Choguel chez les seigneurs du Septentrion

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Réputé pour ses positions tranchées sur l’Accord d’Alger et la problématique du septentrion malien, Choguel Maiga, auteur d’un livre sulfureux sur la question, se retrouve au cœur de la polémique et de nombreux questionnements, depuis qu’il est pressenti aux commandes de l’action gouvernementale. Nombre d’observateurs ont dû s’interroger, en effet, sur la possibilité d’une cohabitation entre le putatif Premier d’Assimi Goïta et les signataires d’un Accord dont la relecture figure au nombre des revendications substantielles du Mouvement dirigé par Choguel Maiga. Mais il nous revient de bonne source que pour couper court aux supputations, le président du Comité stratégique n’a pas hésité à prendre langue avec les différents acteurs de la CMA, présentés comme des obstacles quasi insurmontables à son accession à la Primature. De même source, il semble que l’entretien avec les seigneurs du Septentrion s’est conclu sur des gages et assurances auxquels n’auront guère résisté les hypothétiques objections de la CMA à la nomination de Monsieur Maiga. Une abjuration des principes et considérations secondaires – et peut-être même des convictions – seraient passée par là.

PAP : Chato reste dans la course 

La forte mobilisation derrière la candidature malienne au Parlement Panafricaine ne s’est que temporairement achevée en queue de poisson, avec l’ajournement du vote à portée main de Mme Haïdara Aissata Cissé dite Chato. Les députés panafricains n’ont pas eu l’occasion de départager les protagonistes, et pour cause. Au lieu d’une fête démocratique, la partie a plutôt tourné en épreuve pugilistique suite au refus du caucus d’Afrique australe d’aller en compétition. Cerise sur le gâteau, le dilatoire savamment entretenu pour ce faire a pu tirer parti de la suspension du Mali de toutes les instances de l’Union Africaine par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, en sus du report de la session jusqu’au mois d’Aout prochain.

Fortement pressentie pour rafler la mise, l’honorable Cissé s’est certes indignée de la tournure dramatique de l’épisode, mais pas désarmée devant les pressions et provocations multiples. Convaincue qu’une femme battante ne décroche le graal que dans le feu, Haïdara Aissata Cissé compte bien rester dans la course pour la présidence du Parlement continental et manquera difficilement le rendez-vous de la reprise de la session parlementaire. Et sa motivation ne repose plus seulement sur l’envie d’apporter une touche féminine à la dynamique de l’unité africaine. S’y ajoute désormais le désir ardent d’opérer les changements radicaux par lesquels seront circonscrites les pratiques antidémocratiques ayant émaillé le renouvellement avorté du directoire parlementaire de l’UA.

Sauf que le soutien massif des députés ne paraît plus suffire, étant donné les sanctions infligées au Mali après les événements du 24 mai. C’est pourquoi la candidate malienne s’est d’ores et déjà donné pour tâche d’activer les leviers diplomatiques appropriés pour obtenir le préalable : la levée des sanctions dont le Mali est l’objet sur la scène continentale.

Rassemblées par la Rédaction

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