Situation des compressés du Mali : L’UNTM exige de l’Etat le paiement des 8 milliards de FCFA dus aux travailleurs

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Affaire des compressés de Huicoma

La situation de paiement des travailleurs compressés du Mali, plus particulièrement ceux de l’Huicoma fait polémique aujourd’hui entre le gouvernement du Mali et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Le gouvernement du Mali à travers le département du travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions dit avoir décaissé 2 milliards 100 millions de FCFA que l’Untm affirme n’avoir pas eu à gérer ce montant. Au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisé hier mercredi 10 janvier 2018 à la Bourse du travail, l’Untm précise que de manière générale, l’Etat doit 8 464 505 052 FCFA aux travailleurs de l’Huicoma. Les responsables de la centrale syndicale ont invité l’Etat à tenir ses engagements pour le paiement de ce montant aux travailleurs compressés.

Hier, dans la matinée, les responsables de l’Untm étaient face à la presse pour donner des éclaircissements sur la situation de paiement des travailleurs compressés du Mali dont ceux de l’Huicoma. Cette conférence de presse était animée par le secrétaire général de l’Untm, Yacouba Katilé, en présence des autres membres de la centrale syndicale dont Aguibou Bouaré, Abdourahamane Hinfa Touré, Seydou Diarra, des travailleurs compressés venus en nombre et d’autres personnalités.

Après avoir rappelé le protocole d’accord signé entre le gouvernement et l’Untm en 2014, le conférencier, Yacouba Katilé a fait savoir qu’à la date d’aujourd’hui, la situation de paiement des compressés du Mali ne bouge pas. Avant de déplorer le fait que le gouvernement rencontre seulement les membres de l’Huicoma de Koulikoro sans l’Untm qui mène le combat à Bamako et qui a d’ailleurs fourni à l’Etat toute la documentation sur cette affaire.

A cet effet, il a invité le gouvernement à faire une gestion globale de la situation et non se focaliser seulement sur le cas spécifique de l’Huicoma de Koulikoro. Car, selon lui, il y’a l’Azalaï à Tombouctou, les compressés de Koutiala, de Kita et de Bamako. Selon lui, l’Etat n’a pas respecté les résolutions de l’accord de 2010. « Dans cet accord, l’Etat s’engage à payer les arriérés de 194 travailleurs de l’Huicoma SA pour la période allant du 1er janvier au 31 mai 2010 pour le montant de salaire correspondant qui sera prélevé sur la provision de 2 milliards 100 millions de FCFA mise à la disposition par le gouvernement…L’Etat doit encore aux travailleurs et cela est claire. L’Etat n’a pas tout payé. Si l’Etat a tout payé qu’on nous apporte la preuve. A travers les éléments que nous avons, l’Etat doit aux travailleurs en termes de droit et d’indemnité. Nous demandons à l’Etat de tenir compte de ses engagements pour la gestion totale de la situation », a martelé le secrétaire général de l’UNTM. A la suite de Yacouba Katilé, Seydou Diarra, membre de l’Untm, a déploré le manque de documentation sur la situation des compressés au niveau du gouvernement censé garder les archives nationales de ce pays. «Tous les documents trouvés actuellement l’ont été grâce à la direction de l’UNTM. Dans le rapport que le gouvernement a fourni pour dire simplement que l’Etat ne doit dans le cas spécifique de l’Huicoma que 300 millions de FCFA. Le document envoyé par l’UNTM fait ressortir les 8 milliards que vous devez à Huicoma. En un mot, là où on est aujourd’hui, l’Etat doit de manière générale 8 464 505 052 FCFA aux travailleurs de l’Huicoma », a précisé le syndicaliste Seydou Diarra.

Répondant aux questions des journalistes, Seydou Diarra a signalé que les 2 milliards 100 millions de FCFA n’ont pas été gérés par l’UNTM. A l’en croire cette situation de décaissement de ce montant est un moyen d’orienter le débat pour permettre à l’Etat de souffler. Qu’est ce que l’UNTM va faire si l’Etat ne paye pas les 8 milliards de FCFA des compressés du Mali ? Le secrétaire général, Yacouba Katilé répond que l’opinion sera informée au temps opportun.

Aguibou Sogodogo

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3 COMMENTAIRES

  1. Fb tu es d,une malhonnetete maladive on te dis que depuis 2005 les travailleurs se battent pour leurs droits dont un premier de lot de syndicalistes enfermes et licencies par alou tomota.Apres les ttravailleurs ont observes de 2009 a 2010 un an un mois de sit-in a la bourse du travail sanctinne par l,octroi des 2,100 milliards par ATT comme acompte sur le montant total le tout dans un document appele accord.Tu penses etre plus malien que nous?Ibk nous l,avons vote depuis qu,il se presente aux elections et avons cotises pour transporter les electeurs a leur lieu de vote donc arrete tes aneries

  2. FB après avoir lu l’article ont ne peut plus légitimement parler comme tu lé fait. Dans l’intervention de Madame le Ministre elle a reconnu que l’Etat ne disposait de document d’archive. Ce qui corrobore la version de l’UNTM que c’est elle qui a fournit les informations au Ministre. Elle a utilisé une partie des archives pour faire croire que l’Etat ne doit plus rien aux travailleur de l’HUICOMA et met en avance la mauvaise gestion des sous que l’Etat a Payé aux représentants des travailleurs de l’Huicoma, ce qui est en définitive de la faute de l’Etat qui devait veiller à la bonne utilisation de l’argent qu’il a débloqué pour les travailleurs. Mais je n’oses pas croire à cent pour cent à la version de l’UNTM, car ceci démontre à quel point le Pays est géré avec un amateurisme et une légèreté sans nom ET LE MANQUE TOTAL DE SCRIPULE DU MINISTRE RAKI. Comme vous l’avez suggérer à l’entame de votre intervention il faut laisser la justice tranché une fois pour toute cette affaire. Pour que l’opinion soit édifié.

  3. Je crois qu’il faut envoyer cette affaire devant la justice pour savoir ce qu’il en est. C’est vraiment bizarre que depuis 2005 personne n’a revendiqué quoi que ce soit pour les travailleurs de l’HUICOMA et qu’aujourd’hui tout le monde s’active. En 2010 l’Etat malien a décaissé 2,1 milliards de fr cfa et aujourd’hui ces salopards de voleurs de syndicats nient ce fait. Il faut tous les convoquer devant le tribunal pour que la lumière soit faite sur cette affaire.

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