Lettre ouverte au president IBK : Le peuple malien a tout encaissé !

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Dans une lettre ouverte, Oumar MC Koné, président du Brdm, interpelle le président Ibrahim Boubacar Keïta.

Monsieur le Président de la République,

Le pays brûle, il est en sang et larmes. Les enfants n’ont plus de chance de grandir, ils sont sauvagement tués et brulés. Les femmes dans l’angoisse du futur sont massacrées, éventrées et brulées. Les hommes pacifiques et respectables sont arrêtés et égorgés en pleine rue comme des bêtes par des terroristes sans foi ni loi.

Il ne se passe pas un seul jour sans son lot de massacres au Centre et au Nord du Mali.Mais aussi, l’ensemble du pays est gangrené par une insécuritégravissime.

Monsieur le Président de la République,

S’il fut un temps où une institution de la République disait que l’insécuritéestrésiduelle, aujourd’hui même l’idiot du village parle des massacres de populations civiles, non armées, avec une cruauté jamais vue auparavant au Mali.

Il est temps que les pouvoirs publics reprennent les poursuites judiciaires devant les juridictions nationales et internationales, notamment la Cour pénale internationale, contre les auteurs et complices des crimes contre l’humanité perpétrés à Kolongo, Ogossagou, Sobane Da, etc.

Les populations ayant échappées aux génocidaires djihadistes et terroristes sans foi ni loi, les mains vides avec leurs baluchons entassés dans des charrettes tirées par des ânes sauvés par miracle, se déplacentmaintenant pour chercher refuge sous des cieux plus cléments. Ces villageois ont tout perdu, ils quittent leurs terroirs, leurs champs, leurs bétails, leurs métiers, ils se sentent abandonnés par tous, abandonnés par leur propre État.

 

Monsieur le Président de la République,

L’Étatest-il si failli qu’il ne peut plus préserver la sécurité de nos populations, de nos villages, de nos terroirs. Si oui, situez les responsabilités et agissez.

Agissez à coté du peuple malien en ayant à l’esprit qu’aucune armée au monde ne viendra nous délivrer de cette guerre larvée conspirée par une nébuleuse prédatrice de ressources.

Monsieur le Président de la République,

Qu’est ce qui se passe ?

  • Pourquoi le peuple malien devrait-il supporter tous ces mensonges, ces manipulations, ces complots et crimes organisés conduisant à sa destruction totale ?
  • Pourquoi, Monsieur le Président de la République ?

Le peuple malien a tout encaissé, tout avalé,  tout supporté, tout entendu, tout vu,concourant à la destruction violente du Mali avec les commanditaires tapis dans l’ombre n’attendant plus que ce grand et vieux pays tombe en mille morceaux pour le festin des prébendiers des temps modernes.

 

Monsieur le Président de la République,

Le temps de la résistance a sonné. Nous ne devons plus fuir la guerre qu’on nous a imposée. Nous ne pouvons plus fuir notre destin, notre responsabilité. Sachez que le monde actuel est dans une instabilité de violences où les plus faibles sont appelés à disparaitre s’ils ne s’unissent pas dans un front salvateur.

Par le sang qui coule dans nos veines, lourd héritage de nos ancêtres des trois empires, nous vous demandons de porter la cuirasse du Général et de vous dresser haut et droit, sans crainte, devant le peuple constitué en armée pour la bataille de l’honneur contre les ennemis de notre pays.

Monsieur le Président de la République,

Nous vous demandons de ne pas signer le renouvellement de la mission de la MINUSMA si cette organisation onusienne n’est pas placée sous le chapitre VII de la Charte des Nations-Unies signée le 26 juin 1945 à San Francisco.

Monsieur le Président de la République,

Nous vous demandons d’amender l’Accord de défense entre la France et le Mali que le Gouvernement malien a signé en 2014 sur les points suivants :

1) Dans tous les camps militaires français au Mali, l’Armée malienne doit y être installée, équipée et renseignée.

2) L’Armée malienne doit être associée à participer à toute opération de Barkhane ou de la MINUSMA sur tout le territoire malien.

3) Toute activité d’extraction minière sans l’accord des autorités maliennes est considérée comme un dol et exposée à une poursuite judiciaire nationale et internationale.

3) Un chronogramme précis doit êtreétabli dès maintenant pour le retrait des troupes françaises et des contingentsde la MINUSMA du territoire national.

Monsieur le Président de la République,

Nous avons le dos au mur, le devoir de la Nation nous attend et, la seule solution qui vaille est de combattre avec l’appui du peuple malienpour préserver notre dignité, notre identité, notre civilisation.

Bamako, le 18 Juin 2019

Le Président du BRDM

Bloc pour le redressement et le développement du Mali

Oumar MC Koné

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