Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba : «Quand on a pris ma déclaration pour la traduire au Chérif de Nioro du Sahel, il a dit qu’il n’y voyait rien de mal»

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Aliou Diallo dévoile ses ambitions pour le Mali
Aliou Diallo lors de la signature de la Convention

Aliou Boubacar Diallo sort de son silence et se prononce sur plusieurs questions d’actualité. Dans une interview que l’homme d’affaires a accordée à la presse malienne, il a évoqué sa déclaration du 22 septembre 2018, ses relations avec le Chérif de Nioro du Sahel et le président de la Guinée Conakry, Pr. Alpha Condé.

  1. Diallo pense qu’il est devenu aujourd’hui un homme politique au Mali. Après l’élection présidentielle, les députations pointent à l’horizon. Son parti (ADP-Maliba) a un groupe parlementaire qu’il cherche à renforcer afin d’avoir une meilleure place à l’Assemblée nationale et, aussi, avoir son mot à dire sur les prochaines réformes administratives et politiques au Mali.

Parlant de sa déclaration lors de l’anniversaire de l’indépendance du Mali, Aliou Boubacar Diallo dit mener des actions qui vont dans le sens de la paix. Dans cette déclaration, il dit avoir souhaité ses meilleurs vœux à tous les Maliens. Pour lui, de l’indépendance à nos jours, le Mali a eu plusieurs avancées notoires comme la liberté d’expression, le multipartisme, et la décentralisation. Aussi, les hommes et les femmes peuvent voter à partir de 18 ans, les femmes peuvent être élues.

Dans son programme de campagne, Aliou Boubacar Diallo dit avoir proposé aux Maliens, le rétablissement de l’indépendance du Mali, parce que le pays n’est pas libre sur le plan politico-économique. Cette nouvelle indépendance politique et économique est nécessaire parce que les Maliens méritent de manger à leur faim, d’avoir l’électricité et l’eau en abondance, d’avoir accès à la santé et à une éducation de qualité. Tout le sens son combat, explique-t-il.

Aliou Boubacar Diallo reconnaît la légitimité du président IBK !

Pour l’homme d’affaires malien, Ibrahim Boubacar Keita est le président légitime du Mali pour les cinq prochaines années. D’autant que c’est lui qui a été déclaré élu président de la République par la Cour constitutionnelle, après l’élection présidentielle.

Il a rappelé son combat et celui de son parti au sein de la plateforme «Antè Abana» pour faire respecter la constitution du Mali. Après tout ce combat, estime Aliou Diallo, il n’est pas opportun de se mettre dans la rue contre cette même constitution. Il dit avoir voulu la révocation des juges de la Cour constitutionnelle. À défaut, pense-t-il, le respect de leur décision est une obligation pour tous les Maliens.

Selon M. Diallo, le pays est dans une situation qui interpelle tous les acteurs politiques et de la société civile en particulier, et tous les Maliens, en général. «Et c’est depuis les années 1991-1992 que la classe dirigeante a conduit le Mali dans ce chaos», diagnostique-t-il. Et les laisser encore reconduire le pays dans le désastre, est inacceptable aux yeux du président d’honneur de l’ADP-Maliba.

C’est pourquoi, il a demandé à ses grands-frères IBK et Soumaïla Cissé de s’asseoir pour se parler et se comprendre pour la paix au Mali. Son positionnement à l’opposition, affirme-t-il, ne vise pas à combattre quelqu’un, mais plutôt un système dans le but de rétablir la sécurité et la paix au Mali.

Aliou Boubacar Diallo déplore les interprétations extrapolatives de sa déclaration, dont certaines ont même supputé une rupture entre lui et le Chérif de Nioro du Sahel. Des allégations formellement démenties par l’homme d’affaires malien. «Quand on a pris ma déclaration pour la traduire au Chérif de Nioro du Sahel, il a dit qu’il n’y voyait rien de mal», a-t-il assuré.

Au sujet de ses relations avec le président de la République de Guinée Conakry, Pr. Alpha Condé, Aliou Boubacar Diallo est formel : «Je ne connais même pas le président Condé à plus forte raison lui demander quelque chose, et je ne possède pas un centimètre carré de terre en Guinée. Aussi, je n’ai jamais investi dans le pays de Sékou Touré.»

André Traoré

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1 commentaire

  1. Un escroc restera toujours un escroc. Tu as trahi l’opposition et tu n’a rien d’autre à dire. Si Soumaila CISSE avait boycotté le 2è tour, tu allais partir, car tu étais le pion du pouvoir. On te connait. Tais-toi escroc. Un traitre va toujours finir mal. Tu vois comment se dessine la fin d’IBK et de Boubeye ? Tu es averti. Escroc

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