L’avion d’IBK 

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Tout le monde sait que c’est par peur que le président IBK a acheté un nouvel avion présidentiel. L’avion du président IBK est à lui seul. La seule personne qui peut l’utiliser, en plus de lui-même, c’est le Premier ministre Modibo Keïta. Beaucoup de Maliens pensaient que l’avion présidentiel allait emmener  nos cadets vice-champions du monde de leur catégorie. Tel n’a pas été le cas. L’avion du président IBK n’a pas été acheté pour ça, encore moins, pour aller chercher des Maliens en difficulté au Congo, en Centrafrique ou à la Mecque. Que non ! C’est un avion présidentiel qui ne transporte que le président de la République. Ce n’est pas un avion pour aider les Maliens moyens en difficulté, ni pour transporter des soldats maliens afin d’accomplir des missions rapides. Le président IBK l’a acheté pour lui seul. Même pour voyager lors des missions, ce ne sont pas tous les ministres qui voyagent dans cet avion. Il faut être un ministre membre «de la famille d’abord», pour être à bord.

Obama, premier

Barack Obama est le premier chef d’Etat à intervenir après les attentats du vendredi 13 novembre 2015, bien avant même François Hollande. “Une attaque contre l’humanité. Les attentats qui ont frappé la capitale française ce vendredi soir “ne sont pas seulement une attaque contre Paris”, mais “une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles”, a déclaré Barack Obama, lors d’une brève allocution à la Maison Blanche. Il a également annoncé que les Etats-Unis allaient aider la France à “traduire les terroristes en justice”, tout en notant qu’il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques, destinées à “terroriser des civils innocents”. “Il semble qu’il y ait toujours des activités et des dangers en cours alors que nous discutons. Et jusqu’à ce que nous ayons la confirmation des autorités françaises que la situation est sous contrôle et que nous ayons de plus amples informations, je ne veux pas spéculer”, a ajouté le président américain.

3 équipes terroristes coordonnées

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, les attentats de Paris ont été menés par 3 équipes terroristes coordonnées. Le bilan provisoire est 132 morts, 352 blessés dont 99 graves. Trois personnes ont été interpellées en Belgique, ils quittaient la France et sont impliquées dans les attentats. L’interpellation de ces 3 personnes par le parquet fédéral de la Belgique se fait dans le cadre de l’ouverture d’une inscription pour attentat. Ces 3 personnes sont inconnues des services de renseignements français. Par contre, le jihadiste français retrouvé au Bataclan a été reconnu à travers son doigt, qui a été retrouvé par la police scientifique. Cette police a évacué les corps des victimes, en identifiant tous les éléments qu’ils ont trouvés sur place. Pendant leur irruption dans la salle du Bataclan, les terroristes ont évoqué la Syrie  et l’Irak. Ce qui fait dire au président Bachar Al Assad que “La France a connu hier ce que nous vivons en Syrie depuis 5 ans”.  Le président syrien Bachar Al-Assad a réagi aux attentats qui ont touché Paris vendredi auprès de députés français, a rapporté un journaliste d’Europe 1 présent sur place.

Une implication à 70%

Le nombre de confréries religieuses est en augmentation au Mali. De plus en plus, les musulmans s’intéressent à la politique. Les ¾ des musulmans maliens ne lisent pas le Coran ; 5% déclarent s’imprégner du livre saint. Ce qui ressort d’une enquête menée par Afro baromètre via le Groupe de recherche en économie appliquée et théorique (GRET). Chez les musulmans, sur les 90%, 21% se réclament d’une confrérie. Ils n’étaient que 44% en 2002 à discuter des questions politiques. Aujourd’hui, ils sont 70% à discuter de questions politiques. Cette évolution se fait avec la multiplication des confréries et l’utilisation des médias. Selon le professeur Massa Coulibaly, directeur exécutif du Groupe de recherche en économie appliquée et théorique (GRET), le but de cette enquête est de contribuer à instaurer dans notre pays un climat de tolérance, un climat de paix et un climat d’entente entre toutes les communautés. Cette enquête a été menée en 2014 dans 5 régions du Mali, plus le district de Bamako.

Le Mali ou la Bamakoise ?

