Face au risque de fraude : Opposition et majorité ne rendez pas le Mali veuf !

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Réforme constitutionnelle au Mali : Les passes d’armes entre l’opposition et la majorité

Depuis la conférence de presse tenue par le Directeur de campagne  du porte étendard de l’URD Tiebilé Dramé, l’atmosphère est devenue très frelaté. La raison , le risque de fraude électoral  qui  a semé la psychose dans les états majors politiques.

En effet face à la presse le patron du parti du bélier blanc a indiqué avoir décelé 855 bureaux de vote  additionnels  et 1 241 574 électeurs fictifs. Pour lui le vrai fichier a été mis dans les catacombes. Or, selon les acteurs en charge de l’organisation du scrutin c’est le fichier qui a été audité par les experts nationaux et   les représentants de l’organisation internationale de la francophonie qui reste valable. Pour Dramé les cas de doublon, les bureaux de vote fictifs, le nombre de cartes d’électeurs qui dépasse le nombre d’électeurssont la preuve que le pouvoir s’apprête a organisé un scrutin frauduleux. TiebiléDramé, pour soutenir ses allégations a souligné que la version électronique mis en ligne ne correspond pas au fichier audité. Pour désamorcer la bombe,le premier Ministre est revenu à la charge pour dire que l’opposition, la communauté internationale, la majorité ont été associées pour que du début à la fin du scrutin tout se passe dans la plus grande transparence. En dépit des gages de bonne volonté du pouvoir certains restent sceptiques. Ce qui inquiète le citoyen lambda, c’est les déclarations belliqueuses  des  extrémistes des deux camps qui seraient   déjà à la manœuvre au cas ou. La crainte de certains citoyens,  les propos incendiaires des  militants des deux grosses pointures du scrutin à savoir le président sortant Ibrahim Boubacar Keita et son challenger l’honorable Soumaila Cisse chef de file de l’opposition.  Me Boubacar Karamoko Coulibaly membre influent de l’URD est monté au créneau pour indiquer qu’en cas de fraude électorale le parti a des militants qui savent manier les coupes coupes.  La peur a gagné les esprits lorsque le président du CDR collectif pour la défense de la république Rath Bath  a fait savoir qu’en cas de scrutin tronqué le sang risque de couler.  Comme pour jeter plus de discrédit sur l’opposition,des partisans de la majorité ont souligné que Soumaila aurait fait venir des mercenaires serbes déguisés en journaliste pour semer le trouble, s’il venait à perdre les élections. Pire un journal en ligne sénégalais sene actu a indiqué que des agitateurs congolais seraient déjà à Bamako pour semer le désordre si le  candidatSoumaila n’arrivait pas à  escalader la montagne qui débouche sur le palais de Koulouba. La classe politique, la société civile et la communauté internationale sont témoins de nombre d’exemples pour  prévenir un chaos au Mali. Les citoyens ont assisté  à la crise post électorale au Kenya en décembre 2007. Les acteurs des tueries n’ont jamais été inquiétés. Le président sortant MwaiKibakiest resté au pouvoir RailaOdinga est devenu premier Ministre. Les deux autres meneurs à savoir Uhuru Kenyatta et William Otto son colistier ont juste effectué une promenade de santé à la CPI. Le premier est président de la république du Kenya, le second et son vice président. Ce pays berceau de l’Afrique mérite mieux  qu’une crise électorale. Les leaders politiques ayez pitié de ce qui reste du Mali.

Badou S. Koba

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