Affaire opposant l’Office du Niger à Almoustapha Maïga : l’audience s’est déroulée sans aucun représentant de l’entreprise

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Le verdict de l’affaire opposant l’Office du Niger ayant pour conseil Maître Baber Gano à Almoustapha Maïga sera connu le jeudi 20 juin. Celui-ci avait attaqué la Décision N°278 PDG-ON du 4 Décembre 2018 du PDG de l’Office du Niger pour vice de forme. L’audience s’est tenue le mercredi 19 juin au Tribunal Administratif.

-Maliweb.net- Aucun représentant de l’Office du Niger n’était présent à l’audience. Ni ses services juridiques encore moins ses avocats conseils n’ont effectué  le déplacement au Tribunal Administratif. Seul le plaignant, Almoustapha Maïga, journaliste-communiquant à l’Office du Niger, s’était présenté à la barre. Devant les juges, il a plaidé pour l’annulation de la  Décision N°278 PDG-ON du 4 Décembre 2018 du PDGde l’Office du Niger pour vice de forme.

En plus de son caractère inique,  le plaignant estime qu’elle est mal libellée. En effet la décision (dont nous avons reçu copie) dans son intitulé parle de nomination. Toutefois, il se trouve que  certaines personnes dont Almouspha Maïga qui ont leurs noms sur la décision  n’ont pas constaté une quelconque nomination mais plutôt une mise à disposition.

Selon le langage administratif la mise à disposition est la situation du travailleur qui demeure dans son corps d’origine, est réputé occuper son emploi, continue à percevoir la rémunération correspondante ; en clair un détachement pour exercer une mission ailleurs, tout en conservant son statut et sa rémunération (….).

Ce qui n’est pas le cas d’Almoustapha Maïga, qui affirme percevoir que son salaire de base depuis le 4 décembre 2018, date de la signature de la décision.  « J’ai perdu 50% de mon salaire », précise-t-il. Aussi selon Almoustapha Maïga la radio pour laquelle, il a été mis à la disposition ne figure même pas dans l’organigramme de l’office.

« Cette décision est une aberration administrative », souligne-t-il. Avant d’ajouter qu’elle n’est en réalité que desreprésailles contre une dizaine de cadres, qui ont osé, créer un autre syndicat.

Il conteste en outre la constitution de Maître BaberGano, par ailleurs ministre de la République, qui a signé le mémoire en défense de l’Office du Niger. Elle viole, selon lui, la Constitution qui stipule en son article 58 « les fonctions de membres du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à l’échelle nationale ou locale, de tout emploi public ou de toute activité professionnelle et lucrative. (…) ».

Pour terminer, Almoustaha Maïga n’a pas manqué de pointer la responsabilité du  ministre de l’Intégration africaine, dont-il accuse d’avoir « vidé les caisses de l’Office du Niger ». « C’est lui qui est au-dessous de toute cette affaire », atteste Almoustapha Maïga.

A la fin de la plaidoirie du plaignant, le juge a renvoyé le verdict au jeudi 20 juin.

Abdrahamane Sissoko/ Maliweb.net

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