Tourmente à la Caisse malienne de sécurité sociale : .Le frère de Moussa Sinko en taule, .La directrice dans l’œil du cyclone .Le comptable Djigui va-t-il fuir?

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Nous avons ébauché dans notre dernière parution, l’usage de ‘’faux en écriture’’ qui aurait consisté à soutirer plusieurs centaines de millions de Cfa dans les comptes de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). Après quelques jours de garde-à-vue au Pôle économique et financier, Mamadou Kolon Coulibaly le frère de Moussa Sinko (ancien ministre de l’intérieur) a été débarqué, la semaine dernière, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.

Selon une source proche de l’enquête qui a requis l’anonymat, les premiers éléments indiqueraient que c’est Mamadou K Coulibaly qui aurait endossé les chèques ayant permis durant trois ans à faire des retraits dans les différentes banques de la place où sont domiciliés les fonds de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). Le hic c’est que malgré l’insistance de ceux qui sont chargés d’instruire ce dossier, le jeune Coulibaly refuserait toujours de dire qui lui donnait les chèques et l’utilisation qu’il aurait faite des montants qui avoisineraient les 800 millions de nos francs.

Tout permet alors de croire qu’il ne veut parler pour simplement couvrir ses compères tapis dans l’ombre qui ont certainement promis de le faire libérer sous peu grâce à leurs réseaux de haut niveau. S’agit-il là de Mme Oumou Marie Dicko directrice générale de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) qui n’est pas censée ignorer cette sale affaire? Aucune hypothèse n’est à exclure.

C’est pourquoi notre source affirme qu’au stade actuel de l’enquête, M. N’Diaye l’agent qui pointait les chèques a déjà été entendu et il ne serait pas loin à franchir le seuil d’entrée de la prison. Mais la grosse énigme qui demeure concernerait le rôle joué par le comptable Djigui Kéita dans ces détournements du fonds public. Son apparente mise à l’écart constitue-t-elle une stratégie? Celle ou celui qui dirait le contraire étonnerait bien de nombreux gens. En effet, s’il persiste à dire que sa signature a été imitée, par contre, il ne peut en aucune manière nier son appartenance à ce réseau maffieux dont les tentacules se trouvent dans certaines banques.

Du coup, trois questions très simples auxquelles il faut des réponses claires viennent à l’esprit. Primo : le comptable Djigui Kéita est le seul en mesure de connaitre la situation des différents fonds de la structure même après un brutal réveil. Le relevé bancaire permet avec exactitude grâce à des références de connaitre les mouvements (dépôts, virements ou retraits) faits au niveau d’un compte. Secundo : pourquoi le comptable ne s’est-il pas donné la peine d’alerter à temps ses chefs d’une éventuelle imitation de sa signature qui a permis durant trois ans à soutirer des centaines de millions de Cfa? Et tertio, s’il n’est pas le cerveau, pourquoi a-t-il attendu jusqu’à ce que cette affaire nauséabonde éclate au grand jour pour le faire savoir?

Selon notre source, Djigui Kéita se prépare à prendre la clé des champs. Il aurait déjà noué des contacts avec son point de chute situé dans un pays voisin. Ce qui va encore compliquer la tâche des enquêteurs qui vont ainsi perdre une pièce importante du puzzle. Par ailleurs, on a appris qu’une belle femme aux allures d’une sacrée allumeuse (ex épouse d’un ancien…) aurait reçu une cinquantaine de millions de nos francs provenant de cette affaire. Est-ce des mains de Djigui ou de N’Diaye? Lui a-t-on attribué un marché jamais exécuté? Ça donne du fil à retordre.

La Directrice dans l’œil du cyclone

 

On doit poser aussi de nombreuses interrogations quant à une éventuelle complicité de Mme Oumou Marie Dicko directrice générale de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). Car, le poisson pourri par sa tête. Soyons sérieux ! N’est-elle pas au courant de ces malversations effectuées durant trois ans? Quelle histoire incroyable !

Le calme olympien dont elle manifeste dans ses actes quotidiens, dissimule mal des zones d’ombre qui méritent d’être éclaircies. En attendant, on affirme dans les coulisses qu’elle compterait beaucoup sur l’immixtion influente dans cette affaire d’un grand parti  au sein duquel elle occuperait un poste important.

En somme, force est de rappeler que décidément le ministère de développement social est devenu ces dernières années un terreau pour les délinquants financiers. À preuve, au temps de Sékou Diakité le département a focalisé l’attention à cause de l’acquisition d’un logiciel de gestion, la caisse des retraités aussi s’est tristement illustrée par un scandale paru dans un des rapports du Bureau de vérificateur général. Quant à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), il s’est singularisé par un incendie qui a ravagé ses archives dont l’origine (malgré les promesses) ne sera jamais connue.

A suivre !

Dougoufana Kéita

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3 COMMENTAIRES

  1. Nous voulons un peu de sérieux dans ce pays. Quelke honte que que des actes de ce genre se passent au Mali.

  2. De l’Horreur à Ségou !
    Aidez-nous S’il vous plait ! 🙄 🙄 🙄
    Depuis plus de 2 ans il existe une UNITE de recyclage d’huile moteur usagé implanté entre Pélégana et le quartier de sounicoura à Segou.
    Cette unité de recyclage déverse depuis plus 2 ans du gaz toxique sur la population (Entre 22H et 03H du matin). 😳 😳
    Par plusieurs fois les jeunes ont décidé de brûler l’unité en question et toutes ses tentatives ont été anéanties par la police armée de matraque et de gaz lacrymogène.
    Voici les explications qu’on a pu avoir des services d’assainissement de Ségou : 👿 👿
    – Après la plainte incessante de la population, nous avons envoyé une équipement d’investigation qui a révélé que les élèves de toutes les écoles « fondamentales » situées à 5Km à la ronde sont atteints de maladie pulmonaire (attestent les divers cahiers de visite).
    – Suite à cela, chaque fois qu’on ferme l’usine, un appel venant de Bamako nous somme de les laisser continuer.
    – L’appel de BKo nous révèle que l’operateur a misé des centaines de million pour ça et que c’est ‘une nouvelle venant le l’Inde.
    – Pour cela nous avons recommande de mettre les gaz toxiques dans des réservoirs les jours pour les laisser échapper les nuits (entre 22H et 03H du matin)………
    Maintenant aidez avec des idées pour que nous puissions sauver nos femmes et nos enfants car toutes les autorités de la ville de segou sont au courant des faits mais rien. 😯 😯
    NB : Tout le monde peut vérifier l’info aux près d’un segouvien qui habite dans le secteur (de la Radio FoKo et passant par l’Hôtel du 22 Septembre tout en longeant le rond-point BNDA jusqu’au Lycée Michel Alaire et de la Central électrique jusqu’au Village « BOUGOUNI) ; 8) 8) 8)

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