Prise en charge des populations clés face à l’infection au VIH et SIDA : L’ARCAD-SIDA, sensibilise les hommes de média !

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Le lundi 13 mai, dans les locaux de sa direction, sis à N’Tomikorobougou, l’Association de Recherche de Communication et d’Accompagnement à Domicile des Personnes Vivant avec le VIH et SIDA (ARCAD-SIDA Mali),  a tenu  un atelier d’information et de sensibilisation à l’endroit des hommes de média sur l’importance de la prise en charge des groupes vulnérables ou populations clés par rapport à l’infection au  VIH-SIDA.  L’ouverture des travaux présidée par la responsable de la prise en charge médicale de l’ARCAD-SIDA, Dr Mamadou Cissé, a enregistré la présence du facilitateur, Dr Coulibaly Alou, du Coordinateur de la clinique de santé sexuelle d’ARCAD-SIDA, Sidibé Cheick Hamala et la chargée des médias ARCAD-SIDA, N’Deye Tillé Traoré.

Renforcer les capacités des hommes de média  sur la Prise en Charge de Populations Clés face à l’infection à VIH et sur la problématique des droits humains au Mali. Voilà en tout, l’objectif qu’était fixé ARCAD-SIDA.

En effet, durant plus de  3 heures les échanges entre participants et facilitateurs ont porté sur comment se protéger contre le VIH et SIDA et sur l’importance de la prise en charge des populations clés qui sont beaucoup exposées à cette maladie.

Dans son intervention, le coordinateur de la clinique de santé sexuelle d’ARCAD-SIDA, a tenu à préciser que les  populations clés ou groupes vulnérables au VIH-SIDA, ne sont autres,  que celles qui sont fortement touchées par l’impact épidémiologique du VIH.  Ce sont aussi, dit-il,  les populations,  qui ont également un accès moindre aux services de santé et qui sont criminalisées ou marginalisées.

Selon lui, dans ses lignes directrices l’OMS, met l’accent sur 5  types de populations clés. « Les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les usagers de drogues injectables, les personnes en prison et dans d’autres milieux fermés, les travailleurs du sexe et les personnes transgenres » a-t-il déclaré.

Selon le coordinateur Sidibé, il existe au Mali conformément à ces lignes de l’OMS, trois cas au Mali. Il s’agit, indique-t-il, des  hommes faisant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS) et les utilisateurs de drogues injectables (UDI).

A ses dires, les statistiques  d’ISBS en 2009, font  état de 24,2% pour  les travailleurs de sexe et  celles de l’étude Teriya en 2015, affichent au compteur 13,7% cas d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes.

«  Le rapport 2015 de l’ARCAD SIDA 2015, fait état de 2 à 4%, respectivement pour usagers de drogues et les usagers de drogues injectables » a-t-il déclaré, tout en soulignant que des analyses ont  permis de comprendre que les séroprévalences sont  à 20 fois plus élevées chez les populations clés que dans la population générale.

Après avoir expliqué que ces groupes vulnérables constituent le moteur de la chaine de transmission du virus et la clef pour une riposte efficace contre l’épidémie, Dr Coulibaly dira que les 1000 premières nouvelles infections dans le monde se font chez ces populations clés et que  les HSH et les TS sont particulièrement les plus exposés à l’infection du VIH et SIDA.

Plus loin le médecin de la clinique santé de l’ARCAD-SIDA, a souligné qu’il revient à tous les acteurs de la lutte contre la pathologie de s’engager auprès des groupes vulnérables y compris les HSH par des actions ciblées en leur direction  permettant de fournir des services adaptés aux besoins.

Selon lui, les actions des acteurs doivent aussi être concentrées sur la documentation et la recherche afin de mieux orienter les plaidoyers pour la recherche des fonds,  l’élaboration et la mise en œuvre de politiques nationales et pour modeler la conception des interventions programmatiques.

                                                                                      Par Mariam SISSOKO

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