EID : Dernier recours, trois mosquées à la barre

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La 25e édition de l’Espace d’Interpellation démocratique (EID, communément appelée dernier (recours judiciaire) s’est tenue à Bamako la semaine dernière. Le Premier ministre et son gouvernement étaient interpellés sur 31 dossiers fonciers, non-exécution de grosse judiciaire, des actes du gouvernement non satisfaisants entre autres. Sur des questions foncières, 3 mosquées ont fait des victimes qui ont interpellé le gouvernement.

 

Il s’agit de trois affaires concernant chacune des mosquées. La première, c’est à Kalaban-Coura. L’hôtel ‘’Flamboyant’’ et une mosquée. Le promoteur de l’hôtel Nathaly Dembélé a interpellé le gouvernement malien sur cette affaire l’opposant au comité d’une mosquée non loin de son hôtel 2 étoiles. Aux dires de M. Nathaly, le comité de la mosquée ne cesse de s’insurger contre son hôtel qu’il juge trop proche de leur mosquée. L’affaire, dit-il l’a conduit jusqu’au président du Haut conseil islamique, à qui il aurait demandé d’acheter l’hôtel. L’hôtel aurait même été saccagé en 2002.

Ensuite, une autre affaire de mosquée, où Simon Kanté aurait été exproprié de son terrain malgré son titre foncier et octroyé à une commission pour en faire une mosquée. C’est à Sogoniko. Après toutes les voies sans issue, Simon et son épouse, qui aussi est victime d’expropriation pour la même mosquée se sont tournés vers l’IED. La troisième mosquée est une affaire foncière à Bougouni. La famille de feu Issa Diakité aurait vu leur terrain pris et offert à l’Agence des Musulmans d’Afrique. Mamadou Diakité, le fils ainé était face au jury pour revendiquer leur héritage.

Plusieurs autres interpellations ont été faites. Les ministères des Transports, celui de l’Education et aussi des Finances, ont tous été interpellés. Un jeune du nord a demandé au ministère de l’Education d’exiger le retour des enseignants dans certaines zones qui ne souffrent pas d’insécurité. La même chose a été soumise aux Finances pour le retour des services financiers dans certaines régions du Nord. Pour le transport, un chauffeur a demandé au gouvernement l’exigence du civisme obligatoire sur les routes. Pour lui, la plupart des accidents routiers sont dus à l’incivisme. C’est à l’Etat d’exiger le civisme, dit-il.

Après avoir écouté les 31 interpellations, certains ministres ont apporté des éclaircissements aux victimes. Souvent des défauts de procédures ou même des manques d’informations. Le Premier ministre a souligné son intérêt pour les différentes préoccupations. Il a promis qu’il y aura diligence dans les différentes affaires. « Je vous donne l’assurance que les recommandations des travaux de la 25ème édition de l’EID seront traitées avec diligence par le gouvernement et dans le meilleur délai », a promis le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga.

L’Espace d’Interpellation démocratique est une tribune malienne qui reçoit des plaintes d’interpellation sur le gouvernement (Primature et départements) sur une affaire opposant un particulier à l’Etat où toutes les voies de recours seraient épuisées. C’est une tribune publique et diffusée en direct sur la télévision nationale. La procédure est conduite par le médiateur de la République qui reçoit les dossiers et fait le suivi. L’interpellation est faite face à un jury de neuf membres. La présidence du jury de cette 25e édition était assurée par l’ancienne ministre Mme Bintou Founè Samaké.

 

Koureichy Cissé

 

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