Magouille à la mairie de la commune III : Les salaires de décembre d’une centaine de gardiens disparus

0

Les gardiens contractuels servant dans les écoles et les mairies de la commune III, payés sur virement bancaire, attendent toujours leurs salaires du mois de décembre 2015. Comme explication donnée aux gardiens, la personne chargée du dossier serait parti pour la France. Par contre ceux qui sont payés sur billetage ont déjà été payés depuis le 25 du mois passé. Le maire Kader Sidibé, qui demeure invisible depuis le début du mois, n’est pas sans reproche dans cette affaire.

 

Tout a commencé au mois de décembre 2015 lorsque le payement des salaires des gardiens, servant dans les écoles et les mairies de la commune II, ont débuté. À la surprise générale, une partie des gardiens payés sur billetage ont perçu leurs salaires depuis le 25 décembre. Par contre, la majorité des gardiens payés sur virement bancaire n’ont pas reçu leurs sous. Après une longue attente, chacun est allé vérifier son compte dans la banque où il  se trouve. Chaque fois devant les guichets, le constat est le même, c’est-à-dire les salaires ne sont pas tombés.

Au total, plus de 100 gardiens sont concernés par cette affaire. Les plus courageux ont donc décidé d’aller s’informer à la mairie. L’explication donnée est que la personne chargée du dossier serait partir pour la France. Les représentants des gardiens ont demandé alors de rencontrer le maire Kader Sidibé. Mais malheureusement, leur demande est restée sans suite car le maire n’est plus visible dans son bureau.

Selon des indiscrétions, la somme destinée à payer ces gardiens serait purement et simplement utilisée à des fins personnelles. Le maire de la commune III est donc interpellé afin d’apporter des éclaircissements à cette affaire qui n’a que trop duré.

Ces gardiens qui vivent dans des conditions misérables méritent de percevoir leurs salaires à temps, car ils n’ont d’autres revenus que cette somme. En plus des gardiens, certains agents de la mairie centrale de la commune III seraient aussi concernés par ce problème.

Nous y reviendrons

 Drissa Tiéné

 

 

PARTAGER