Second tour du scrutin législatif du 19 avril 2020 : Timide affluence des électeurs devant les bureaux de vote

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Hier, dimanche 19 avril 2020, le second tour du scrutin législatif s’est tenu au Mali. Mais force est de constater que tout comme au premier tour, le taux de participation demeure faible à ce deuxième tour. Il suffisait de faire un tour dans les différents centres de vote à Kalaban coro (Koulikoro) et à Bamako pour remarquer cette faible affluence des électeurs devant les bureaux de vote. Cependant, tous les matériels électoraux étaient sur place y compris les mesures barrières contre la pandémie du Covid-19.

Hier, à midi, le bureau de vote N°36 du centre de vote du groupe scolaire Mamadou Kounta de Kalabancoro (Cercle de Kati, Région de Koulikoro) n’avait reçu qu’une dizaine d’électeur. « Tout se passe bien pour l’instant sauf que les gens viennent timidement. L’affluence n’est pas du tout au rendez-vous. De l’ouverture du bureau à 8h jusqu’à maintenant (12h), nous avons reçu seulement une dizaine d’électeur », a souligné le président du bureau de vote N°36 du centre de vote du groupe scolaire Mamadou Kounta de Kalabancoro, Chaka Koné. Selon le président de ce bureau de vote, cette faible affluence des électeurs serait due à la pandémie du coronavirus qui sévit actuellement au Mali. Il a invité les maliens à voter. Le constat est le même au centre de vote de Kalabancoro Adeken (Cercle de Kati, région de Koulikoro). Selon la coordinatrice générale de ce centre de vote de Kalabancoro Adeken, Mme Boré Adam Tall, toutes les dispositions ont été prises sur le plan sanitaire mais seulement, les gens viennent à compte-goutte. « Et le peu de gens qui viennent, arrivent avec leur problème. Il y en a qui refuse d’utiliser l’ancre indélébile, d’autres refusent d’utiliser le gel hydro alcoolique. Ils trouvent toujours de prétexte mais on fait de notre mieux pour assurer le vote », a déclaré Mme Boré Adam Tall. En outre, elle dira que les gens n’ont plus confiance aux hommes politiques. Avant d’inviter les autorités à sensibiliser les citoyens sur le vote si possible d’impliquer les chefs de village, les media avec des moyens à l’appui. Le président du bureau N°15 du centre de vote de Kalabancoro Adeken (Cercle de Kati, région de Koulikoro), Moussa Traoré a aussi évoqué que l’affluence des électeurs est timide dans son bureau de vote. « Il faut que la population accepte de voter. Les députés sont les représentants du peuple. A cet effet, il faut que les électeurs se reconnaissent aux députés », a-t-il dit. Un électeur de ce centre d’une trentaine d’année pense qu’il est bon de suivre les instructions données par les gouvernants. « En tant que bon citoyen, je suis venu accomplir mon devoir civique. En votant ainsi, je contribue d’une manière ou d’une autre au développement de ma commune », a-t-il dit. Le coordinateur du centre de vote de Bacodjicoroni (Commune V de Bamako), Boubacar Diakité a précisé que tout se passe bien dans son centre comparativement au 1er tour. « On a corrigé les imperfections, le dispositif de lavage des mains avec savon est triplé, le cache-nez est donné à tout le monde », a-t-il dit. Il reconnait que le taux de participation des électeurs est faible dans la matinée. Il faut attendre le soir, a-t-il ajouté, pour voir l’affluence. Il a invité le gouvernement à multiplier d’effort pour la bonne tenue du scrutin. C’est à ce seul prix, dit-il, que chacun aura la tête haute. Par ailleurs, il a invité l’Etat à impliquer les enseignants dans le processus électoral qui maîtrisent parfaitement. A ses dires, l’Etat doit chercher une solution pour l’application de l’article 39 que les enseignants réclament. Selon lui, la majorité des agents électoraux est enseignant. Or, dit-il, à cause de la brouille qui existe entre les enseignants et le gouvernement, beaucoup d’enseignant ont refusé de prendre part au processus de vote. « Je suis écœuré pour la non implication des enseignants au scrutin. Une élection sans les enseignants est incroyable. Au 1er tour, 8 présidents de bureaux n’avaient pas travaillés convenablement », a conclu Boubacar Diakité. Une exception cependant ! Au centre de vote du groupe scolaire d’Hamdallaye (Commune IV de Bamako) l’affluence y était. On apercevait un rang d’électeur aux environs de 10 heures. Selon certains observateurs, cette affluence serait due à la rivalité qui existe entre la liste Yelema dominée par l’ancien premier ministre Moussa Mara et la liste UDD-PSDA pilotée par Hamady Sangaré.

Aguibou Sogodogo

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