Disparition des 21 bérets rouges : Les parents exigent des funérailles nationales

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Affaire des bérets rouges
La fosse commune des bérets rouges

 Des funérailles nationales pour leurs enfants et époux, la comparution de tous les présumés auteurs de leur assassinat et la réconciliation nationale, telles étaient les principales recommandations formulées par les parents et épouses des 21 bérets rouges disparus après les évènements du 30 avril au 1er mai 2012. Regroupés au sein de l’Association des Parents et Epouses des Militaires Bérets Rouges Assassinés (APEMBRA), ils ont organisés lundi dernier à la Maison de la presse, une conférence de presse dont le thème portait sur : ” l’impartialité de la justice malienne “.

Les parents et épouses des Bérets rouges assassinés sortent de leur silence. Leur association dénommée APEMBRA a tenu, le lundi 14 octobre 2015 à la Maison de la presse, une conférence de presse d’information sur les conditions de disparition de leurs enfants, les différentes démarches entamées pour la comparution de tous les présumés auteurs de leur assassinat avant de formuler certaines recommandations.

Dans une déclaration liminaire, le Secrétaire général de l’APEMBRA a présenté les différents objectifs de l’APEMBRA, à savoir : découvrir la vérité et toute la vérité concernant les soldats bérets rouges froidement assassinés, après qu’ils aient été faits prisonniers et détenus au Camp Soundiata Kéïta de Kati et lutter contre l’impunité qui gagne du terrain au Mali.

Aux dires de M. Yacouba Dembélé, après leur arrestation et qualifiés de mercenaires par la junte, les parents et épouses ont pu communiquer en un moment donné avec ces militaires. A leurs dires, ils vivaient dans des conditions inhumaines. La junte d’Amadou Haya Sanogo les avait traité comme des animaux, a souligné M. Yacouba Dembélé. Avant de poursuivre : ” ils ont subi toutes sortes de tortures à longueur de journée. Menottés des poings aux pieds, leur dignité était violée car ils avaient faim et soif “.

Deux jours après, aucun parent n’a eu des nouvelles de ces détenus. Toutes les tentatives entreprises par l’APEMBRA auprès de la junte pour accéder aux détenus, même par téléphone, ont été vaines. Dans ce temps, le Général Yamoussa Camara avait communiqué une liste de militaires qui se trouveraient sur le front dans laquelle figuraient les noms des 21 bérets rouges. Il a fallu la découverte du charnier de Diago pour savoir la vérité. Car, beaucoup de parents et épouses ont découvert certains objectifs pouvant identifier leurs parents. Les tests ADN viendront confirmer cette thèse.

Ces derniers temps, des sources judiciaires indiquent que certains Officiers supérieurs, membres du CNRDRE de Amadou Haya Sanogo, bénéficieront, à partir de demain mardi 22 décembre, d’un non-lieu sans leur jugement. Il s’agit, entre autres, des Généraux Yamoussa Camara, Dahirou Dembélé et Sidi Alassane Touré. Un désaveu pour les parents et épouses des 21 bérets rouges.

C’est pourquoi l’Association des Parents et Epouses des Militaires Bérets Rouges Assassinés (APEMBRA), par la voix de sa présidente, Mme Sagara Bintou Maïga, est montée au créneau. Elle exige l’organisation des funérailles nationales pour les 21 bérets rouges assassinés, la comparution de tous les présumés auteurs de ces actes ignobles et la réconciliation nationale. Car pour l’association, seul un jugement devant les tribunaux compétents à la matière pourrait condamner et acquitter ces présumés auteurs. La réconciliation est un objectif vital et même essentiel pour l’association et pour le Mali. Mais, elle passe par un processus de respect des droits des victimes. Des victimes qui ont droit à la justice, à la vérité et à la réparation des préjudices causés, a souligné la présidente de l’association.

Les conférenciers ont fait le point de toutes les démarches entreprises auprès des plus hautes autorités pour l’atteinte de ces objectifs, mais en vain. Cependant, ils disent confiants en la justice malienne qui pourra juger ces militaires, présumés auteurs des actes de barbarie contre leurs semblables. Que les responsabilités soient situées !

 

Youssouf Sangaré

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Quelque soit le poids de la haine que vous portez contre le Gal.Amadou Haya et compagnons vous devez ouvrez vos yeux et regardez la vérité en face vous !!

  2. @sikasso2.Je suis tout à fait d’accord avec vous!Personne n’a autorisé les bérets rouges à aller s’attaquer à leurs frères d’arme de Kati au moment où on avait besoin d’eux tous au nord!Il n’est écrit nulle part dans la constitution de notre pays que c’est aux bérets rouges d’engager la guerre contre quiconque qui violerait la loi fondamentale!Les bérets verts auraient fait pire que ça s’ils s’étaient “vengés” en s’attaquant eux mêmes directement au camp de Djikoroni où vivent les assaillants et leurs familles!C’est pour éviter ces dommages collatéraux qu’ils ont procédé par interpellations “ciblées”de sorte que seuls ceux qui ont pris part à la guerre entre frères d’arme de la même armée ont été tués.Que dieu ait l’âme de toutes les victimes y compris celles tuées par les bérets rouges. 😉

  3. A – t – on arrete ces berets rouges au camp Para ? La mort d’un proche est toujours douloureuse. Paix a leur ame. On a pas organise de funerailles nationales pour ceux qui sont morts pour la patrie ce n’est pas a ceux qui
    sont morts en mission pour le FDR qu’onl va organiser des funerailles nationales. Ils ont Tues des freres d’armes a L ‘ ORTM et a l ‘ aeroport SENOU. Ceux-ci sont des enfants et des Maris d’autrui. Ils ont attaque l’autorite legitime de l’epoque qui s’ est defendue et qui a eu le dessus. Demandez a Iba, Soumaila, et autres des comptes. Arretez de mettre le feu au pays. Votre Karambe verra. En Tant que parents de berets verts tues nous verrons apres. Ce pays n’appartient pas a un groupe de personnes.

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