Renforcement des pouvoirs et valorisation du statut des légitimités traditionnelles et coutumières

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Comme à l’accoutumée, le Président de la Transitiona tenu sa promesse à travers la remise d’insignes, de certificats et de drapeaux aux chefs de quartier, de village et de fraction

Le vendredi, 12 novembre 2021, au cours d’une rencontre, première du genre, avec les légitimités traditionnelles et coutumières venues des 19 régions administratives du Mali, le Président Goïta avait pris l’engagement en ces termes : « Dans un avenir très proche, en plus d’un macaron, (je vous remettrai) un drapeau que chacun de vous fera flotter  en un endroit visible de vos maisons, de préférence à la porte d’entrée ou au milieu de la cour ».L’information avait été accueillie par un tonnerre d’applaudissements. Et voilà qu’en ce lundi 18 juillet 2022, au cours  d’une cérémonie symbolique, le chef de l’Etat a lancé la remise d’insignes, drapeaux et certificats de reconnaissance promis à une soixantaine de chefs de quartiers du district  de Bamako. C’était au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).

La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement, des diplomates accrédités auprès de la République du Mali, ainsi que des amis et partenaires du pays.

Au total, le Président GOÏTA a remis des insignes, des certificats ainsi que des drapeaux à 60 chefs de quartiers du district de Bamako, au cours de cette cérémonie de lancement.

Dans son adresse, Colonel Assimi Goïta a expliqué que cette cérémonie, dont l’un des objectifs est la valorisation de nos légitimités traditionnelles et culturelles, entre dans le cadre de la refondation de notre État. Selon ses précisions, cette valorisation a commencé par la consécration du 11 novembre, comme Journée nationale dédiée à nos légitimités traditionnelles et culturelles. Le Président de la Transition a rappelé le rôle de régulateur que jouent les légitimités traditionnelles et coutumières dans notre société. Il a souligné que ces hommes sont les garants de la cohésion sociale, de la stabilité, du vivre ensemble, mais aussi de la prévention et de la gestion des conflits dans les différentes localités. Et d’ajouter que « La remise symbolique des insignes, drapeaux et certificats témoigne à suffisance le début de la valorisation de ces autorités ». Le chef de l’État a rassuré que cette dotation va se poursuivre dans toutes les régions sous la houlette des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-préfets.

Avant de finir, le Président GOÏTA a exhorté les Chefs de quartier, de village et de fraction à plus d’engagements. Il les a invité également non seulement à soutenir les efforts du Gouvernement dans le cadre de la refondation de l’État, mais aussi et surtout au retour de l’État dans les différentes localités. Bamoussa TOURÉ, Coordinateur des chefs desquartiers du district, a saisi l’occasion, au nom de l’ensemble des chefs de fraction, de village et de quartier, pour remercier le chef de l’État pour cette considération à leur égard. Il estimeque le 11 novembre 2021 et le 18 juillet 2022 sont des dates qui traduisent désormais « la renaissance des autorités et légitimités traditionnelles du Mali ». Des dates à inscrire dans les annales de l’histoire de notre pays, a-t-il indiqué.Excellente suggestion d’autant que l’évènement marque en fait la citoyenne active au sens large. Pour sa part, Abdoulaye MAÏGA, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, a rappelé que « Les symboles tendant à valoriser les chefs de village, de fraction et de quartier dans l’exercice de leur fonction sont conformes aux dispositions statutaires applicables à ces autorités locales. »

