Organe unique de gestion des élections : Les partis politiques divisés sur la question

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Pour l’ex-majorité présidentielle « Ensemble pour le Mali » (EPM), il faut surseoir à ce projet de mise en place d’un organe unique de gestion des élections au regard du temps imparti pour la transition. Selon Zoumana N’Tji Doumbia, membre de l’EPM « il faut aller aux élections avec les structures existantes pour permettre au pays de sortir de l’époque de la transition ».
Le Premier vice-président du parti Yéléma, Boubacar Amadou Dicko, pense qu’un organe indépendant de gestion des élections sera capital pour la transparence des échéances. Selon lui, cet organe pourrait être un moyen d’éviter les contestations post-électorales. « La mise en place de l’organe unique de gestion des élections est faisable. Nous avons les compétences et tous ce qu’il faut pour le mettre en place » affirme le1er vice-président du parti Yèlèma. « Nous sommes aujourd’hui dans la transition parce qu’ils ont failli et parce que les élections ont été bâclées. Donc pour sortir de la transition par la bonne manière, nous devons organiser des élections transparentes par la mise en place de l’organe unique de gestion » poursuit à Boubacar Amadou Dicko. Les travaux qui ont prennent fin, hier, mercredi 30 juin, devraient aboutir à un consensus sur l’organe ou les organes chargés d’organiser ces élections.
Par ailleurs, la plate-forme ”Synergie 22” exige un chronogramme clair pour les élections à venir. Selon les responsables de l’organisation, le chronogramme produit par le gouvernement de Moctar Ouane est « irréaliste », au regard du temps imparti de la transition. Ils demandent aux autorités de la transition de se consacrer aux élections notamment la présidentielle et les législatives.

MINUSMA :
La mission prolongée
Le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé, le mardi jusqu’au 30 juin 2022, sa mission de Casques bleus déployée au Mali, en insistant sur un retour du pouvoir aux civils et la tenue d’élections générales le 27 février 2022. Une résolution en ce sens, rédigée par la France, a été adoptée à l’unanimité. Elle prévoit une mission de paix Minusma reconduite avec ses effectifs actuels, soit un maximum de 13.289 militaires et 1.920 policiers. Après avoir annoncé la fin de sa mission Barkhane au Sahel, la France avait espéré pouvoir rehausser les effectifs de la Minusma de quelques milliers de Casques bleus mais l’échéance de la fin de mission (30 juin) était trop rapprochée pour obtenir un feu vert d’ici là du Congrès américain à des dépenses supplémentaires de l’ONU au Mali. La résolution demande au secrétaire général de l’ONU un rapport au plus tard le 15 juillet, “au vu de l’insécurité croissante et des violences physiques exercées contre les civils dans le centre du Mali”, avec des recommandations sur un éventuel renforcement de la Minusma .Le texte demande par ailleurs au gouvernement de transition malien d’organiser en février “une présidentielle libre et équitable”, ainsi que dans cette perspective un référendum constitutionnel, des législatives et des scrutins régionaux et locaux. La résolution rappelle enfin que “le chef de la transition, le vice-président et le Premier ministre de la transition ne pourront en aucun cas être candidats à l’élection présidentielle à venir” .L’ambassadeur français à l’ONU, Nicolas de Rivière, a estimé que la résolution comportait “des messages forts quant à la transition politique malienne et la tenue des élections le 27 février 2022”. “L’organisation de cette élection est une priorité absolue”, a-t-il souligné.

EXAMENS DE FIN D’ANNEE :
Les autorités veulent « empêcher la fraude et la fuite des sujets »
Des examens propres et crédibles. Voilà l’objectif que se fixent les autorités de la transition, cette année, affirme Sidibé Dédéou Ousmane, ministre de l’éducation nationale. Selon elle, ceci reflétera les efforts réels des enseignants et des élèves durant une année scolaire. « J’avais dit en boutade, à mes collaborateurs qu’on va l’appeler deux F, fuite et fraude. Mais ce matin en lisant les documents, je me suis rendu compte qu’il y a en fait trois F, c’est-à-dire les faux sujets, les fuites et les fraudes au cours des examens donc c’est vraiment l’occasion pour que toute tendance confondue tous les partenaires de l’école, anciens, nouveaux, que nous nous mettions ensemble pour prévenir le phénomène des trois F», dit la ministre.
Pour le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le secteur de l’éducation doit être considéré dans sa globalité. A cet effet, Pr Amadou Kéita invite tous les acteurs à s’engager pour que l’école malienne puisse sortir de cette situation. Selon lui, « lorsqu’on a tous ses diplômes en ayant jamais fraudé, en ayant jamais demandé une faveur à qui que ce soit, je pense qu’on a le droit de se tenir debout fièrement devant tout le monde ».
Pour aider le département de l’éducation à combattre ce phénomène».

KAYES : 
Braquage d’une pharmacie par des bandits armés
Diongaga, dans le cercle de Yelimané, une pharmacie qui abrite aussi une agence de transfert d’argent a été attaquée, le mardi dernier, par 4 bandits armés. Selon le gérant de la pharmacie, une somme importante a été emportée par les brigands. Informée, la gendarmerie s’est rendue sur place pour faire le constat. Une enquête est ouverte pour retrouver les malfrats.

KORO: 
Un jeune du village d’Am enlevé par des hommes armés
Un jeune homme du village d’Am dans la Commune de Bondo, cercle de Koro est porté disparu depuis hier (29/06/2021) dans son champ. Selon des habitants, il serait enlevé par des hommes armés non identifiés. Pour le moment, l’on ignore les causes de l’enlèvement, indiquent les mêmes sources.

 

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