Le Président du MONEC lors de la rencontre avec l’opposition : « La situation actuelle du pays nous préoccupe tous »

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Quelques mois après le renouvellement de ses instances dirigeantes, le Mouvement National des Enseignants  pour le Changement (MONEC) va à la rencontre des acteurs politiques à travers  des  séries de rencontres prévues avec les forces vives de la Nation, notamment la classe politique dans son ensemble. Ce lundi, c’était le tour de l’opposition politique d’échanger l’association des enseignants au siège du parti sis à Badalabougou en Commune V du district de Bamako.

Le jeu en valait la chandelle, car  cette rencontre a permis aux deux acteurs à savoir les éducateurs  et les politiques d’échanger sur les  sujets intéressant la vie de la Nation.

Pour la circonstance ; M.  Siaka Hamidou Traoré, Président du MONEC et quelques membres du bureau, ont  été reçus  par M. Gouagnon Coulibaly, Vice Président et non moins chargé des organisations   de la Société Civile au Bureau Politique National de l’URD et d’autres membres du bureau national du parti de la poignée des mains.

Dans son exposé liminaire, le Président du MONEC a exprimé les préoccupations de son association par rapport aux sujets brulants de l’heure : accord de paix d’Alger, le vote par l’Assemblée Nationale de la nouvelle loi électorale, les communales de novembre 2016, la situation sécuritaire, la gouvernance pour ne citer que ceux-ci. Le MONEC qui n’entend pas rester en marge de la marche du pays a jugé nécessaire d’aller à la rencontre de la classe politique toute catégorie confondue pour être au parfum de l’actualité  du pays. C’est dans ce cadre que s’inscrit la présente rencontre, a indiqué le Président du MONEC.

En réponse à ses préoccupations, M. Gouagnon Coulibaly ne s’est pas fait prier  pour égrener les préoccupations actuelles de l’opposition pour  la bonne marche du pays.  Il a mis sur le tapis les tares du régime, qui selon l’opposition, sont dues au manque de concertations  du Président de la République avec les partis politiques de l’opposition. Ces tares sont constatées dans la signature d’accord de paix  d’Alger entre le gouvernement du mali et les mouvements armés du Nord, le vote par les députés de la majorité de la nouvelle loi électorale, la situation sécuritaire jugée  délétère, l’organisation des communales prévues le 20 novembre prochain, la mauvaise gouvernance etc.

Selon  Gouagnon Coulibaly, l’opposition  rejette  cet  accord de paix pour la simple raison qu’elle contient les germes de la partition du pays. « L’opposition l’a dénoncé en son temps mais n’a pas été entendu par le régime en place. Et aujourd’hui face aux   difficultés rencontrées dans  sa mise en œuvre, le pouvoir  semble donner raison à l’opposition. Pour nous, cette  mise en œuvre passe par la tenue de concertations nationales avec toutes  les forces vives de la Nation », a-t-il martelé.

A propos de la fameuse loi électorale, l’opposition crie au  forcing des députés de la majorité pour avoir voté cette loi qui écarte d’office de nombreux potentiels candidats   à la  présidentielle de 2018. En votant cette loi, le pouvoir entend former un autre citoyen malien.  Car, la caution de 35 millions de CFA et le parrainage de la candidature  par une quinzaine de députés demandés à chaque candidat à la Magistrature suprême  font de la présidentielle une affaire d’élite et les conséquences qui en découleront ne seront cachées de personne. Pour  dire  non à cette loi électorale, l’opposition   entend battre le pavé ce samedi à Bamako  pour obliger le gouvernement à revoir sa copie par rapport à cette loi.

Concernant  les communales du 20 novembre prochain, l’opposition exprime sa désapprobation totale.  Pour elle, l’insécurité grandissante qui sévit dans le pays empêche la tenue d’une bonne élection. Toutefois, elle met en demeure le gouvernement contre la  tenue d’élections communales partielles, qui consacrent  la partition du pays. Par ailleurs, elle n’entend pas faire la politique de la chaise vide et y participera si le gouvernement s’entête  à les tenir à cette date.

Sur les questions de gouvernance, l’opposition maintient mordicus que le pays va mal sous IBK et écarte toute idée d’entrée dans un quelconque gouvernement d’union nationale que voudra le Chef de l’Etat.

Cette rencontre d’échanges avec l’opposition aura  éclairé les lanternes des membres du MONEC sur la vie du pays. Au terme des échanges, le président a jugé  fructueux la présente rencontre avant de souhaiter sa    pérennisation entre les deux parties au grand plaisir de tous.  Pari gagné pour le MONEC.

Notons que le MONEC a été crée le 06 Mai 2013  à Bamako. Il est  une  association à caractère politique et social ayant pour  objectif  de soutenir tout parti politique soucieux du développement  de l’éducation  basé sur un programme de société ambitieux et consistant pour l’amélioration et le renforcement du système éducatif tout en mettant l’accent sur la formation des ressources humaines de qualité au service de l’éducation.

Par Hassane Kanambaye

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