Cérémonie de remise du projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : Un traité de gouvernance, pour un rêve collectif

23 Juil 2025 - 10:34
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Cérémonie de remise du projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : Un traité de gouvernance, pour un rêve collectif
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Cérémonie de remise du projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : Un traité de gouvernance, pour un rêve collectif

Le document sorti de plus d’une année et demie de réflexions citoyennes inclusives, a été remis hier au Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, par le président de la commission ad hoc, à l’occasion d’une cérémonie solennelle, en présence des représentants des forces vives de la Nation et des Maliens établis àl’extérieur. Cet événement exceptionnel a réuni au CICB tous les Corps constitués et du beau monde. La prochaine étape sera l’adoption du projet de Charte par le Conseil national de Transition (CNT), suivie de sa promulgation par le Président de la Transition

Un ballet à thème, aux couleurs de la paix et du vivre ensemble, par les étudiants du Conservatoire Arts et métiers Balla Fasséké Kouyaté, des chansons épiques entonnées par l’ensemble instrumental national, la salle des 1000 places du CICB a offert hier mardi un spectacle qui a contrasté avec des activités de la même mission dans les salles attenantes du CICB. Trois jours de restitution sur le même sujet, quelques heures de magnificence de la même cause, la commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale a voulu offrir une sortie en couleurs d’un long processus, de réflexions citoyennes, qui aura mobilisé le Mali tout entier pendant de longs mois.

Les journées  de restitution tenues les 20, 21 et 22 juillet ont permis aux participants venus de divers horizons de s'approprier le contenu en jetant un dernier coup d’œil afin de parfaire la Charte. Elles se sont achevées par une  cérémonie solennelle, au cours de laquelle le président de la Commission de rédaction du projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi Maïga, a remis le document finalisé au Président de la Transition.  

Ce projet de Charte met en relief, entre autres, des valeurs morales et des actions à entreprendre. Parmi celles-ci, la nécessité de promouvoir l'émergence d'une jeunesse consciente, engagée, compétente, citoyenne, responsable, patriote et capable d'assumer son destin, la restauration de l'autorité de l'Etat, le raffermissement de la confiance entre l'administration et les populations, le devoir de transparence, d’intégrité et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
 
Elle aborde également les questions de justice, de lutte contre l'impunité, la corruption et la délinquance économique et financière. Elle souligne la nécessité de consolider la liberté de la presse et de renforcer le rôle des médias dans la guerre informationnelle. En attendant sa soumission au vote du CNT et sa promulgation par le Général d'armée Assimi Goïta, le projet de Charte a été amendé, validé et adopté par les délégués.

Prenant la parole, le président de la Commission a indiqué que désormais, le destin du Mali se fera par les Maliens sans aucune ingérence extérieure. Ousmane Issoufi Maïga dira que cette remise est une étape cruciale, mais ne sera sans doute pas, la dernière de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. Selon l’ancien Premier ministre, l’approche inclusive et participative a permis d’appréhender la richesse de l’histoire et de la culture des Maliens et surtout leur attachement viscéral à leur nation et à leur origine.

Il a relevé que le processus de rédaction de ce projet a mis en évidence une ferme détermination commune, une convergence de visions, de principes, de compréhension des aspirations et des actions en perspective. Parlant du document, il soutient que c’est le témoignage d’une promesse populaire, un traité de gouvernance pour un Mali nouveau. Pour Ousmane Issoufi Maïga, les objectifs sont fondamentalement la restauration de la paix, le renforcement de la sécurité, le raffermissement de la cohésion sociale et la consolidation du vivre ensemble, à travers la réconciliation nationale. Ousmane Issoufi Maïga a remercié le Chef de l’Etat pour la confiance placée en lui et aux experts membres de la Commission de rédaction du projet de Charte.

UNE NATION RÉCONCILIÉE- Dans son adresse de clôture, le Président de la Transition a indiqué que cette remise est d'autant plus singulière qu'elle est porteuse d'un rêve collectif, celui de l'espoir d'une paix durable et de la cohésion sociale, en somme la réconciliation de notre chère patrie.  Pour le Général d’armée Assimi Goïta, elle constitue une étape décisive de notre quête collective d’un avenir meilleur. Cette Charte est le fruit d'un dialogue national inclusif et enraciné dans nos valeurs, a souligné le Chef de l’Etat, ajoutant qu’elle exprime la souveraineté retrouvée du Mali. «Après tant de soubresauts, d'incertitudes et de ressentiments à la suite ou à l'occasion de situations de crise ou de conflits, l'heure est venue d'écouter les voix longtemps tues et d'envisager l'avenir sous de meilleurs auspices», a-t-il souligné.