«Le Mali», c’est le nom de l’hymne national de la République du Mali. Chose  que notre président a oublié lors de sa visite d’Etat en France. Où IBK a parlé de Bamakoise pour nommer l’hymne national. Une grosse erreur du premier Malien, celui qui doit défendre les couleurs nationales au quotidien. Si lui-même ne connaît pas ou ne respecter pas les symboles de l’Etat, que dire aux enfants et à ces milliers de jeunes maliens. Eux qui ne connaissent pas les symboles de l’Etat, encore moins les valeurs de notre pays. IBK s’est réjoui de la bamakoise qui a retenti sur les Champs Elysées. Alors, ce n’est donc pas étonnant que dans les écoles au Mali, on chante l’hymne national au même moment qu’on monte les couleurs nationales. Alors qu’on devrait d’abord monter le drapeau, avant de chanter l’hymne national. Parce que ce sont deux symboles distincts. Chacun ayant sa place et sa valeur dans notre pays. Il faut apprendre aux enfants la différence entre ces deux symboles, leur expliquer le sens de la devise du Mali : «Un Peuple-Un But-Une Foi». Peut-être qu’IBK a été mal conseillé. Sans quoi une telle erreur n’est pas pardonnable, pour celui qui veut restituer aux Maliens leur honneur et leur dignité.

 

Les trois S

En matière de journalisme, on dit que les 3S sont souvent importants. Il s’agit du Sexe, du Sang et du Sport. Souvent les trois vont ensemble même s’ils ne font pas bon ménage. Aujourd’hui, le sport et le sexe vont de pair, rien qu’à regarder de près le monde du sport, la vie des stars planétaires, qu’elles soient du football, basketball, tennis, et autres, les femmes et les hommes qui sont au sommet traînent chacun une histoire de fesse. Surtout les footballeurs qui abusent très souvent des filles. C’est vrai que dans l’équipe d’Espagne championne d’Europe et du monde, beaucoup de joueurs étaient devenus des concurrents autour des filles de Madrid et Barcelone, des coéquipiers devenus des ennemis jurés. La dernière en date, c’est en France entre Benzema et Valbuena, avec une histoire de  sextape.  Karim Benzema a reconnu en garde à vue qu’il devait «servir d’intermédiaire» entre son «ami» Karim Zenati, pour lequel il se dit «embarrassé», et Mathieu Valbuena dans le chantage à la «sextape», ont déclaré vendredi 13 novembre à l’AFP des sources proches de l’enquête. Avec cette histoire, les deux joueurs risquent de ne pas jouer l’Euro 2016 que la France abrite.

Mauvaise image

L’affaire sextape de Valbuena révélée par Karim Benzema a donné une mauvaise image à l’équipe nationale de football de France. À moins d’un an de l’Euro 2016, qui va se dérouler en France, la cote de popularité des Bleus n’est pas au beau fixe. Seuls 29% des Français ont une bonne opinion de l’équipe de France de football. Ils étaient 43% dans cette situation lors du précédent sondage BVA iTELE/Orange en juin dernier. Les Bleus restent cependant plus populaires qu’ils ne l’étaient il y a deux ans. En novembre 2013, l’équipe de France s’était qualifiée sur le fil pour la Coupe du monde 2014 en battant l’Ukraine en barrages. 18% des Français seulement avaient alors une bonne opinion de l’équipe nationale. En pleine affaire judiciaire de la “sextape” Valbuena, dans laquelle Karim Benzema a été mis en examen notamment pour complicité de tentative de chantage, l’attaquant du Real Madrid voit sa cote de popularité s’effondrer. 15% des Français seulement déclarent avoir une bonne opinion de l’attaquant des Bleus, alors qu’ils étaient 56% (sondage BVA Le Parisien) à être dans ce cas en juin 2014. En comparaison, 51% des Français ont une bonne opinion de Mathieu Valbuena. Pire, seuls 22% souhaitent voir Karim Benzema participer à l’Euro 2016, alors que dans le même temps, ils sont 55% à vouloir le milieu de l’OL présent dans cette compétition européenne.

Tout peut arriver partout

Couvre-feu, état d’urgence, fermeture des frontières terrestres et maritimes en France. Ce n’est certes pas nouveau, mais c’est rare. Car selon nos confrères français, depuis que la France est France, il y a eu 5 état d’urgence en 1955 et 1961 lors de la guerre d’Algérie, 1984, 2005 sous Sarkozy, et cette année 2015. L’état d’urgence interdit toute manifestation, regroupement et permet la perquisition dans les lieux suspectés sans autorisation par les forces de l’ordre. Les pays africains sont habitués à tout cela. Mais que cela se passe en France, et plus précisément à Paris, cela pousse à la réflexion. Les terroristes ont bien réfléchi avant de faire leur coup, ils ont surtout profité d’abord du début de week-end, mais surtout le match de football France-Allemagne. Et dire que les 7 lieux attaqués sont situés presque dans le même rayon sauf le Stade de France, qui est au nord-est de la capitale française. Les terroristes ont des complices à l’intérieur de Paris, mais aussi à l’extérieur. En tout cas, avec plus de 129 morts, la France paye un lourd tribut à cette attaque qui interpelle tout humain. C’est pourquoi la solidarité de la communauté internationale ne s’est pas fait attendre. Le président Obama a compris le danger et a été le premier à se prononcer avant même le président Hollande.

