Amadou Tieman Sangaré, président par intérim du nouveau pôle politique de la gauche : “Au lieu de doter le Mali d’une architecture de gestion de la crise, le gouvernement s’épuise dans des gesticulations stériles”

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Créé le 25 février 2017 afin de jouer pleinement son rôle dans l’avènement d’un Mali nouveau, le Nouveau Pôle Politique de la gauche républicaine et démocratique (NPP) compte tenir ses premières assises le 21 octobre prochain. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse organisée le samedi 7 octobre à la Maison des ainés.

es questions brûlantes de notre pays ont été abordées par les responsables du NPP. La conférence était principalement animée par le président du parti Upd, Amadou Tieman Sangaré, en présence des différents présidents des partis membres de NPP, dont Modibo Sidibé (Fare), Daba Diawara (Pids), Moussa Sissoko (Fuac), Modibo Sidibé (Prddm) et Dramane Gakou (Ps-Renouveau).

Dans son intervention, le conférencier a laissé entendre que le combat du Nouveau pôle politique de la gauche républicaine et démocratique est celui du Mali. À ce titre, ce combat doit se faire avec des partis politiques forts, solidement ancrés dans la société et ayant une vision clairement définie. Il a ensuite évoqué que face à la dégradation du climat sécuritaire du Mali, le NPP ne peut qu’agir.

Pour lui, le gouvernement doit rapidement résoudre l’insécurité que connaissent le nord et une très grande partie du sud de notre pays. “Le gouvernement plutôt que de doter le pays d’une architecture efficace de gestion de la crise sécuritaire s’épuise dans des gesticulations stériles”, a-t-il déploré. À ses dires, pour sauver le Mali de la désintégration, les partis politiques doivent jouer efficacement leur rôle. C’est d’ailleurs pourquoi les partis membres du NPP s’engagent à jouer leur partition.

Le président par intérim du NPP a saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à la plateforme Ante A Bana pour sa victoire contre la révision constitutionnelle ainsi que son engagement à créer les conditions pour la tenue d’élections transparentes et crédibles, la transparence des élections est sans doute un facteur d’accès à la paix. Aux dires de M. Sangaré, pour bien structurer le NPP, des assises, au cours desquelles l’assemblée générale, le directoire politique et le bureau exécutif seront mis en place, se tiendront le 21 octobre prochain. “À l’issue de ces assises, notre regroupement politique fonctionnera dans le respect de l’identité propre, de l’indépendance et de l’autonomie de pensée et d’action de ses différentes composantes, en vue de mieux concourir à la réalisation de ses objectifs politiques fixés dans la Charte”, a-t-il précisé.

En réponse à la question relative au rapport de l’Onu qui dénonce l’inertie totale dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le président du Pids, Daba Diawara, a affirmé que les partis politiques membres du NPP partagent parfaitement cette conclusion du rapport. “Nous sommes parfaitement d’accord avec le rapport des Nations Unies dans lequel il est dit qu’il n’y a pas d’avancée dans l’application de l’Accord de paix et de réconciliation”, a-t-il renchéri. La situation sécuritaire très précaire au nord et dans certaines zones du centre du pays atteste cette réalité. “Depuis la signature de l’accord par les gouvernants, nous avons exprimé nos inquiétudes par rapport à son application, mais nous n’avons pas été écoutés. Pour une sortie définitive de crise au Mali, il faut un vrai dialogue entre les enfants du Mali”, a-t-il proposé.         

             Boubacar PAÏTAO

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