QUIPROQUO au FDR : Bakary Pionnier désavoue le RPM et le PARENA

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               Que les choses se corsent pour les caciques du FDR qui, dans leur incursion haineuse pour la conquête de Koulouba, se donnent des coups de bottes à la quête, en quelques encablures des présidentielles d’avril prochain, conséquence de la folie verbale qu’ils viennent tous de contracter à la lisière de la fièvre électorale. Ce qui, loin d’être surprenant, est d’une évidence sans ambages. En effet, comment des partis et des hommes que tout sépare peuvent, dans leur phobie du pouvoir, subitement décider de faire route ensemble ?rn

                Une question pertinente qui trouve sa réponse dans cette déclaration de Soumeylou Boubèye Maïga, membre du FDR, candidat de “Convergence 2007” aux prochaines joutes présidentielles: “les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble”.

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                On ne peut plus clair ! Et dire qu’IBK n’a toujours pas assimilé la leçon, lui qui s’ est engagé dans une nouvelle aventure stérile au FDR, quand bien même qu’il fut chassé de l’ADEMA en 2000 et dont le principal  artisan n’était autre que Soumeylou B Maïga, l’homme avec qui le Mandé Mansa veut réaliser l’alternance avec d’autres marchands d’illusion en 2007.  IBK et compères veulent s’y essayer quand même, malgré leur différence, tant du point de vue personnalité que de celui d’idéologie. D’où des contradictions dans leurs propos de nature à les réduire en clown.

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                Le hic est que même les clowns, par souci de donner de la contenance à leur numéro, s’évertuent à donner de la cohérence dans leurs actions. Ce qui n’est pas le cas pour les responsables du FDR, qui passant le plus clair de leur temps à se contredire. C’est ainsi que le RPM et le PARENA viennent d’être désavoués par Bakary Koniba Traoré dit “Pionnier”,  ancien secrétaire politique et actuel vice-président du parti du président de l’Assemblée nationale. C’était dans la foulée des festivités de l’anniversaire du 26 mars.

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                En tout cas,les propos de l’homme  dans le le journal “Le 26 mars” N° 434 du vendredi 23 mars ne sont ni plus ni moins qu’un désaveu. . On le sait, depuis peu maintenant, le PARENA de Tiébilé Dramé et le RPM d’Ibrahim Boubacar Kéïta n’excluent pas, dans leur quête effrénée du pouvoir, l’hypothèse de rééditer le 26 mars 1991. On se souvient encore de la sortie muselée de Me Amidou Diabaté, secrétaire Général du PARENA, lors de l’investiture de Dramé  candidat aux élections présidentielles.

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                Dans une plaidoirie, il mettait en garde le camp présidentiel de s’employer pour que le 26 mars ne se répète. Que ne fut l’indignation des gens de bon esprit d’entendre de tels propos venant de cet illustre avocat. Une idée reprise  par le jeune et bouillant Moussa Balla Dialité, président de la jeunesse PARENA, qui a des dents  encore contre le régime pour avoir été débarqué  du Gouvernement (il occupait le poste du ministre de la jeunesse et des Sports).

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                Le RPM d’Ibrahim Boubacar Kéïta, par la voix de Moussa Timbiné, Président de la jeunesse des Tisserands , promet lui aussi de rééditer le 26 mars si jamais la victoire de son président, à l’image de 2002, venait à être volée. Les tisserands sont tellement sûrs de cela que leur mentor est déjà élu président avant même que les élections se tiennent. Le contraire serait de la fraude organisée par le pouvoir en place, quand bien qu’eux mêmes sont prêts à user des moyens illégaux pour introniser IBK à la cime de Koulouba. Rêvez donc  !

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                Mais, par rapport à la réédition du 26 mars, Bakary Pionnier est formel: “le Mali n’en a pas besoin, malgré les clivages politiques et sociaux”. Voilà ce qu’il en dit en substance dans les colonnes du confrère “le 26 mars” en date du 23 mars dernier.

