Violences basées sur le Genre : Le Cadre « Hakew Sabatili » invite le débat dans le milieu scolaire

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Dans le cadre de ses activités de 5 jours d’activisme de lutte contre les violences basées sur le genre, l’organisation « Hakew Sabatli », a initié une journée de sensibilisation des tous petits enfants de l’école de Torokobougou B. C’était, le vendredi, 4 décembre 2020.

Les enfants de l‘établissement scolaire de Torokorobougou B retiennent désormais le numéro vert (83333). Ce numéro leur a été indiqué par les organisateurs des 5 jours d’activisme, de sensibilisation  sur les violences basées sur le genre.

Il s’agit du cadre « Hakew Sabatili ».  Ils sont  passés par la  méthode pratique d’organisation de sketchs pour faire comprendre aux tous petits, leur apprendre comment  dénoncer les cas de violences dans les  écoles et même en famille.

Selon la présidente de l’APDF, Madame Diawara Bintou Coulibaly, l’école malienne vit actuellement une situation difficile. Des cas de violences sont fréquents dans nos établissements et n’épargnent surtout pas  cette couche vulnérable que constituent les jeunes filles.

Dès lors, il sied d’informer depuis l’âge mineur les enfants sur les causes, les conséquences des violences pour qu’ils prennent conscience de ce phénomène qui continue de détruire l’éducation de nos enfants.

Qu’est-ce que le BVG ? Pourquoi un tel phénomène, ses conséquences et face à un cas, qu’est-ce que les enfants doivent faire ? Voilà quelques points sur lesquels les enfants ont été entretenus, va-t-elle indiquer.

De nombreux cadeaux ont suivi (livres, cahiers, masques) pour les heureux gagnants. Madame Diallo Santa Djiré, représentante de la DCAP et le directeur de l’établissement scolaire de l’école de Torokorobougou B, Mamadou Traoré se sont tous réjouis d’un tel forum en milieu scolaire, surtout sur les violences basées sur le genre.

De nombreux cas sont fréquents aujourd’hui et la plupart de nos enfants ne sont pas conscients des conséquences du phénomène, ont-ils fait savoir. Selon le directeur de l’établissement, il urge de sensibiliser le corps enseignant en premier lieu et pourquoi ne pas introduire dans les programmes scolaires.

Pour M. Traoré, la lutte contre les violences doit commencer d’abord au niveau des petites classes pour que les enfants puissent en prendre conscience, une fois arrivés dans les classes supérieures. Il se dit comblé de joie après avoir constaté que les enfants déjà pour une première fois, se sont intéressés à la question et ont pu comprendre le phénomène.

Il a salué les organisateurs et a souhaité la multiplication d’une telle sensibilisation qui va jouer un grand rôle sur le plan pédagogique dans la formation éducative de l’enfant, va-t-il indiquer. Enfin, M Traoré dira que la situation est telle au Mali qu’il faut une prise de conscience au niveau national afin d’envisager des solutions.

Fakara Faïnké

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