Oumar Arboncana Maiga, S.G de l’AMS-UNEEM lors de la marche funèbre : « Comme toi, Abdoul, nous souffrons de n’avoir pas encore pu t’offrir une sépulture digne de toi… »

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Oumar Arboncana Maiga Secrétaire Général de l’A.M.S-UNEEM
Oumar Arboncana Maiga Secrétaire Général de l’A.M.S-UNEEM

Ils étaient nombreux au monument d’Abdoul Karim Camara dit Cabral (le Premier ministre Modibo Keita accompagné de certains membres du gouvernement, les anciens ministres et camardes du héros national, les étudiants et élèves du Mali pour  lui rendre hommage encore une fois pour son engagement, sa détermination à la cause commune. Après avoir battu le pavé d’une centaine de mettre pour rejoindre le monument, le Premier ministre, Modibo Keita à déposé les gerbes de fleurs au pied de la statue sous les rythmes des clairons. Le Secrétaire Général de l’AMS-UNEEM, Oumar Arboncana Maiga a tenu un discours émouvant. « Nous sommes encore une fois réunis pour célébrer un digne fils de la nation, profondément patriote et pétri des valeurs civilisationnelles de notre peuple, je veux citer le courage, l’allégation, le respect de l’aîné et de la parole  donnée », a-t-il déclaré. Selon lui, ce fils du Mali qu’ils célèbrent est aussi un étudiant modèle et respectueux envers ses maitres. Plus loin, s’adressant au martyr, il dira que cela fait 35 ans déjà qu’il leur a quitté et qu’il est certainement tourmenté comme eux tous (ses compagnons, amis, famille) de n’avoir pas encore obtenu tous les rites funéraires qui apaisent. «Comme toi, Abdoul, nous souffrons de n’avoir pas encore pu t’offrir une sépulture digne de toi, pour qu’enfin nous puissions faire notre deuil », a-t-il exprimé. Par ailleurs, il dira que la génération Cabral attend depuis 35 ans pour que les plus hautes autorités leur disent enfin, où est-ce que le corps de leur camarade a été enseveli, et qui serait peut être sans sépulture. En ce sens, il a sollicité le Président de la République afin d’apaiser leurs cœurs et esprits car ils sont entrain de rejoindre leur camarade sans pour autant lui apporter de réponse aux interrogations qui le tourmentent outre-tombe. En demandant, l’observation d’une minute de silence en la mémoire du leader estudiantin. Le chef du gouvernement, a fait savoir qu’en accomplissant ce geste, il vient de satisfaire à un devoir, un devoir de mémoire qui interpelle tous et qui invite tous de façon particulière à surmonter le passé mais tout en l’assumant, avec courage pour la construction d’un présent au travers du don et du pardon. Parlant du leader martyr, il a déclaré qu’il ne savait pas se battre avec les armes mais qu’il savait débattre, aussi s’opposer avec admiration voir même avec abnégation.

Ousmane Baba Dramé

 

 

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