L’attaque muette des Aigles du Mali : La responsabilité partagée

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L’explication de toute situation de jeu en football est d’abord technique. Les considérations subjectives sont moins convaincantes. Alors, six matchs sans un seul but de la part d’un attaquant, il y a deux raisons techniques possibles.

 Quant un attaquant n’obtient pas une seule occasion de but, c’est le dispositif, le schéma de jeu qui est en cause. Qui doit mettre ce dispositif en place, c’est l’entraîneur ou le sélectionneur. Mais quand l’attaquant ne marque pas malgré les occasions, comme ce fut le cas au dernier Championnat d’Afrique des Nations-CHAN Cameroun 2020, c’est la faute à l’attaquant. Malheureusement, l’attaquant des Aigles du Mali, Moussa Koné ‘’Koffi’’ a joué les six matchs, de la phase de poule à la finale. Il a le plus souvent reçu le ballon dans les positions idéales mais le dernier geste à toujours fait défaut. Ce qui a irrité tous les observateurs et supporteurs des Aigles. Son partenaire évoluant au même poste, Mamadou Coulibaly a fait de brèves apparitions, il a pu sauver son image en marquant les derniers tirs au but qui ont qualifié le Mali au tour suivant (en quart de finale et demi finale). C’est Moussa Koné, cet ancien meilleur buteur du championnat national qui n’est plus bon à ce poste, il doit reculer ou jouer au flanc. Quand Moussa Koné justifie son manque de réussite, au micro de notre confrère de radio Kledu, en ces termes : ‘’Don bèè mankan môgô ma’’ c’est-à-dire que tout ne nous réussit pas tous les jours, ne le disculpe pas. Six matchs, au moins six occasions ratées, c’est trop pour parier sur la qualité d’un attaquant, un avant centre de pointe.

Pourtant ce qui est arrivé à l’attaque des Aigles du Mali au CHAN Cameroun est une responsabilité partagée. Moussa Koné, titularisé après la première journée et Mamadou Coulibaly, malgré ses apparitions sporadiques, a au lieu de marquer, pris des cartons, ils ont montré leur carence, leur manque d’inspiration devant les buts adverses. Nouhoum Diané, le coach, aussi n’a pas mis tous les atouts de son côté. Il est resté statique dans son choix, privilégiant ce que lui-même a appelé ‘’l’expérience, le vécu’’. Un sélectionneur doit être innovateur, audacieux pour souvent créer la surprise. Il n’a pas voulu donner la chance à d’autres attaquants, comme Bassekou Diabaté qui a pleinement manifesté son spontanéité en décrochant des tirs surprises, de commencer un match ou de jouer au moins une mi-temps. L’absence du meilleur buteur de la saison 2019-2020 a été diversement interprétée. Qu’à cela ne tienne !

L’attitude de Nouhoun Diané, insisté ou resté statique dans son choix, n’est pas une première et il est fréquent chez les entraîneurs, les sélectionneurs. On se rappelle encore du cas de Fagnery Diarra en 2015 lors des championnats d’Afrique des juniors au Sénégal, d’Alain Giresse avec les Aigles à Bouaké contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2018. Dommage que ces sélectionneurs qui ont du ‘’vécu’’ soient aussi inflexible dans leur choix et dans leur schéma de jeu.

Drissa SANGARE

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Je pense que vous n’avez pas écouter l’interview de l’entraîneur Nouhoum Diané ,il était confiant et sûr de la préparation physique et technique de ses joueurs car il dit 《 le Mali éliminé au 1er tour est une catastrophe 》.Tout simplement c’est une carence au niveau des entraîneurs maliens qu’il soit nationaux ou étrangers, chaque match à sa vérité, un avant centre de pointe, six matches sans marqué un but quelqu’en soit le système mis en place par l’entraîneur ne doit pas être titulaire.

  2. Mr Sangare votre désir vous aveugle ! Est-ce que les jeunes ont eu la préparation adéquate par rapport au résultat obtenu ? Les conditions de départ prédisaient elles le Mali finaliste ? Comme le dit cet adage ” au lieu d’ accuser là où tu tombes , il faut accuser là où tu as trébuché ” je pense que les jeunes ont eu le meilleur résultat qui est fonction de leur préparation et de leur niveau de compétitivité malgré que nous voulions tous la coupe , ce qui relevait d’ un miracle ! Notre victoire à la finale était possible mais peu probable ! Il faut réaliser certaines conditions de départ pour avoir une forte probabilité de chance de gagner : le hasard est exclu du monde actuel pour celui qui veut gagner ! Cet échec en finale est le reflet de notre environnement y compris la presse qui doit déceler les lacunes à l’ avance !

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