Burkina Faso : Blaise s’en est allé, et après ?

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Blaise Compaore
Blaise Compaore

Le 31 octobre dernier, alors que son départ n’était dans l’esprit d’aucun des membres de l’opposition, dont tout le combat était de faire échec au processus en cours pour modifier l’article 37 relatif à la limitation des mandats, Blaise Compaoré, qui était à son 27è année de pouvoir, fut brutalement emporté par trois jours de manifestations monstres organisées par les partis politiques de l’opposition en synergie avec les organisations membres de la société civile.

 

En quelques heures, tous les symboles de l’Etat : Assemblée Nationale, Télévision nationale sont assiégés par des manifestants en furie. Au même moment, le siège de la présidence était planifié. La situation était grave. Et assurément depuis qu’il était à la tête du pays des Hommes intègres, c’est assurément la première fois que le tombeur de Thomas Sankara, faisait face à une telle insurrection populaire. Pourtant, dans les ultimes moments de son pouvoir finissant (avec un pays qui brûle de partout et alors que les corps sans vie de certains de ses compatriotes tombés sous les balles assassines des militaires, jonchaient déjà le sol), Blaise a tenté de faire du «Baga Baga» (intimidation) en donnant l’impression qu’il restait, malgré tout, toujours maître du pays. Mais c’était sans compter avec la détermination et «le jusqu’au boutisme» affiché par la rue qui, la veille, lui avait averti sur ses intentions de remettre ça le lendemain. Mais, la nuit portant conseille.

 

Avant le lendemain, jeudi, le capitaine Compaoré fini par regarder la vérité en face. A la surprise de tout le monde et prenant les analystes les plus avisés en contre-pied, il annonce sa décision de quitter ses fonctions. Il se fait finalement nuitamment exfiltré par les autorités françaises et trouve une place à la villa des hôtes, à Yamoussokoro, en Cote d’Ivoire au pays de Alassane Dramane Ouattara, avec lequel il partage beaucoup de secrets de l’histoire politique de leurs deux peuples.

 

Une semaine jour pour jour après le départ de Blaise, le jeudi 30 octobre dernier, une question taraude aujourd’hui les esprits : Les tombeurs du président Compaoré réussiront-ils (sans casse) à s’entendre sur la manière de conduire la transition, jusqu’aux prochaines élections ?

La déclaration de l’UA donnant 15 jours au lieutenant colonel Zida pour rendre le pouvoir aux civils, et la mission de trois chefs d’Etat (Sénégal, Niger et Ghana) dépêchée mercredi à Ouagadougou, prouvent toute l’inquiétude qui anime les deux organisations régionales quant à l’incertitude qui guète l’après Compaoré. D’une part on a les militaires qui visiblement intéressés par les 12 mois de transition, et de l’autre il y a les caciques de l’opposition animés par la peur que cela ne soit encore une occasion de prolonger la bail des bidasses au pouvoir dans un pays très peu familier avec le pouvoir civil.

 

Papa Sow

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Ne pas juger Blaise serait encourager l’impunité
    Ne pas juger Blaise serait encourager les assassinats politiques sur le continent
    Ne pas juger Blaise serait une injustice avec deux poids deux mesures.
    Ne pas juger Blaise serait une honte pour tous les africains
    Ne pas juger Blaise serait un discrédit flagrant et formel pour le TPI
    Ne pas juger Blaise serait tout simplement inadmissible et inacceptable pour tous les dignes fils d’Afrique

  2. il nest meme pas interesser ce individu de blaise,il es nul et con, un vrai dictateur aux mains pleines de sang humain,les Burkinaé auraient du decendre beaucoup d annees plus tot, blaise est un os dans la gorge de dramane,un vrai cauchemard de le savoir en cote d ivoire, meme si sa tres vilaine femme est Ivoirienne,blaise na pas sa place en cote divoire;DEHORS blaise;DEHORS dictateur,LES IVOIRIENS TE DETESTENT SORS DE LA COTE D IVOIRE SALE TRAITRE.

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