inefficacite des autorites face au terrorisme : Le Parena et les Fare appellent à un sursaut national

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L’immobilisme des autorités de la transition face aux défis qui assaillent le Mali fait de plus en plus jaser. L’attente du peuple devient longue et même très longue.

A bout de patience pour la réalisation de l’espoir qu’avaient suscité les acteurs du coup d’Etat du 18 août 2020, les forces politiques et sociales commencent à hausser  le ton contre les autorités de la transition.

Après les inquiétudes exprimées par plusieurs formations et associations politiques dont la Codem et la Cmas de l’Imam Mahamoud Dicko, c’est le tour du Parena de Tiébilé Dramé et des Fare AnkaWuli de Modibo Sidibé.

Au cours d’une rencontre entre  une forte délégation des Fare, conduite par le Président Modibo Sidibé, reçue  au siège du ParenaparTiébilé Dramé, entouré des principaux dirigeants du parti du bélier blanc, mardi 17 août 2021, l’insécurité a dominé les échanges.Les inquiétudes des deux formations politiques sont relatives à la détérioration de la situation sécuritaire et le climat politique tendu, dû à la mauvaise volonté affichée par le Premier ministre d’organiser les élections aux dates indiquées par la Charte de la transition.

Dans le communiqué conjoint desdites formations politiques, le Parena et les Fare estiment que sur la sécurité, la quiétude n’est pas rendez-vous malgré la gestion des pouvoirs publics par les militaires.  Les deux partis expriment leurs vives préoccupations face à la dégradation de la situation sécuritaire, marquée par les récentes attaques dans le secteur de Ouatagouna, cercle d’Ansongo. Avant de condamner ces lâches et ignobles agressions sur de paisibles citoyens.

L’occasion a été saisie par eux pour déplorer« l’insuffisance » de la réponse des autorités militaires et civiles face aux activités des groupes djihadistes qui entravent les travaux champêtres en cette période de campagne agricole. Ce, en prenant en otages les habitants de plusieurs villages dans les régions de Mopti et de Ségou.

« Les deux parties estiment que la sécurisation des populations et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national est de la responsabilité première de l’Etat, et doit être assurée à tout prix », stipule ledit communiqué.

Sur la situation politique, la méfiance s’installe entre le gouvernement et ces partis politiques.

« En ce qui concerne les élections, le Fare et le Parena réitèrent leur attachement au respect des engagements souscrits par les autorités de la Transition face au peuple malien et à la communauté internationale, fixant la fin de la transition au 1er trimestre de 2022.Ils invitent le gouvernement à actualiser le calendrier électoral conformément à cette échéance et à le publier», précise le document.

Pour  les assisesnationales de la refondation (ANR) envisagées, les deux formations politiques ont affirmé que ce processus ne doit pas être lié au calendrier des élections devant mettre fin à la transition en cours. Lesassises nationales de la refondation (ANR) doivent être organisées non par les autorités, mais par un collège désigné par les forces politiques et sociales. C’est un processus ascendant qui nécessitera plusieurs mois, visant à refonder toutes les composantes de l’État et dans le consensus et l’inclusivité les plus larges possibles, poursuit le communiqué.

Au regard de ces insatisfactions susmentionnées, le Parena et les Fare ont  saisi l’occasion de leur rencontre pour, affirment-ils, « lancer un vibrant appel au sursautnational afin d’ouvrir une ère de renouveau démocratique au lendemain des prochaines élections générales ». Avant de conseiller les autorités issues des élections de fin de la Transition et celles qui suivront à créer les conditions d’une période d’union nationale et de profondes réformes pour stabiliser et reconstruire l’État du Mali dans toute sa plénitude.

Ainsi, s’engageront-ils à œuvrer à la mobilisation et à la rénovation de la classe politique aux fins de crédibiliser à nouveau l’action politique.

 Oumar KONATE

 

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2 COMMENTAIRES

  1. IL FAUT PAS LIER LA REFONDATION

    VOUS NE PENSEZ QU AUX ELECTIONS ET PAS A LA SECURITE ET LA REFONDATION DE L ETAT

    VOUS AFFIRMEZ CECI

    Pour les assises nationales de la refondation (ANR) envisagées, les deux formations politiques ont affirmé que ce processus ne doit pas être lié au calendrier des élections devant mettre fin à la transition en cours.

    SI LA REFONDATION NE DOIT PAS ETRE LIE AUX ELECTIONS LA QUESTION DE LA SECURITE DOIT L ETRE SINON PERSONNE N IRA VOTER AU CENTRE PAR PEUR DES TERRORISTE!!!!!!!!!!!!!!!!! VOUS SERIEZ CREDIBLES SI VOUS L AFFIRMIEZ !!!!!!!!!

    RAISON POUR LAQUELLE VOUS ETES MIS A L ECART

    En ce qui concerne les élections, le Fare et le Parena réitèrent leur attachement au respect des engagements souscrits par les autorités de la Transition face au peuple malien et à la communauté internationale, fixant la fin de la transition au 1er trimestre de 2022.Ils invitent le gouvernement à actualiser le calendrier électoral conformément à cette échéance et à le publier», précise le document.

  2. MOBILISER VOUS A L INTERNATIONAL POUR DEFENCRE LA CAUSE DU MALI ET PROPOSEZ DES SOLUTIONS CONCRETES BANDES DE BEAUX PARLEURES

    Il faut une continuité dans l’administration. Nous avions déployé 8000 hommes à l’intérieur. Nous avons essayé de les traquer dans leur retranchement. Tant que nous ne ferons pas comme l’Algérie, nous nous en sortirons difficilement. C’est-à-dire entreprendre parfois des offensives, même s’il n’y a pas d’attaques.

    LE PROBLEME C EST QUE ON EST EN SOUS EFFECTIF 16000 HOMMES POUR 1 240 000 KM2 SOIT 77 KM2 PAR SOLDAT

    C EST IMPOSSIBLE A MAIILLER SANS DEPLOYEMENT MASSF DE LA GENDARMERIE ET DE LA POLICE DANS LES VILLAGES RECULES EN LES EQUIPANTS DE DRONES

    Emblème des FAMa
    Fondation 1er octobre 1960
    Branches Armée de terre
    Armée de l’air du Mali
    Garde nationale du Mali
    Gendarmerie nationale malienne
    Main-d’œuvre
    Actifs 16 200 réguliers (22 mai 2017)
    Budgets
    Budget 277,9 milliards de FCFA soit environ 324 millions d’euros en 2019 1

    Actifs 16 200 réguliers (22 mai 2017)

    IL FAUT DOTER LA POLICE ET LA GENDARMERIE D HELICOS D ATTAQUES LEGERS CAR MOINS CHERS QUE LE MI 35 ET SUFFISANT POUR NEUTRALISER LES TERROS A MOTOS

    Le Salvador déploie désormais les deux tiers de sa flotte de MD 500E au Mali

    salvador1.jpg
    LE SALAVADOR A DEPLOYER DES MD 500 DEFENDER A TOMBOUCTOU

    SURTOUT ON A 7000 KM DE FRONTIERE DONC 1 HOMME PAR KILOMETRE CELA DONNE 7000 HOMMES POUR SURVEILLER

    Répondre

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