Sauver par son téléphone

Quels que soient les événements, il y a des miraculeux. C’est le cas de Sylvestre, qui était aux alentours du  Stade de France: “C’est mon portable qui m’a sauvé” disait-il sur I Télé. Sylvestre était présent aux abords du Stade de France vendredi soir. Il a été témoin de l’attentat et doit son salut à son téléphone portable. “C’est le portable qui a pris le coup, c’est ce qui m’a sauvé”, explique le jeune homme. Touché par deux autres impacts, dont un au ventre “amorti grâce à son blouson”, Sylvestre a conscience que “c’est un miracle”. Et ajoute: “Je ne souhaite ça à personne. Il était venu avec des amis pour assister au match France-Allemagne. Il était en train de négocier avec les vendeurs de tickets, parce qu’il est venu trouver que le match avait commencé, mais on n’a pas voulu le laisser entrer. Entre-temps, ces deux amis restés dans la voiture cherchaient un parking pour mettre leur voiture. C’est après qu’il cherchait à les localiser quand un terroriste a fait exploser sa ceinture. Au même moment, un autre groupe de terroristes s’est dirigé vers la salle Bataclan, où au moins 80 personnes ont été tuées dans l’attaque et la prise d’otages de la salle de spectacle parisienne, qui accueillait ce vendredi soir un concert du groupe de rock Eagles Of Death Metal. Derrière ce carnage, le plus meurtrier des sept attaques du 13 novembre, quatre hommes armés de fusils mitrailleurs. Trois ont déclenché leur ceinture d’explosifs au moment où la police a donné l’assaut dans la nuit.

Plus d’un milliard de FCFA

Le football  de nos jours est une affaire de gros «sous». Pas de petites sommes, mais des milliards. C’est pour cela que le gain de chaque pays est fonction de la performance de son équipe, surtout dans les compétitions internationales. Celles qui sont organisées par la CAF ou la FIFA pour ce qui concerne notre pays. Le Mali lors de la CAN 2015 a eu plus de 250 millions de Fcfa de droits TV. Lors de la coupe d’Afrique des cadets au Niger, tout comme la coupe d’Afrique junior et le mondial de la même catégorie, personne ne sait ce que le Mali a gagné. Mais avec le mondial cadet Chili 2015, on parle de plus d’un milliard de Fcfa, une somme qui est remise par la FIFA à la fédération malienne de football. C’est à la fédération de gérer cette somme, sans aucun compte-rendu à l’Etat. Alors que les primes des joueurs, les billets d’avion, la prise en charge des équipes, la santé, l’hébergement ; les salaires des entraîneurs, même le maillot, c’est l’Etat qui paye. Alors que, même pour regarder les matches à la télé, c’est l’Etat qui paye les frais. Mais comment la fédération peut se taper plus d’un milliard de Fcfa sans dire un mot au gouvernement de son pays ?

IBK, capitaine des cadets

Invité de l’émission Débats politiques spéciale de Radio Klédu, le jeudi 12 novembre, l’entraîneur des cadets maliens Baye Bah a répondu à beaucoup de questions relatives à la coupe du monde des cadets. Le choix tactique et technique des joueurs, l’encadrement, l’ambiance au sein du groupe, et comment faire pour maintenir cette équipe. Il demande du travail… Pour lui, il y a beaucoup de travail à faire sur le plan mental : faire asseoir des guerriers sur le terrain. Baye Bah a remercié le gouvernement malien, le ministère des Sports, surtout le ministre Guindo, qui leur a permis de faire 2 mois de stage à Kabala. Parlant du président de la République, il  dira qu’il a toujours été en contact avec cette équipe. «IBK est le capitaine de cette équipe. Il m’a toujours appelé depuis que nous étions au Niger, avant la finale. Et pourtant, nous avons gagné la coupe. Cette fois-ci, les gens disent qu’il nous a donné un ordre. Moi, je dis non. IBK nous a toujours soutenus ; il nous a toujours appelés avant chaque match. Donc, c’est le capitaine. La finale, c’est la chance qui nous a manqué, sinon on a tout essayé». Baye Bah a aussi remercié le peuple malien qui est sorti massivement pour les accueillir, alors qu’ils étaient revenus sans la coupe.

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1 commentaire

  1. M. le journaleux ton titre est nul car il est en porta faut avec l’image 🙁 l’avion d’IBK) alors que c’est République du Mali qui est sur l’avion. Tu as vu dans quel pays un avion présidentiel transporté un citoyen ordinaire ou un militaire. STP si tu n’a rien à dire il faut dire que ta grand mère dort .

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