Moussa Mara, expert comptable: « Les autorités nationales doivent subventionner le secteur de l’édition … »

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Moussa MARALa ligne rédactionnelle de « Bonne Lecture » voudrait que la promotion de la lecture et les métiers du livre soient un créneau non seulement éducatif et culturel au Mali mais aussi porteur de richesse. Pour inciter les maliens à la lecture et à aimer le livre, nous donnons toujours la parole à ceux qui ont fait de la lecture un sacerdoce. Parmi ceux-ci, il y a un jeune intellectuel du nom de Moussa Mara, auteur de plusieurs livres qui a voulu répondre à nos questions. Entretien!

« Les autorités nationales doivent subventionner le secteur de l’édition et encourager les professionnels de ce secteur… »
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Moussa MARA, expert comptable, maire de la commune 4 et Président du parti YELEMA.

Qu’est-ce que la lecture selon vous ?
C’est un moyen de se former, de se cultiver, de s’informer et de se divertir

Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?
Dès que j’ai pu lire, c’est-à-dire à la 3e année de l’enseignement primaire mais mon intérêt pour la lecture date véritablement de la 10e année. C’est là où j’ai commencé à lire autre chose que ce qui était nécessaire à ma formation, notamment les livres d’histoire.

Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?
L’ouverture au monde, la prise de conscience de l’universalité de certaines valeurs et la mondialisation de ces valeurs. La lecture m’a également permis de situer notre pays et notre continent sur l’échiquier de l’humanité et cela est un motif de fierté.

On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?
Cela est dû au fait que les gens ne reçoivent pas la formation et l’éducation requises qui jouent un rôle primordial. A cela s’ajoutent les conditions économiques, la faiblesse du monde de l’édition mais également la culture de médiocrité et l’insuffisance de soutien à l’excellence. Quand les jeunes savent qu’ils n’ont pas besoin de se cultiver et de s’instruire pour réussir, ils se détournent des moyens de culture et d’instruction comme la lecture.

Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?
Dans les pays développés, cela n’a pas vraiment été le cas. Au contraire, Internet peut être un inducteur de la lecture et donc un moyen de s’intéresser aux livres.
Le progrès n’est pas arrêtable, il faut l’intégrer et le mettre en valeur pour son profit, c’est ce à quoi le monde du livre doit s’astreindre.

Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?
Les autorités nationales doivent soutenir le secteur de l’édition notamment l’édition pour enfant ; accroître le soutien aux bibliothèques scolaires, la multiplication des fêtes du livre et leur décentralisation, la multiplication des salons du livre, subventionner le secteur de l’édition et encourager les professionnels de ce secteur.

Votre dernier mot
Merci à vous et à tous les acteurs du secteur du livre.
Encouragement à tous.
Que Dieu aide le Mali.
Interview réalisée par Mamadou Macalou

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