Transition au Mali : Moussa Kondo déplore l’absence de décision et l’inaction des autorités

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En marge de l’Acte 8 du ‘’Café citoyen’’ que l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (Ajcad) a organisé, le directeur d’Accountability Lab Mali n’a pas eu sa langue dans sa poche. Il a balancé au visage des dirigeants de la transition leur inaction face aux urgences de l’heure.

L’anniversaire de la transition malienne a été l’occasion de d’adresser certaines critiques aux autorités actuelles. Ce, pour qu’elles rectifient la trajectoire. Selon Moussa Kondo, le deuxième coup d’Etat s’est perpétré sans effusion de sang mais le pays stagne et n’arrive pas à avancer comme il est souhaité.

Il n’a pas caché le revers de la médaille. « Là où c’est négatif, c’est l’absence de décision et l’inaction des autorités. On ne peut pas venir à la tête d’un pays comme le Mali, vouloir le gérer et faire plaisir à tout le monde. Les défis sont nombreux et le changement ne se fera jamais sans heurter certains. Des gens bénéficient de certains avantages et privilèges qu’ils ne vont jamais vouloir abandonner. C’est le moment de mettre en place un système qui va fédérer tout le monde », a affirmé monsieur Kondo.

Il pense qu’il faut organiser rapidement les élections crédibles, transparentes et acceptables par tout le monde. Cela, ajoute-t-il, permettra d’éviter les crises post-électorales. « Les crises que nous vivons aujourd’hui sont la conséquence des élections de 2018 et 2020. Il est temps de commencer avec des actions concrètes et non des discours, des chronogrammes, des va-et-vient entre les acteurs politiques, la société civile et les autorités de la transition », martèle-t-il.

Il pense qu’il faut des élections qui vont fédérer tout le monde. A l’entendre, les Maliens se retrouveront et pourront exprimer leurs voix de manière transparentes sans forcing, tripatouillage et fraude. Pour le faire, argumente-t-il, il faut que les gens soient d’accord sur la méthodologie, le fichier bien audité, la couverture géographique des élections. « Si on n’arrive pas à faire les élections à Ménéka pour des raisons de sécurité et que Yelema ou MPR dit que c’est son fief, c’est un combat réaliste. Il pourrait avoir raison. C’est important d’avoir l’adhésion de tout le monde par rapport à l’organisation de ces élections. Il faut qu’elles soient représentatives et transparentes », explique-t-il.

Monsieur Kondo estime que les autorités sont dans le délai pour organiser de vraies élections. Et de conseiller qu’il faut commencer aujourd’hui et maintenant à enclencher le mécanisme électoral au lieu de continuer les débats, les rencontres avec les partis politiques, avec x ou y.

Bazoumana KANE

 

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