AN II des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence : Les Fare se démarquent de l’Accord d’Alger

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Faut-il rappeler que le 3 Mars 2013, l’idée avait émergée pour la création des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence ? Pourquoi pas. Car, le 4 Avril 2013, ce parti obtient son récépissé. Deux ans plus tard, les Fare animent l’opposition qui a désormais comme chef de file Soumaila Cissé de l’Urd qui était présent à la fête en compagnie du président de l’Adema.

Pour la circonstance, les discussions ont porté sur le thème : «Le Mali face aux défis de la sécurité et de la gouvernance économique». L’ex ambassadeur en Mauritanie, Souleymane Koné, a planché sur la sécurité. Tandis que Boubacar Traoré, ancien ministre des Finances, a passé à la loupe la question économique.

Le président du parti, Modibo Sidibé, n’a pas été complaisant avec l’actuel pouvoir. C’est pourquoi, il estime que le document paraphé par le gouvernement recèle des risques majeurs pour l’unité et la stabilité du Mali. En clair, le parti Fare se démarquent de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

La crédibilité des autorités est «le plus gros» problème à cause des scandales qui ont miné la vie nationale ces derniers mois. D’où son inquiétude concernant les relations avec les Ptf. La corruption est la principale plaie de la gouvernance et une reforme de l’Etat s’impose, estime l’ancien Premier ministre d’ATT. A la veille des communales, il a appelé à une réforme définitive du fichier électoral qui «n’est pas du tout fiable».

La vision des Fare figure dans le projet «Mali cohésion 2030» autour duquel le parti battra campagne pour répandre sa vision de la vie du nation. C’est sur ce genre de propositions solides que «le Mali occupera le devant de la scène africaine. Comme ce fut le cas en 1963 ou 2002 à la création de l’Ua», a-t-il indiqué.

Modibo Sidibé insiste cependant sur le rôle de la jeunesse. Car, elle est «créative» en plus de s’affirmer. C’est pourquoi, il a clamé haut et fort que «le parti Fare est une force montante pour rétablir l’Etat et reconstruire la nation».

Vivement les communales pour voir si l’argumentaire de l’ex chef de gouvernement fera tâche d’huile auprès de la population.

Idrissa KÉÏTA

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