Adama Mariko président de la FEMAKADA : « Notre bilan est positif »

La fédération malienne de Karaté et disciplines associées (Femakada) revendique un bilan positif. C’est du moins la conviction de son président Adama Mariko, ceinture noire 7è dan en shotokan karaté.

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Dans cet entretien exclusif qu’il nous accorde, le lieutenant Mariko (commandant de la brigade de recherche de la gendarmerie du camp I) évoque le bilan de sa deuxième année passée à la tête de l’instance dirigeante du karaté malien.

L’Aube : Comment se porte aujourd’hui le karaté malien ?

Adama Mariko : Le karaté malien se porte aujourd’hui très bien, c’est même beaucoup plus qu’avant notre arrivée à la tête de la fédération. Avec l’arrivée de tous les styles depuis le début de mon mandat et le travail collégial que nous sommes entrain de faire, je peux dire que présentement, toute la famille du karaté malien est ensemble pour le bien être de cet art.

Mais le plus important, c’est que le dialogue s’instaure entre les acteurs. Nous avons aussi lancé nos programmes de formation et nos techniciens ont été missionnés pour trouver des solutions aux maux qui rongent la discipline.

Pouvez-vous nous faire le bilan de cette deuxième année de votre mandat ?

Après 24 mois passés  à la gestion de la fédération, on peut dire que le bilan est positif. Car, la cohésion existe aujourd’hui entre les karatekas malien.

Sur le plan technique, il y a eu une véritable amélioration, le niveau de nos athlètes est beaucoup rehaussé. Présentement, le Mali participe à toutes les compétitions zonales, continentales et même mondiales. A cet effet, nous avons participé au dernier championnat du monde à Brême (Allemagne).

Sur le plan des résultats, au Maroc, nos athlètes ont fait leurs preuves ; au Sénégal lors du championnat d’Afrique, les Aigles ont été classés 3ème d’Afrique avec deux médailles de bronze. C’est pour dire que sur les plans organisationnel et technique, les karatekas maliens sont entrain de venir à la hauteur.

Pour ce qui concerne les programmes de nos activités, nous sommes entrain de les réaliser à 80% pendant ces deux ans. Franchement, c’est une nette amélioration et je me réjouis du bilan, que je juge positif.

Par ailleurs, l’ancien gouverneur de  Koulikoro, Allaye Tessougué (actuel secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale), a offert des tatamis à la  ligue régionale du Méguétan, et la directrice régionale des sports a donné un siège à la même ligue.

 Quelles sont les perspectives au niveau de la fédération malienne de karaté ?

Nous avons des perspectives qui s’articulent autour de la collaboration avec d’autres fédérations telles que la fédération algérienne de karaté avec laquelle nous avons établi un partenariat par le canal du ministère des sports. Dans cet accord, nous pouvons noter le développement du karaté chez nous à travers la réalisation de beaucoup de projets.

Par ailleurs, nous avons une bonne relation avec la fédération mondiale de karaté qui nous aide énormément, car à chaque compétition, elle nous réserve d’office notre place et nous offre quelques billets d’avions gratuits.

De façon technique, nous avons introduit un nouveau système par rapport à l’enseignement du karaté qui nous permettra d’avoir un karaté sain. Il s’agit de former les maîtres de dojo au niveau fédéral. D’ici la fin de l’année, cette première formation aura lieu et concernera les maîtres d’un certain niveau, qui sortiront avec le brevet d’éducateur sportif. Cette formation concernera toutes les ligues régionales et permettra de quitter le karaté dans les rues pour se professionnaliser, pour avoir un karaté plus performant.

A cet effet, nous avons une relation étroite avec le Comité national olympique et sportif du Mali qui nous appuie à travers  le sponsor Sotelma-Malitel. Je remercie le ministre des sports qui nous a offerts un siège et un dojo fédéral.

Un appel

 Je demande à tous ceux qui aiment le karaté d’aider le karaté malien, car nous sommes une grande fédération qui compte plus de 37 300 pratiquants sur toute l’étendue du territoire, de Kayes à Kidal. Nous avons des difficultés d’ordre financier et matériel. Nous comptons beaucoup sur la presse pour nous aider à avoir des sponsors.

Réalisé par Amadou Kouyaté

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