FILLE ET MENDICITE : La méthode Kadi

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Pour Kadi, une jeune fille canon, inutile de faire un long discours pour hériter de quelques billets craquants. Avec ses yeux revolver, ses dents d’une blancheur immaculée et son look « in »… le tour est vite joué.rn

Elle s’appelle Kadi. Elle possède tous les canons de la beauté de la dernière génération et ne passe donc jamais inaperçue. Depuis un bon moment, cette jeune lycéenne a développé une méthode pour soutirer de l’argent, même aux adeptes de « l’Avare » de Molière.

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Ce système qu’elle a bien voulu nous expliquer consiste à aller voir de grands patrons à leurs bureaux pour simplement leur dire « bonjour ». Pas n’importe quel patron et pas n’importe comment. Car elle le fait toujours après avoir pris les renseignements sur « sa proie » (sa vie privée, ses amis, ses préférences et même ses plats préférés).

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Ensuite, Kadi cherche un rendez-vous qu’elle arrange le plus souvent avec la secrétaire. Le jour « j », témoigne-t-elle, « je me mets dans ma peau de femme, c’est-à-dire celle qui attire sur elle tous les regards, uniquement avec mon look. Tu sais, certains hommes n’aiment regarder que par derrière et ce n’est pas ce qui manque en moi ». « Donc, poursuit-elle, quand je rentre dans le bureau du patron, j’expose mon problème, du tout et de rien quoi quand c’est ma première fois de rencontrer la personne. Mais, lorsque je connais déjà la personne, je dis simplement que j’étais de passage et que c’était un bonjour. Et le plus souvent, ils comprennent le message ».

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En clair, le « bonjour » de Kadi n’a d’autres significations que « dalaguéribou » des mendiants. Si ces derniers ne récoltent souvent que des restes d’aliments ou des jetons rouges, Kadi, elle, ressort des bureaux climatisés ou des boutiques avec des billets craquants ou des tickets de carburants pour sa Jakarta, fruit elle aussi d’un simple bonjour ou bonsoir. « Ce n’est pas élégant de réclamer directement de l’argent à un homme. Il faut faire en sorte qu’il comprenne à travers ton regard, tes gestes, ta façon de parler ce que tu attends de lui. Pour moi, cela n’est pas de la mendicité mais une manière de femme, un don que Dieu a octroyé à la femme », se défend-elle.

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De bureaux en bureaux, la jeune fille affirme avoir déjà rencontré une vingtaine de patrons qui auraient presque tous mordus à l’appât. Une moto, une garde-robe assez bien garnie, une tirelire tout aussi fournie, la méthode a déjà apporté gros. Mais Kadi ne veut pas s’arrêter en si bon chemin, « l’argent facile ne se refuse pas », tel semble être son slogan.

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Dans son carnet d’adresse, des noms et des contacts de nombreuses « proies » potentielles qui ne tarderont, certainement pas, à recevoir son « simple bonjour ».

rnSidiki Y. Dembélé

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