Insécurité dans la sous-région ouest-africaine : Les autorités maliennes invitent l’UEMOA à s'impliquer « fortement dans la lutte contre le terrorisme »

21 Août 2019 - 06:58
Mis à jour: 7 ans
8
Insécurité dans la sous-région ouest-africaine : Les autorités maliennes invitent l’UEMOA à s'impliquer « fortement dans la lutte contre le terrorisme »
Issiaka Sidibé diabolise la presse : Des députés désavouent le président de l’Assemblée nationale

Les autorités maliennes, à travers le président de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Issiaka Sidibé, ont demandé au Comité Interparlementaire de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CIP-UEMOA) de s'impliquer «fortement dans la lutte contre le terrorisme y compris le blanchissement de capitaux ainsi que le règlement pacifique des crises dans notre sous-région ». C’était à la faveur de la cérémonie d'ouverture solennelle de la 44ème session ordinaire du Comité Interparlementaire de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CIP-UEMOA) tenue à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, le lundi 19 août 2019.

Dire qu’il y’a l’insécurité dans la sous-région n’est qu’un secret de polichinelle, selon les parlementaires. Ces derniers s’inquiètent particulièrement du cas malien. Depuis 2012, le pays connait l'une des crises les plus graves de son histoire. Cette crise politico sécuritaire qui a commencé dans les régions nord du pays s'est progressivement déplacée dans les régions du centre, notamment Mopti et Ségou. La menace terroriste dans ces régions présente une situation de trouble de plus en plus généralisée que les parlementaires observent. «Les parlementaires de notre espace sont régulièrement impliqués, entre autres, dans la quête permanente des libertés individuelles et collectives, dans l'amélioration des conditions de vie des populations, dans la bonne gouvernante ainsi que dans la recherche de solutions à nos problèmes sécuritaires », a déclaré le président de l’Assemblée nationale du Mali. En outre, le président de l’assemblée nationale du Mali a apprécié la tenue des sessions délocalisées qui, selon lui, permettra certainement, à l'ensemble des pays membres de l’UEMOA, de s'approprier davantage le CIP et d'apprécier ses efforts en faveur de l’espace commun, en particulier les questions relatives au développement économique et social, aux échanges commerciaux, au processus démocratique, à la sécurité et à la paix. « Ne perdons jamais de vue qu'aucun processus d'intégration viable ne peut aboutir dans un climat d'insécurité et de conflits. A cet égard, les présentes assises m'offrent l'occasion de demander au CIP-UEMOA de s'impliquer fortement aussi dans la lutte contre le terrorisme y compris le blanchissement de capitaux ainsi que le règlement pacifique des crises dans notre sous-région », l’honorable, Issaka Sidibé. Excepté quelques pays seulement, l’Afrique de l’ouest est en proie à l’insécurité, à la recrudescence de la violence. Du Mali au Burkina Faso en passant par le Niger et la Côte d’Ivoire, on assiste à des attaques terroristes un peu partout. Le Benin qui était épargné jusqu’en 2019 a connu son lot d’insécurité au mois de mai dernier avec l’enlèvement de deux touristes français dans un Parc au Benin suivi de l’assassinat de leur guide. Fort heureusement que ces deux touristes ont pu être libérés plus tard par l’armée française. En attendant le prochain rapport trimestriel du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres sur la situation au Mali prévu pour le mois de septembre 2019, son dernier rapport en date du 31 mai 2019 faisait état de 245 atteintes à la sécurité, 333 civils tués, 175 blessés, 145 signalements d’enlèvements de civils au Mali en trois mois seulement. Malgré la présence des forces internationales sur l’espace sous régional comme la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali), la Force française Barkhane, la Force Conjointe du G5 Sahel, la mission de formation de l'Union européenne au Mali (EUTM Mali), l’insécurité ne faiblit pas au Mali encore moins dans la sous région. Aguibou Sogodogo

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (8)