Le Président Goïta reste convaincu que le sacrifice consenti par les fils et filles du Mali pour cette paix est un acte précieux qui fonde notre volonté d'aller vers une nation réconciliée et résolument tournée vers le développement.  D’après lui, à ce tournant décisif de notre histoire, nous devons tous joindre nos efforts pour que le Mali continue de se développer et de durer. «Victime de manœuvres géopolitiques habilement orchestrées, notre État avait été affaibli à dessein et son intégrité territoriale sérieusement ébranlée par des velléités séparatistes sur fond de terrorisme suscité et activement soutenu par des sponsors étrangers», a fait remarquer le Président de la Transition. Fort heureusement, soutient-il, le discernement, la résilience et l'esprit des responsabilités du peuple malien ont permis de contrer ces tentatives et de préserver l'essentiel.

Pour le Chef de l’État, le peuple malien entend désormais s'illustrer dans la résolution de ces crises et conflits à travers des mécanismes endogènes. «Les Forces de défense et de sécurité, dans leur mission régalienne, ont contribué à stabiliser la situation et à ramener progressivement la quiétude dans de nombreuses localités du pays», a poursuivi le Chef suprême des Armées. D’après le Général d’armée Assimi Goïta, la Charte est un document d'une haute valeur républicaine qui restaurera la souveraineté du Mali sur ses initiatives de résolution de crises ou de conflits. C’est d'autant impérieux que le processus de dialogue entamé par notre pays sous l’égide d'acteurs extérieurs avait été hypothéqué pour servir d'autres intérêts, a-t-il dénoncé. Avant d’ajouter que le peuple malien n'avait d'autre choix que de s'approprier cet important mécanisme afin de mettre en place une architecture de paix juste et durable dans notre pays à l'abri de toute ingérence extérieure.

«L'approche participative ainsi imprimée au processus de dialogue a permis de rétablir les préoccupations des différents acteurs, mais également d'aborder des sujets d’intérêt global qui engagent la vie de l’État et de la nation», a apprécié le Général d’armée Assimi Goïta. D’après lui, nous devons, sans réserve ni blocage, contribuer à l'avènement de cette nouvelle lueur d’espoir, appelée à illuminer nos cœurs et nos esprits et à redonner au Mali sa splendeur sociale, faite d'humanisme, de solidarité et de paix.

Pour le Président Goïta, les épreuves que «nous avons traversées ensemble doivent désormais constituer le ciment de notre unité retrouvée». Et la «Charte doit également constituer une garantie de notre équilibre social et de nos politiques de développement». Ce faisant, elle est appelée à devenir le socle commun des politiques publiques, des stratégies de paix et de réconciliation et de l'action collective pour notre avenir. «La Charte guidera nos institutions, nos autorités traditionnelles, notre société civile et chaque citoyen dans la quête d'un Mali apaisé et unique», a conclu le Général d’armée Assimi Goïta.

Namory KOUYATE

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Commentaires (7)

