Style vestimentaire : Le Mali à l’école du Burkina Faso

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Le Président de la République, son excellence Ibrahim Boubacar Keita en conseil de ministres a instruit aux membres du gouvernement de s’habiller dans du Made in Mali pour une promotion optimale de l’artisanat textile.

Selon un communiqué de la cellule de communication de la présidence, publié le 9 août 2019. Le Président donnera-t-il l’exemple ?

Pour assurer les investisseurs à créer des industries de transformation dans le domaine de la chaîne de valeur du coton malien, ainsi, la Compagnie Malienne de Développement Textile (CMDT) exporte environ 97%  du coton fibre pour un chiffre d’affaire qui avoisine 215 milliards FCFA. Cependant, la CMDT subit les fluctuations du prix international dues à la spéculation et à la concurrence déloyale des grandes puissances telles que l’Europe, les Etats-Unis et la Chine qui subventionnent leur coton. Malheureusement, la transformation du coton au Mali s’arrête à l’égrainage. C’est là une grande opportunité d’industrialisation du coton fibre. Seul 3% du coton malien est utilisé dans l’industrie au Mali. Le coton a pourtant de multiples utilisations: il est utilisé dans la pharmacie, dans le mobilier (fauteuil, chaises) dans le transport et dans bien d’autres domaines. Selon certains économistes un investissement de 150 millions de dollars est capable de créer à peu près 10 000 emplois. Avec cette transformation, on est capable de générer 100 millions de dollars de chiffre d’affaires et de transformer 35 000 tonnes de coton. Si nous étions capables de mettre en place uniquement dix unités de transformation du coton jusqu’au tissu, nous serions capables de transformer la moitié de la production malienne de coton et de générer un chiffre d’affaires d’un milliards de dollars (plus de 600 milliards de FCFA). Le Mali a atteint, la campagne passée 1,6 milliards de dollars, soit plus de 900 milliards FCFA. Force de reconnaitre que le coton au Mali est assujetti à quatre défis. Le premier défi, c’est la compétition sur le marché international. Le deuxième défi, c’est l’électricité. « Sans électricité, il n’y a pas d’industries». Le troisième défi, c’est la main d’œuvre. L’Etat malien doit mettre en place une politique d’éducation pour que chaque année, il y ait des formations relatives au domaine. Enfin le  quatrième défi, c’est l’entreprenariat.

Malgré les difficultés rencontrées, le Mali reste le 1er  producteur de coton en Afrique de l’Ouest

Avec plus de 200.000 producteurs répartis sur l’ensemble du territoire, le Mali a produit pour la campagne 2018-2019, 750.000 tonnes contre 730.000 tonnes en 2017-2018, soit une hausse de 20.000 tonnes.

Le prix de vente pour la campagne 2018-2019 a lui aussi connu une légère augmentation, passant de 250 FCFA à 255 FCFA, et peut aller même jusqu’à 265 FCFA, selon la qualité du produit.

Le plus sérieux concurrent du Mali, le Burkina qui procède près de 680.000 hectares de terre consacrés à la culture du coton, a labélisé le  fassodanfani, un tissu produit fait à base de coton.

Mahamadou YATTARA

 

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Beaucoup de respect pour nos frères qui de très loin plus africanisés que nous les maliens et cela malgré notre puissante culture et nos traditions millénaires. Le probleme c’est toujours l’homme malien qui s’est laissé métamorphosé progressivement en sorte d’être inconnu (chidonbali) … pour devenir de vrais hypocrites …surtout nos élites… qui sont au fond ni africains ni musulmans ni occidentaux .. mais une confusion morale totale. Et le pire qui me fait pleurer c’est la generation des jeunes actuels qui grandissent et apprennent sous notre generation (post-Modibo) totalement corrompus jusqu’aux os et moralement pourri et qui n’a autre dieu que l’ ARGENT. Ces jeunes je jure de DIEU sont plus déconnectés de notre culture et de moins en moins éduqués, faute de repère et de réservoir moral. Ces jeunes (entre 14-24) que j’appelle generation “00” (quand tu les salue “c’est comment?” ils répondent “00” ..lol ) ne rêvent que de l’argent et de la vie de luxe des artistes et des célèbres personnages, car notre generation les a abandonnés et laissés pour compte. Ça ne peut plus être pire que la generation actuelle de maliens (de 1940 a 2019)… des catégories morales comme “corruption” “justice” “injustice” “intégrité” “honnêteté” “responsabilité” sont presque des concepts étranges voire même tabous dans la tête des maliens aujourd’hui…

  2. “Style vestimentaire : Le Mali à l’école du Burkina Faso”
    HUM TANT QUE LES MALIENS SONT FIXES SUR LE BAZZIN, NOUS N’ARRIVERRONS JAMAIS A VALORISER NOTRE COTON.
    UN BURKINABE SOULARD EST 100 FOIS MIEUX QU’UNE AUTORITE MALIENNE…ACTUELLE. NOUS AVONS PERDU NOS REPERE.

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