Conférence annuelle des magistrats : Les activités préparatoires lancées par le SAM

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En prélude à la tenue, à Bamako du 4 au 11 février 2023, de la 23édition de la Conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des Magistrats (IAJ-U I M), le Syndicat autonome de la Magistrature (SAM) a procédé, le mardi 8 novembre à son siège, au lancement officiel des activités préparatoires de ce grand rendez-vous mondial.

Présidant la cérémonie de lancement, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a fait une contribution financière personnelle de 1 000 000 de F CFA. Le ministre Mahamadou Kassogué a également rassuré de l’engagement de l’Etat pour la bonne tenue de la Conférence qui réunira environ 800 personnes.

Dans 3 mois à peu prèsles magistrats du monde convergeront vers le Mali pour la tenue de l’une des plus grandes activités de leur association. En vue d’une organisation réussie teintée d’une hospitalité mémorable, le Syndicat autonome de la Magistrature, hôte de la cérémonie, met déjà les bouclées doubles avec le lancement des travaux préparatoires.  Dans ce cadre, le SAM était face à la presse le mardi passé, pour dérouler le contenu du programme de cette 23édition de la Conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des Magistrats (IAJ-U I M), prévue du 4 au 11 février 2023 à Bamako.

Censée réunir 800 personnes sous la présidence du Chef de l’Etat également président du Conseil supérieur de la Magistrature, le Colonel Assimi Goïta, la Conférence sera focalisée sur un thème principal intitulé : « La protection des droits de l’homme en période de crise ». En outre, elle abordera environ 5 sous-thèmes en lien avec la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité transitionnelle, la cybercriminalité, etc.

A pied d’œuvre depuis 3 mois, la Commission préparatoire pilotée par Djibrila Maïga a estimé le budget organisationnel à 753 108 000 F CFA. Une charge conséquente qui sera entièrement supportée, à l’en croire, par la partie malienne à travers l’Etat, les cotisations des magistrats en plus de l’appui des partenaires privés du SAM. En tant que magistrat, le ministre Mahamadou Kassogué a remis, à titre personnel, un chèque de 1 000 000 de F CFA aux organisateurs avant de les assurer de la disponibilité et de l’engagement du gouvernement à relever le défi organisationnel « pour le rayonnement de la magistrature malienne et pour l’honneur de notre pays »« Les riches et pertinentes recommandations et suggestions, attendues des travaux, seront d’une très grande utilité pour notre pays, pour l’espace sahélien et sous-régional en proie au terrorisme, mais aussi pour l’Union international des Magistrats et le Groupe africain », a-t-il espéré.

Pour le président du SAM, c’est toute la République qui est engagée à travers la tenue de ce rendez-vous mondial à Bamako dont le SAM aura la lourde responsabilité d’organiser. A cet égard, il a pris l’engagement qu’aucun effort ne sera ménagé pour que l’évènement soit une réussite totale. En acceptant l’organisation d’un événement de telle envergure, le SAM, aux dires de son président Bourama Kariba Konaté, entend battre en brèche tous les préjugés négatifs dont est victime notre pays et « témoigner aux yeux du monde entier le retour définitif du Mali dans le concert des nations ».

Fondée en 1953 à Salzbourg (Autriche), l’Union internationale des Magistrats est une organisation apolitique et professionnelle. Elle comprend, aujourd’hui, 93 Associations (Syndicats) ou groupements représentatifs nationaux sur les 5 continents repartis entre 4 Groupes régionaux que sont : l’Association européenne des Magistrats, le Groupe régional africain, le Groupe ibéro-américain, le Groupe asiatique, Nord-américain et océanien.  N’acceptant qu’une seule association par pays, le Mali est membre de cette organisation depuis 1998, à travers le Syndicat autonome de la Magistrature.

Présidée par le juge du Portugal José Manuel Igreja Matos, le but de l’Union est la sauvegarde de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Elle bénéficie du statut consultatif auprès des Nations Unies.

A.Cissouma

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