User
Matt4
Matt4 1 an
La tarte (charte) est sortie vivement la constipation (constitution). Quel circle ce failed state, Mali.
TOM
TOM 1 an
La recette est connue : trouver un responsable extérieur de tous les maux dont souffrent les maliens, assimiler la volonté du peuple à son maître et ses plus fidèles serviteurs, et se payer de mots pour enrober le tout. Cela donne "«Victime de manœuvres géopolitiques habilement orchestrées..." + "représentants des forces vives de la Nation " + " le Président de la Transition a indiqué que cette remise est d'autant plus singulière qu'elle est porteuse d'un rêve collectif, celui de l'espoir d'une paix durable et de la cohésion sociale, en somme la réconciliation de notre chère patrie " = La Cour constitutionnelle du Mali a validé, le 5 juillet 2025, le décret n°2025 147/PT RM fixant les indemnités et avantages accordés aux membres du Conseil national de transition : Le nouveau décret, désormais validé, rehausse ces montants : chaque membre perçoit désormais 2 millions de francs CFA par mois, 500 000 francs de frais de session, et bénéficie d’avantages en nature estimés à près d’un million de francs CFA supplémentaires (véhicule de fonction, logement ou indemnité locative, carburant). Le coût global pour l’État malien est estimé à 4,3 milliards de francs CFA par an, pour les 121 membres du CNT. C'est ce qui s'appelle une relation gagnant-gagnant entre les relais du pouvoir et l'auto promu général des armées dont je rappelle qu'il perçoit un salaire brut de 6,15 millions de FCFA (selon la loi N°2012-11), composé d’un traitement de base (3,5 millions) et d’une indemnité forfaitaire (2,6 millions) auquel s'ajoute un fonds de souveraineté, une enveloppe discrète de 150 millions de FCFA par mois, utilisée par son excellence comme il l'entend.
MaliMali
MaliMali 1 an
Enfin, l’un de mes rêves est en train de devenir réalité. Je suis profondément ému par ce que j’ai vu hier. Il nous fallait un projet de cette envergure, porté par les populations elles-mêmes, dans lequel tout prétendant à la magistrature suprême devra impérativement puiser les fondements de sa gouvernance. Il est désormais crucial de trouver un mécanisme pour rendre cette charte contraignante. Je souhaite maintenant que le président Assimi Goïta et son équipe prennent le temps nécessaire pour initier, voire implanter de manière irréversible certains axes essentiels. Ce qui s’est passé hier au CICB, avec la rigueur et la pertinence des interventions, est porteur d’espoir. Cela témoigne d’un réveil collectif et d’une prise de conscience salutaire pour notre pays. Nous devons tout mettre en œuvre pour que le sacrifice de nos vaillants soldats et des populations victimes ne soit pas vain. Et il n’y a pas de plus bel hommage à leur rendre que de redresser cette nation, qui a tant apporté à l’humanité. Enfin, que soient maudits tous ces individus véreux qui ont bradé notre pays à vil prix, livrant notre dignité aux mains de voyous qui n’ont pas hésité à piétiner notre peuple.
Fanga
Fanga 1 an
"MaliMali", il faut être réaliste concernant cette Charte. C'est un document comme beaucoup d'autres documents, qui aura juridiquement la valeur d'une loi lorsqu'il passera au CNT. / Les terroristes au nord ne la reconnaîtront pas et continueront la guerre jusqu'à la défaite militaire ou l'épuisement s'ils sont lâchés par leurs sponsors étrangers. Le gouvernement au sud trouvera toujours le moyen de ne pas appliquer ses dispositions incommodantes, comme il le fait en ce moment avec des dispositions fondamentales de la Constitution elle-même relative à la mise en place des institutions. / Je n'ai personnellement aucun espoir et aucune attente du côté politique dans le cadre de ces grandes messes qu'organisent au CICB continuellement les régimes depuis IBK. / Mon optimisme au Mali est liée à la culture de paix, de tolérance et de respect mutuel que nous ont léguée nos ancêtres depuis des siècles et que nous cultivons nous-mêmes tous les jours dans nos familles, ainsi que le plaisir que nous avons véritablement à vivre ensemble dans l'harmonie entre Maliens des différentes communautés. / Au niveau du peuple, on n'a pas attendu Assimi Goïta et la dite Charte de la paix pour savoir au Mali qui on est et comment vivre entre nous. Le problème, c'est toujours au niveau de l'Etat du Mali corrompu et dysfonctionnel. C'est pourquoi je crois qu'il faut passer aux choses sérieuses et urgentes qui sont, parallèlement à la sécurité, la mise en place des institutions prévues par la nouvelle Constitution qui doivent fonctionner sur la base de l'Etat de droit. Ensuite, procurer au maximum de Maliens une formation de qualité et du travail.
cisse
cisse 1 an
Pitié Pitié , la constitution, les ANR, le DNI, la Charte de la transition etc--- n'étaient ils pas des documents élaborés par les maliens , la suite ? Mon Dieu avec ces apatrides nous sommes habituer à de tel cinéma, on fait quitter tous les gouverneurs à coup de millions pour venir assister une comédie, au juste depuis que ces violeurs de constitution sont arrivés au pouvoir toute action entreprise n'a jamais aboutit leur seule ambition c'est de rester au pouvoir cessez de nous endormir debout
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