User
Kassin 7 ans
Salut mon frère Nfp, Heureux de vous retrouver tous. Les pseudos intellos ou économistes africains qui sont contre le franc CFA et ferment les yeux sur la grande corruption et la gabegie financière et matérielle des régimes bannières du continent noir qui privent l’Afrique de toute chance de développement, se rendront vite compte que leur problème est loin d’être le franc CFA. Mais ce sera trop tard malheureusement mon frère. Salute.
Nfp
Nfp 7 ans
Bon retour parmi nous, frère Kassin !?? Et 1000 merci pour ta docte et limpide explication. Malheureusement, si suis quasiment certain que TOUT LE MONDE va la lire, je suis aussi hélas certain que parmi la foule de "détracteurs obsessionnels" du CFA, PERSONNE ne se laissera convaincre ! La raison est simple : Dans l'esprit de 80% de notre population (qui compte hélas plus de 77% d'illetrés...), FRANC CFA = "MAIN-MISE DE LA FRANCE SUR NOS ÉCONOMIES" et ...point-barre !??? C'est simple, clair, évident, et ça n'admet AUCUNE CONTESTATION sous peine de se faire traiter de "Negre toubab" etc. Or, tu n'ignores pas que le "sport national"? de nos populations de faible niveau culturel, c'est précisément d'accuser SYSTÉMATIQUEMENT la France de tout, quel que soit le sujet et le domaine... En dépit de ta magistrale explication pourtant aussi passionnante que limpide, (et en dépit de la TRÈS RÉELLE CATASTROPHE que constituerait l'instabilité monétaire pour nos pauvres économies !), nos nombreux "cerveaux pre-formatés anti-france " n'abandonneront JAMAIS une seule occasion " de vomir la France", et le franc CFA en est une! Si les économistes (comme toi, visiblement ) comprennent lucidement la réalité des choses, il n'en est pas de même hélas pour nos "intellectuels de grin"... Et malheureusement, si au Mali nous avons TRES PEU d'économistes, nous avons hélas en revanche UNE FOULE INFINIE "D'INTELLECTUELS DE GRIN" OU DE "POLITOLOGUES-CHAUFFEURS DE SOTRAMA"...?????????? Et je doute que ces derniers "aient envie" de comprendre ta brillante explication, dans la mesure où....... cette dernière n'incrimine pas la France !
yugubané
yugubané 7 ans
Merci KASSIN.
Kassin 7 ans
Frères Yugu Le revenu pour une entreprise publique ou privée qui paye ses impôts c’est l’excédent des produits sur les charges, c’est le bénéfice réalisé et disponible. On appelle souvent Bénéfice industriel et commercial, BIC, ou Bénéfices non Commercial, BNC, ou Bénéficie Agricole, ou Revenu Foncier, etc. Pour un particulier cela peut être son salaire, ces revenus fonciers, les dividendes reçus, etc. Pour un État il n’y a pas vraiment de notion de revenus car l’état n’a pas vocation à réaliser un bénéfice et à payer des impôts. Mais une recettes constitue l’ensemble des entrées d’argent dans une entreprise comme dans les caisses d’un état. Pour une entreprise, cela peut être des ventes encaissées, des remboursements de créances clients encaissés, des montants des nouvelles dettes encaissées, des recettes issues des ventes de leurs bien immobiliers. Mais ces recettes ne donnent aucune indication sur son revenu de l’année qui est son bénéfice (chiffre d’affaires diminué de toutes les charges que l’entreprise a supporté au cours d’une année). Pour un État les recettes constituent toutes les entrées d’argent effectuées (impôts, taxes, dons, prêts, ventes des biens de l’etat etc). Une recette d'exportation provient des ventes à l’étranger des biens du pays. Elle est généralement le fait des entreprises publiques ou privés et non de l’état qui est considéré comme une administration et toute l’autorité liée. Ces entreprises ne payent pas d’impôts sur ces recettes mais sur le revenu (bénéfice) qu’elles déclarent chaque année. Il peut y avoir des taxes mais elles sont minimes par rapport aux taxes sur les importations.
yugubané
yugubané 7 ans
Welcome back KASSIN. Heureux de te voir revenir sur Maliweb avec tes posts hautement pédagogiques. [ « La fiscalité est généralement assise sur les revenus ou les chiffres d'affaires et non sur des recettes. » ] Le bon sortant de l'école du DABANANI que je suis est un peu confus ici. Quelle est la différence entre revenus et recettes quand il s'agit d'un État et non un particulier ? Si tu as le temps, reviens sur ce passage et éclaires nous un peu car je suis sûr qu'on est nombreux ici à ne pas pouvoir tracer la ligne entre revenus, recettes et chiffres d'affaires. MERCI KASSIN.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (147)
  • Nfp (83)
  • Citoyen du monde (42)
  • kan (27)
  • Kankan (25)