Organe Unique de Gestion des Élections- Assises Nationales de la Refondation : Une partie de la classe politique boycotte les travaux préliminaires

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La table ronde sur la création de l’organe unique de gestion des élections et la validation de l’avant-projet des termes de références des assises nationales de la refondation a démarré le  vendredi 24 septembre 2021 au Centre International de Conférences de Bamako. 600 participants prennent part à cette rencontre de trois jours qui est boycottée par une frange importante de la classe politique malienne.

La table ronde  sur  la création de l’Organe Unique de Gestions des Élections  et la validation de l’avant-projet des TDR des Assises Nationales de la Refondations (ANR) a débuté  le vendredi dernier à Bamako. A l’entame des travaux, Ibrahima Ikassa Maïga, le ministre  de la Refondation  de l’État, chargé des Relations avec les Institutions a déclaré : « Face aux menaces existentielles de l’État et de la nation, il est indispensable de procéder, non pas à des séries disparates de réformes, comme cela a été le cas ces dernières années, mais à une refondation de l’Etat du Mali. Et qu’elle soit inspirée du patrimoine politico-institutionnel, des réalités socioculturelles et de nos valeurs partagées. » Selon Ibrahima Ikassa Maïga, cette table ronde devrait permettre de poser les balises de  « la maquette et l’architecture » du nouvel État du Mali. Et ceci, ajoute-t-il, dans une démarche de complémentarité et dans un souci à la fois de modernité et d’ancrage dans les réalités socioculturelles nationales. Pour le ministre de la refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, c’est « une opportunité de reparler du Mali. » «Les médecins du Mali avaient déjà prescrit des propositions de réponses aux maux du Mali sauf que cela n’a jamais été administré. Aujourd’hui, nous pourrons le faire, en appliquant ces propositions résolument pour bâtir les fondements d’un nouvel État. Toutes les décisions qui sortiront de ces assises seront exécutoires »,a déclaré Ibrahima Ikassa Maïga. Pour le  représentant du Premier Ministre,  Mamadou Kassogué, ministre de la Justice  et  des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, « il s’agira à travers cette Table ronde de faire une analyse approfondie des documents qui seront soumis à l’examen des participants en vue de formuler des propositions pertinentes pour la poursuite des efforts du Gouvernement dans la recherche de solutions idoines aux préoccupations nationales. »

Boycott d’une partie de la classe politique

Une frange de la classe politique malienne était absente lors de l’ouverture de ces travaux préliminaires. « Ces assises visent simplement à prolonger la transition. Nous pensons que le Dialogue National Inclusif (DNI) a fait un dialogue sans complaisance des problèmes du pays. Il suffit seulement de prendre les résolutions du DNI et de les mettre en application pour nous faire gagner du temps et économiser de l’argent », selon Sidi Touré, secrétaire à la communication du Parena qui précise que son parti n’a pas pris part aux travaux.

Le partis politiques et regroupements de partis politiques du cadre d’échange pour une transition réussie au Mali, regroupant une soixantaine de partis politiques, ont aussi décidé de ne pas prendre part tant à la « préparation qu’à l’organisation des  Assises Nationales de la Refondation, si malgré tout le gouvernement décidait de les maintenir dans les conditions annoncées par le Premier ministre lors de la présentation du Plan d’Actions du Gouvernement (PAG) devant le Conseil National de Transition (CNT) ». Cette coalition qui regroupe plusieurs partis politiques d’envergures du pays, le RPM, l’ADEMA, l’ASMA, la CODEM, le YELEMA, l’ARP, le RDS, la CDS, le PS Yelen Koura, APR, etc., rejette l’Organe Unique de Gestion des Élections (OUGE) préconisé par le Gouvernement en lieu et place de l’Organe Unique et Indépendant de Gestion des Élections (OUIGE). Par ailleurs, la Coalition de partis politiques déplore l’absence d’un « cadre formel de concertation entre les partis politiques et le Gouvernement autour de la conduite de la transition politique au Mali qui n’est ni inclusive ni participative ».

Madiassa Kaba Diakité

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