Développement de la Propriété intellectuelle : Le Mali et l’Ompi s’engagent à stimuler la création et l’innovation

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La création intellectuelle, industrielle et artistique bat son plein dans l’environnement économique mondial. Désormais, il faut innover, créer et produire de nouvelles idées pour être compétitif.

Aujourd’hui, l’innovation et la connaissance, le savoir-faire et la créativité, la science et la technologie forment l’épicentre du développement et la création de richesses. Ces vecteurs de croissance sont indispensables pour le développement économique, social et culturel du Mali. C’est pourquoi, la politique nationale de développement industriel accorde une place de choix à la propriété intellectuelle. Tout comme le document cadre de la politique culturelle nationale adopté en 2013 pour la propriété littéraire et artistique. Objectif : encourager la création de nouvelles unités industrielles, l’utilisation des meilleures idées, des technologies, des techniques et des méthodes. Mais, il y a lieu de s’appuyer dès à présent, pour de bon, sur les actifs de la propriété intellectuelle.

A preuve ! Suivant les statistiques de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) publies en 2012, la part des demandes de brevets des pays émergents (Inde, Russie, Brésil, Turquie, Malaisie, Mexique, Afrique du Sud) est passée de 4,9 % en 2006 à 11,6 % en 2011. Cette augmentation reflète la contribution de la propriété intellectuelle à l’économie de ces pays émergents. Dans cette optique, le Mali a ratifié cinq conventions internationales. Ce sont la Convention de Berne, la Convention de Paris, l’, l’Arrangement de La Haye et le Traité de Singapour. Ce n’est pas tout. Les autorités promeuvent la propriété intellectuelle en renforçant les capacités des cadres de l’administration de la propriété intellectuelle. Il s’y ajoute la sensibilisation et la formation des acteurs du système d’une part et d’autre part la dissémination de l’information scientifique et technique contenue dans les documents de brevets. C’est justement pour valoriser le potentiel de développement du Mali dans différentes filières où il dispose d’avantages comparatifs, y compris celles des industries culturelles.

Malgré  ses efforts, le Mali végète dans la torpeur dans le domaine de l’industrie, dont la part dans le Produit intérieur brut (Pib) était de 5 %  en 2013.  Aujourd’hui, les produits de base occupent 69 % de la valeur des exportations. Le faible taux de transformation des produits agricoles fait ainsi du Mali un importateur. Car, ses infrastructures de transformation et ses centres de recherche restent aussi insuffisants que le développement  ses chaînes de valeur dans les filières agricoles.

Dans le domaine du droit d’auteur, la contribution de la culture au Pib avoisinait 3 % en 2013 faute d’industries culturelles et l’acuité de la piraterie.

Enfin, bref ! Le fonctionnement du système de la propriété intellectuelle ne contribue pas pleinement à satisfaire les besoins du  développement économique du Mali. A qui la faute?

Les experts déplorent les insuffisances constatées au plan législatif et règlementaire, la faiblesse des ressources humaines et matérielles, le faible niveau de valorisation des inventions, des résultats de recherche, l’insuffisance des moyens de lutte contre la piraterie, la contrefaçon, la concurrence déloyale et la faible utilisation de la propriété intellectuelle par les secteurs productifs.

Pour inverser la tendance, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a choisi trois pays pilotes,  dont le Mali. D’ailleurs, un mémorandum a été signé entre l’Ompi et le Mali. Et, la Stratégie nationale de développement de la propriété intellectuelle repose sur ledit mémorandum. Elle entend accélérer la croissance économique via les actifs de la propriété intellectuelle pour apporter une contribution significative  à l’économie du pays.

Il faut noter que certaines actions prévues par la stratégie ont été mises en œuvre dès la validation du projet de document.

Cependant, il reste à renforcer le cadre juridique et institutionnel, les capacités humaines  et matérielles des structures en charge de gestion et de la promotion de la propriété intellectuelle, les capacités d’innovation et technique des structures de recherche et développement et, enfin, rendre opérationnel le Comité national de développement et de coordination  de la propriété intellectuelle. Tout comme le fonds compétitif pour le financement de la recherche scientifique et de l’innovation technologique.  En tout cas, s’y prête l’environnement juridique attrayant du Mali pour l’investissement privé avec son tissu industriel renforcé par la création de Pme-Pmi innovantes et ses produits agro-pastoraux et artisanaux plus compétitifs sur le marché international.

Sur ce, le Mali et l’Ompi s’engagent à stimuler la création et l’innovation technique et technologique par le renforcement de l’accès au savoir technique.

Synthèse

Mister NO

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1 commentaire

  1. 🙄 à quand le prochain salon des inventions et innovations ?

    ceci devrait être organisé tous les ans, pour stimuler les génies réacteurs… 😉

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