Une première dans l’histoire du Mali

« Du jamais vu dans notre pays !» ont qualifié à l’unanimité les légitimités coutumières et traditionnelles lors de leur rencontre avec le Président de la transition car, selon leurs précisions, c’était la toute première fois qu’un Président réunissait les représentants des terroirs ainsi que les notabilités sous un même toit. Et Bajan Ag Hamatou, de la délégation de Ménaka, d’ajouter : « Les Chefs traditionnels ont toujours été écartés de la gestion du pouvoir, notamment dans le processus de prise de décisions». Une erreur qui, selon lui, est en train d’être corrigée progressivement par le Président de la Transition, depuis son investiture. C’était le vendredi 12 novembre au Palais de Koulouba, en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de la Transition, de l’Archevêque de Bamako ainsi que du Président du Haut conseil islamique. Selon le service de communication de la présidence de la transition, toutes les 19 régions du Mali, en plus du district de Bamako, ont répondu à l’invitation du Chef de l’État. Certains représentants des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali ont, au cours de cette rencontre, réclamé sans réserve, une rallonge de la Transition jusqu’à l’apaisement du climat social, politique et sécuritaire dans notre pays. Quant à El Hadji Djibril Diarra, patriarche des familles fondatrices de Koulikoro,  « la prolongation de la Transition est une logique qui s’impose de facto aux Maliens au regard du contexte socio-politique, sécuritaire et humanitaire difficile que vit le pays». Aussi, a-t-il exhorté les autorités de la Transition à persévérer dans la lutte implacable contre la corruption, la délinquance financière et l’impunité. Un soutien de taille qui n’a pas manqué d’en provoquer bien d’autres. Les hôtes ont lancé un appel pressant aux Maliens à s’unir pour la réussite de la Transition, quelle qu’en soit la durée. Zantigui Diakité, Chef de la délégation de Bougouni a estimé que les Maliens doivent «prendre le temps de balayer d’abord la maison commune avant de songer à des élections». Pour sa part, Oumar Cheick Ouattara, chef de la délégation de Koutiala, salue les différentes initiatives du Président Goïta depuis sa venue aux affaires. Satisfait de ces bons témoignages, le Chef de l’État a salué la présence massive des légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses aux côtés des autorités de la Transition. « Votre engagement au quotidien est une chance énorme pour l’équilibre social qui est un facteur déterminant au sein de toute collectivité », a déclaré le Président de la Transition, colonel Assimi Goïta, a eu belle inspiration d’inviter ses hôtes  de marque à poursuivre leur dynamique de soutien à « l’État en général et à la Transition en particulier ». 

« C’est le peuple qui doit dire quand la Transition doit finir et non les partis politiques… »

Rappelons qu’à la veille de la rencontre avec le président de la transition, les leaders traditionnels et coutumiers avaient été reçus par le premier ministre. C’était le jeudi 11 novembre 2021 au Centre International de conférences de Bamako (CICB). « Le MALI KURA a commencé aujourd’hui », avaitmartelé un des intervenants venu de Koutiala. Oumar Cheick Ouattara, au nom de la région de Koutiala, la capitale de l’or blanc, avait exprimé son souhait d’être associé aux rencontres avec la CEDEAO. « C’est le peuple qui doit dire quand la Transition doit finir et non les partis politiques… », avait-t-il déclaré. Cette déclaration d’un représentant des populations de l’intérieur du pays a révélé toute la satisfaction des légitimitéstraditionnelles et coutumières à être invitées et reçues par le premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maiga. C’était dans la cadre d’une série de rencontre avec les différentes couches socio-professionnelles initiée par le chef du gouvernement et des préparatifs des assises nationales de la refondation qu’avait eu lieu cette rencontre. Venus du District de Bamako et des 19 régions de notre pays, selon la cellule de communication de la primature, ces leaders traditionnels et religieux ont notifié leur soutien aux autorités de la transition et ont appelé les Maliens au sursaut national. Ils avaient, en outre appelé les Maliens à participer activement aux assises nationales de la Refondation. Une grande première dans l’histoire récente de notre pays. Tous ont reconnu et magnifié cette démarche des autorités de la Transition.  Prenant la parole, le représentant des familles fondatrices de Bamako avait salué l’initiative avant de lancer : « Engageons-nous nous pour unir, et réconcilier les Maliens ». Le représentant de la première région dira au Premier ministre : « Nous vous soutenons et vous soutiendrons tant que vous êtes sur cette voie, celle du Mali ». « Kayes demande 5 ans pour la Transition », a-t-il martelé« Pour la première fois, les chefs de villages sont consultés. Nous soutenons majoritairement la Transition et sa prolongation », a annoncé le représentant de Sikasso. Les représentants des autres régions sont tour à tour passés au pupitre pour témoigner de leur soutien à la transition, mais également réitérer leur souhait de sa prorogation.

Malick Tandjigora

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