L’ONU évoque les risques d’un dérapage militaire au nord du Mali

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Le Conseil de sécurité doit donner cette semaine son feu vert à une intervention militaire au Mali. L’ONU, de son côté, s’inquiète des possibles conséquences humanitaires. Une note confidentielle met en garde contre un afflux de réfugiés en cas de tentative d’expulsion des groupes armés par la force.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Cette note rédigée par l’OCHA vient s’ajouter aux doutes de l’ONU sur une intervention militaire au Mali. L’agence humanitaire des Nations unies y détaille les conséquences possibles d’un recours à la force contre les islamistes du nord du Mali. L’ONU envisage une confrontation durable avec les groupes armés.

Les auteurs évoquent des possibles divisions au sein de l’armée malienne ou l’activation de cellules islamistes à Bamako et de graves troubles dans tout le pays. Il faut se préparer, dit l’ONU, à des centaines de milliers de réfugiés supplémentaires, probablement jusqu’à 400 000.

Les services de l’ONU insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas de prédictions, mais uniquement d’envisager le pire. Mais ses craintes d’un dérapage d’une action militaire au Mali ne sont pas éloignées des doutes déjà exprimés par le secrétaire général Ban Ki-moon le mois dernier.

Au sein du Conseil de sécurité, certains diplomates occidentaux se disent agacés par les réticences de l’ONU, et mettent en garde contre des conséquences encore plus graves si le nord du Mali reste aux mains des islamistes.

RFI / 19/12/2012

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4 COMMENTAIRES

  1. LA RÉCONCILIATION NATIONALE, LA NON IMPUNITÉ ET LA COHÉSION NATIONALE SONT INDISPENSABLES POUR RÉSORBER DURABLEMENT LA CRISE MALIENNE.

    EN FRONT UNI APRÈS RÉCONCILIATION ET AIDÉES PAR LES AUTRES (CEDEAO/UA/ONU), LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ DU MALI DOIVENT ASSURER LA DIRECTION OU LA CODIRECTION DES OPÉRATIONS AU NIVEAU DU MALI

    Bonjour,
    La réconciliation nationale, la non impunité et la cohésion nationale qui sont indispensables pour résorber durablement la crise au Mali.

    Concernant l’inévitable guerre contre les terroristes, le Mali et ses forces de défense et sécurité doivent jouer un rôle central dans l’élan harmonisé au niveau du Mali et dans les coordinations et harmonisations associées car :

    – l’essentiel de l’opération s’effectuera au Mali,
    – que les forces de défense et sécurité maliennes connaissent mieux le terrain que quiconque et,
    – par devoir, sont plus préoccupées par l’opération pour laver l’affront de l’occupation de leur territoire et pour restaurer l’intégrité territoriale.

    En plus, toute coordination et harmonisation exige des adaptations aux réalités locales (contexte local), que seules les forces du pays concerné connaissent.

    Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Les autres pourront aider mais l’adaptation au contexte doit être fait localement en liaison avec les autres.

    La coordination de la partie Malienne de l’intervention doit être assurée par les forces de défense et sécurité du Mali avec le concours des autres contingents étrangers.

    Une codirection des opérations au Mali pourra être acceptée surtout concernant les aspects techniques liés aux équipements et moyens techniques (drones, systèmes de renseignements, …) utilisés.

    C’est pour toutes ces raisons que le Mali et ses forces de défense et sécurité doivent jouer un rôle central dans l’élan harmonisé au niveau du Mali et dans les coordinations et harmonisations associées.

    Concernant d’autres zones couvertes par l’intervention et qui ne font pas partie du Mali, le pays auquel appartiennent ces zones assurera aussi la direction ou codirection des opérations.

    Au Mali, pour jouer efficacement ce rôle central dans l’élan harmonisé et dans les coordinations et harmonisations nécessaires, il est indispensable que les forces de défense et sécurité du Mali :

    – soient réconciliées et aient une parfaite cohésion entre elles,
    – aient la confiance, le moral et soient redynamisées en valorisant aussi leurs métiers et leurs salaires,
    – soient bien formées et bien conseillées,
    – se synchronisent et travaillent en harmonie avec les autres (CEDEAO/UA/ONU).

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : [email protected]

  2. Desormais on se bat pour l’argent :cette règle est valable pour les soldats de toutes les armées du monde.L’ONU a la main sur beaucoup d’argent dont une bonne partie est fournie par l’Amemerique(USA).Là où il y’a des interèts des USA en jeu (sources d’energie,position strategique pour le controle du monde,…),l’ONU agit d’urgence.Au Mali y’a t-il de tels interèts ???
    Malheureusement ce sont nous maliens qui avons perdu trop de temps.Si on attend encore trop,l’ONU nous imposera la FEDERATION AZAOUAD-MALI,avec capitale federale Gao,et economique BAMAKO.C’est une question d’heures!!!
    Les discours ne servent plus à rien,si on s’aide pas personne ne nous aidera.

  3. C’est dans la souffrance qu’on connaît ses vrais amis. Le Mali a découvert et découvrira ses vrais amis.
    Nous découvrons que l’ONU est vrai machin dont parlait De Gaule.

    Bureaucrates de New York, pensez vous que les maliens n’ont pas souffert depuis 9 mois et continuent de l’être. Dites plutôt au gendarme USA qu’il y a du pétrole pour le débours.

  4. Tout le monde est agacé par cet immobilisme de l’ONU… Et disons le net : l’ONU commence à nous les casser… :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

    Je propose que les maliens attaquent avec leurs moyens, et demandent l’assistance de la France et des autres pays amis… un point, c’est tout… 🙁 🙁 🙁

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