Transition : Les pistes de la Codem

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Lors d’une conférence de presse animée par la convergence pour le développement du Mali (CODEM), le président Husseini Amion Guido a expliqué que compte tenu de la crise que traverse notre pays, la transition qui s’annonce doit être la plus simple possible. Pour cela, la CODEM propose qu’elle s’attèle à deux missions principales : la sécurisation du territoire et l’organisation d’élections transparentes et crédibles.

Selon Husseini Amion Guido, président de la CODEM, la transition ne doit pas être surchargée. Aussi, la CODEM propose que la transition soit la plus courte possible (entre 9 et 12 mois au plus) car pour elle, la transition ne doit avoir que deux missions essentielles, à savoir le retour de la sécurité et l’organisation de l’élection présidentielle afin de doter le pays d’institutions légitimes, capables de faire face aux immenses défis auxquels le Mali reste confronté depuis une décennie.   Pour la CODEM, ces deux missions permettront de doter le pays d’institutions légitimes pour répondre aux défis à relever.

Pour le président de la CODEM, Husseini Amion Guindo : “Il faut arrêter de regarder dans le passé mais plutôt voir l’avenir. Vouloir installer une transition durablement peut donner lieu à des soubresauts à tous les niveaux, que ça soit au niveau de la classe politique, militaire et de la société civile. Pour éviter ces soubresauts et rester conforme à l’esprit qui a prévalu aux évènements du 18 Août 2020, que personne, que ce soit au niveau militaire, politique, ne donne l’impression d’un accaparement du pouvoir. Il faut que la mission du 18 août soit considérée comme une journée patriotique jusqu’au bout. Personne, que ce soit au niveau de l’armée, de la société civile ou autres associations, ne pense que c’est du « ôtes-toi pour que je m’y mette. », souligne le leader de la CODEM.

Pour lui, l’objectif de la transition est de rassembler les Maliens et éviter tout clivage : « Pour l’élection d’un nouveau président, on n’a pas besoin de grande réforme ni de revoir la constitution, surtout qu’elle n’est pas suspendue. On a besoin que les Maliens aient leur carte Nina, une liste électorale propre et être à mesure de participer au vote et à une large sécurisation du territoire national », a déclaré le président Guindo qui ajoute qu’il faut une transition simplifiée qui s’attèlera à créer les conditions idoines pour une bonne élection.

En outre, pour le président de la Codem la transition ne peut être le lieu de toutes les reformes : « Aujourd’hui, personne n’a le droit de faire des réformes car l’acte sera considéré comme illégitime du moment où le peuple n’a pas donné son accord. »  Il serait donc judicieux, selon M. Housseini Amion GUINDO, de procéder rapidement à des élections après une courte transition pour que le peuple se décide sur son avenir.

 Mémé Sanogo

 

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