Un homme très attachant côtoyé à la CAN 2012 au Gabon

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Nous avons côtoyé la légende Sadia Cissé durant la CAN «Gabon-Guinée Equatoriale 2012». Nous avons partagé la «Villa aux serpents» à Franceville et une résidence meublée dans la banlieue de Libreville (avec le coach Mohamed Magassouba, Ahmed Sékou Touré, Général Brahima Diabaté, Colonel Mahamane Satao, Modibo Kane Diallo)… Les échanges durant les repas, les petites promenades matinales, les causeries nocturnes nous ont permis de constituer un groupe solide. Les analyses à chaud du regretté Sadia et de «Coach» (Mohamed Magassouba) ainsi que leurs observations d’avant-match nous ont beaucoup contribué à améliorer la qualité de nos articles sur la CAN 2012.

A la fin de note séjour, le regretté Sadia Cissé nous a laissé l’image d’un homme profondément humain qui a la parfaite maîtrise de ses actes, de ses sentiments, de ses émotions… Un homme respectueux et respecté, avenant et loyal qui n’aura connu qu’un seul club dans sa carrière sportive : le Djoliba Athlétic Club ! Comme l’a témoigné le doyen Djibril Traoré, «l’homme qui vient de nous quitter était plus qu’un simple footballeur, plus qu’un simple intellectuel. Oui, en plus de ces attributs, Sadia Cissé était un homme digne et honnête qui avait un contrat de confiance à vie avec son club de toujours, le Djoliba AC».

Du Djoliba à la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), en passant par la sélection nationale des seniors, ce grand patriote a toujours servi avec honneur et dignité. Sa disponibilité à servir, son sérieux, sa rigueur, sa franchise, sa loyauté… ont fait de lui une référence vénérée. Aujourd’hui, le très élégant Sadia Cissé s’est éclipsé avec la légitime satisfaction d’avoir tout donné au DAC, au football malien… au football ! Il est en effet indéniable que talentueux footballeur et brillant administrateur de société a marqué l’histoire du football malien d’une empreinte indélébile.

Modeste, humble et discret, franc, Sadia fut un homme chaleureux et profondément humain. Malgré sa relative timidité, on ne s’ennuyait jamais en sa compagnie parce qu’il avait le sens de l’humour et savait aussi accrocher par les récits de sa vie presqu’intimement liée à sa carrière footballistique !

Puisse Allah (SWT) faire du Firdaws son éternelle demeure au paradis ! Amen !

Moussa Bolly

 

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