Primaires ADEMA: 2 candidats, 6 saboteurs

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C’est désormais connu: huit postulants ont déposé leurs dossiers pour être le candidat de l’ADEMA-PASJ à la présidentielle d’avril prochain. Il s’agit  de Dioncounda Traoré, Sékou Diakité, Ibrahima N’Diaye, Marimanthia Diarra (tous de l’instance dirigeante du parti), Harouna Bouaré de la CIV, Tiéoulé Koné de Kita, Youssouf Kamaté de Sadiola et Ousmane Traoré de la CV.

En fait, parmi ces huit prétendants, il n’y en a que deux de vraiment sérieux: Dioncounda Traoré et Sékou Diakité. Le premier est un vrai militant. Il a toujours été au service du parti. Il ne l’a jamais quitté, malgré les multiples soubresauts. C’est bien lui qui a tiré le parti du trou après la démission d’IBK en 2000, en déclarant lors de la Conférence nationale «IBK est parti, l’ADEMA continue», sous un tonnerre d’applaudissements. Dioncounda était opposé au Congrès extraordinaire. Il a tout fait auprès de son prédécesseur pour qu’il reste se battre au sein de la Ruche. En vain. Car, comme l’avait clamé IBK: «L’ADEMA qui se profile à l’horizon ne correspond pas à mon sens de l’éthique et de la morale…».

Dioncounda Traoré, en sa qualité de 1er Vice – président,  avait ainsi hérité de la présidence du parti. Il a été confirmé au cours du Congrès extraordinaire et, depuis, il travaille à la gloire de l’ADEMA. Actuellement Président de l’Assemblée nationale, il n’a jamais abandonné son parti. Il est là, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente.

Le second est un militant engagé et discipliné. Depuis la création du parti, il n’a jamais été pris à défaut. Il a milité de façon constante, et surtout loyale, de la base au sommet. Il a été de tous les grands combats du parti. Il s’est imposé par la force de ses idées, de ses convictions. Il est l’un des rares partisans de Soumeylou Boubèye Maïga, en 2002,  dans le District de Bamako, à avoir accepté le choix du parti à la primaire, à savoir Soumaïla Cissé. Il l’a défendu parce que, tout simplement, Soumi portait le maillot rouge et blanc. Et, aujourd’hui également, il est l’un des rares candidats à avoir le soutien inconditionnel de sa base. Lui, aussi bien que sa section, ont déclaré que la division ne viendrait jamais de leur côté et qu’ils respecteraient le choix du parti. Qu’il tombe ou non sur Sékou Diakité.  On sait également que lui ne sabordera jamais le candidat du parti. Voilà pourquoi nous disons que ce sont les deux seules candidatures sérieuses.

Les saboteurs, à commencer par Iba N’Diaye et Marimanthia Diarra, sont étiquetés comme étant des «traitres». On se souvient qu’en 2002, ces deux personnalités avaient dénoncé le candidat officiel du PASJ, Soumaïla Cissé, pour soutenir le candidat indépendant ATT. Lors des législatives qui ont suivi, partout où il y avait des proches de Soumaïla Cissé en lice, ils ont été discrètement combattu par les mêmes, empêchant du coup Ruche d’avoir la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale. Iba et Marimanthia sont de ceux qui ont fait perdre le pouvoir au PASJ. Ils l’ont fait pour leurs intérêts personnels, oubliant ceux du peuple ADEMA. Aujourd’hui, sans gêne, ils veulent revenir vers ce même monde pour le tromper. En lui demandant sa confiance pour être son porte-étendard à la présidentielle prochaine. Que non! Qui a trahi une fois trahira toujours. Tout porte à croire que ces deux personnalités sont en mission pour distraire, voire diviser, la Ruche au profit d’un autre candidat. On susurre même qu’Iba N’Diaye veut s’allier avec IBK et que Marimanthia Diarra se prépare à rejoindre, tôt ou tard, le camp Modibo Sidibé. Ce sont donc des saboteurs.

Que dire de cet illustre inconnu, politiquement parlant, Harouna Bouaré, chef de Section investigation au Contrôle général des services publics ? Il est vraiment mal placé pour se montrer comme un militant, sinon un cadre, ADEMA. Ses responsabilités administratives devraient faire de lui un homme neutre. Sinon, il y aurait bien conflit d’intérêts, quand on sait que ce sont les cadres de la Ruche qui détiennent la plupart des postes juteux de la République. Bouaré devrait donc immédiatement démissionner de son poste s’il veut se présenter. Et tous les rapports qu’il a rédigés devront être revus, pour contrôler s’il n’y a pas eu de favoritisme. C’est un grand saboteur. Il n’est d’ailleurs même pas électeur dans cette élection et pourrait se retrouver avec zéro voix.

Conseiller technique à la présidence, Tiéoulé Koné est peu connu dans les rangs de l’ADEMA. Idem pour Issouf Kamaté, militant à Sadiola et Ousmane Traoré, Directeur général de la Caisse d’épargne et de crédit Kondo Jigima. Ce sont tous des saboteurs, eux aussi. Certains sont en mission et d’autres là pour se faire plaisir, se faire voir. Parce que, manifestement, ils sont loin d’être préparés à la haute fonction qu’est la magistrature suprême de l’Etat!
Chahana Takiou

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