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                “Il n’est pas souhaitable et ce n’est pas une fatalité que quelle que soit la profondeur des différentes crises que connaît le pays, qu’on renoue et qu’on répète le 26 mars. La responsabilité historique du peuple malien et celle des acteurs politiques nous imposent d’affûter les armes appropriées pour la lutte démocratique dans un contexte de République. Il s’agit d’en prendre conscience, de procéder et de réussir l’éveil des consciences pour être persuadés qu’il faut amener les électrices et les électeurs à comprendre qu’il est du devoir de chacune et de chacun de voter de façon libre et indépendante. Le peuple a la capacité de jugement, de discernement, <<chacun de nous est bien connu, même s’il est absent>>, dit l’adage  bamanan”. a averti le Pionnier national qui est d’accord que le choix doit rester au peuple.

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                 Face à la clarté de ces propos, on ne peut que concéder à Bakary Pionnier ce proverbe bamanan qui dit que chacun de nous est bien connu. Là on reconnaît clairement le vrai Bakary Pionnier, loin de celui qui a percé le mystère divin pour prophétiser la victoire d’IBK pour 2007. C’est aussi la preuve que les politiciens maliens savent dire la vérité s’ils le veulent. Alors, pourquoi le RPM, le PARENA et par ricochet, le FDR ne reconnaissent-ils pas leur impuissance à réaliser l’alternance, si tant est qu’ils la veulent pour le peuple malien, lequel, face au plébiscite qu’il vient de faire à ATT, semble déjà acquis à celui-ci?

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                Le président sortant n’attend que l’exercice démocratique qu’est l’élection pour le confirmer. Et en la matière, le peuple promet le “Takokelen” à l’homme du 26 mars 1991 au soir du 29 avril. S’ériger contre cette volonté populaire  serait s’opposer au “contexte de République” comme le dit Bakary Pionnier qui veut que la lutte démocratique s’inscrive dans ce sens.

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                Mais qu’on ne s’y trompe point, le peuple malien, comme le reconnaît implicitement d’ailleurs le ce vice-président du bureau politique national du RPM, a la capacité de jugement et de discernement pour préserver le Mali de quelle que velléité oppositionnelle que ce soit, s’inscrivant à contre sens des règles républicaines et saura mieux que quiconque contourner la voie de l’enfer que des pseudo opposants cherchent à tracer contre la République.

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                Ceux qui s’agitent aujourd’hui ne sont vraisemblablement ni plus, ni moins, que des frustrés du pouvoir, auquel ils restent d’ailleurs tributaires pour y avoir participé  et dont certains continuent d’y participer encore. Ils sont frustrés parce qu’ils ont été contrés dans leur dessein d’avoir le tout pour eux seuls. Et c’est de là qu’est parti le frémissement du consensus que ATT  était parvenu à instaurer pour soigner l’image de la classe politique malienne qui était complètement en lambeaux ces dernières années. Crier Haro sur le consensus, voilà le chou gras de nos marchands d’illusion pour se démarquer du pouvoir après l’y avoir tiré de nombreux avantages, croyant que ce volte-face les relèverait au rang d’opposants. Sont-ils vraiment des opposants ?

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                Le Pr Yoro Diakité a sa petite idée sur la question : “malgré le consensus, le renforcement de la démocratie au Mali commandait que ceux des partis qui désiraient aller aux élections présidentielles de 2007 se retirent à temps du gouvernement afin d’être crédibles et d’aller animer une opposition démocratique à l’Assemblée Nationale en développant un projet alternatif”. Voilà qui est bien dit par le seul responsable politique qui a bien voulu aller à l’opposition depuis 2002.

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                Alors question : IBK et ses compères sont-ils des opposants ? A cette question certains observateurs répondent par la négative. Selon eux, Ils n’en ont ni la crédibilité devant le peuple malien, ni le statut aux yeux de la charte des partis politiques. Qui sont-ils alors ? De simples aventuriers qui ne cessent de se déduire et qui finiront par se séparer car n’ayant pas la même conviction et la vision de la politique?

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                 Pour ceux d’entre eux qui souhaiteraient voir se produire un autre 26 mars au Mali, ils trouveront sur leur chemin des hommes et des femmes, même en leur sein, constitués en rempart contre de telles dérives.

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Adama S DIALLO

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