien. Ils ont besoin de la coopération inconditionnelle de chaque malien. Ils ont enfin besoin de la confiance du peuple. Mourir pour d’autre est un sacrifice qui n’a pas de prix.

Amadingué Sagara

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