Commissions électorales du District et des communes : Grogne pour la hausse des indemnités des membres

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Les membres des démembrements locaux de la CENI, notamment au sein du district de Bamako, n’ont qu’une petite indemnité de 20 000 F CFA au niveau communal et 40 000F CFA au niveau du district. Contre une dotation mensuelle de 500 000 F CFA plus des primes diverses pour leurs " grand-frères " de la CENI (national). Un écart trop important entre ces deux catégories de " superviseurs électoraux ".

De sources bien informées, chacun des 15 membres de la Commission électorale nationale indépendante se tape la coquette  indemnité mensuelle de 500 000 F CFA par mois sans compter les dotations en carburants, les nombreuses primes de missions qu’ils s’offrent pour, dit-on, bien superviser et contrôler le processus électoral.

    Seulement, les membres des commissions électorales des communes (CEC) et ceux de la commission électorale du district de Bamako (CED), des démembrements de cette CENI, tirent le diable par la queue respectivement avec une indemnité de 20  000 F CFA et 40 000 F CFA.

      D’où la nécessité de revoir à la hausse ces indemnités pour permettre aux contrôleurs électoraux à la base de bien faire leur travail. Surtout que les membres de la CED et des CEC sont des agents sur lesquels repose l’essentiel du travail de terrain, la supervision et le contrôle des opérations (avant et pendant le scrutin).

Lors du point de presse organisé hier lundi 31 octobre 2011 dans la salle de conférence du Gouvernorat du district, le président de la CED, Tamba Dagnoko, ses principaux collaborateurs, Idrissa Ganamé et Mme Estelle Kéita et les autres membres des six CEC de Bamako ont expliqué leur détermination à travailler dans de meilleures conditions pour des élections apaisées, libres et transparentes.

Pour le président de la CED, les démembrements de la CENI, installés officiellement le 25 octobre dernier, n’ont pas encore commencé leurs missions faute de moyen. " Nous n’avons même pas de siège, avant de parler de moyen. La plupart des membres des CEC ne sont même pas reçus dans leurs mairies respectives. Pendant ce temps, les opérations de révisions des listes électorales, les nouvelles inscriptions et les radiations prennent  fin ce 31 octobre… ", a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, plaidé pour que l’administration territoriale se soucie davantage du bon déroulement des opérations électorales en les considérant comme des acteurs non négligeables, les dotent des moyens conséquents pour leur permettre de bien remplir leur tâche.

Il a, toutefois, félicité tous les membres des CEC et de  la CED pour la confiance placée en eux pour superviser le déroulement de la révision des listes électorales et les opérations des élections générales et référendaire de 2012. " Nous prions Allah qu’il nous donne les moyens et la capacité pour réussir cette exaltante mission ", a-t-il déclaré.

Auparavant, les différents membres des CEC et de la CED ont été présentés. Chacun de ces démembrements de la CENI compte six membres dont un président, un trésorier et un rapporteur. Selon la loi électorale, parmi ces six membres, quatre sont issus des partis politiques et deux de la société civile. A noter que la société civile était essentiellement représentée par la CAFO et les confessions religieuses représentées par le Haut Conseil islamique du Mali.

 

                              Bruno D SEGBEDJI

 

 


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