Lakdhar Brahimi n’honore pas la diplomatie algérienne

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Lakhdar Brahimi. Photo by Jean-Marc Ferré

Les sorties  de certaines ‘’personnalités’’ politiques algériennes ternissent l’image du pays. Les déclarations de l’ancien chef de la diplomatie  Lakdhar Brahimi  s’inscrivent dans cette démarche. Homme de toutes les facettes du régime politique, Lakdhar Brahimi jouit d’un  parcours chanceux  à la faveur des fonctions et des hautes responsabilités qu’il a occupées au sein du régime politique, depuis ‘’l’indépendance’’.  Il a occupé  le poste de ministre des Affaires étrangères de l’Algérie en Juin 1991, et de secrétaire général adjoint de la Ligue des Etats Arabes (LEA)

Par la suite, Brahimi a rejoint l’Organisation des Nations Unies (ONU) où il avait occupé plusieurs fonctions dont, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU à Haïti,  en Afghanistan et en Irak et envoyé spécial du secrétaire général pour les pays arabes et africains. Il a également travaillé comme médiateur commun de l’ONU et de la LEA en Syrie de 2012 à 2014. Il est actuellement membre du Groupe des Sages de l`Union africaine (UA) et membre du Comité des Sages (Global elders). Inspirée par sa fausse sagesse, il ne tarit pas d’éloge  sur le régime politique algérien.

Avec son Curriculum Vitae rachitique, Lakdhar Brahimi prétend donner des leçons de relations internationales au sein du ministère algérien des affaires étrangères, où n’importe quelle personne est nommée à n’importe quelle fonction. Il se sert de son ‘’expérience’’ pour orner la devanture d’un gouvernement inculte. À défaut d’avoir un doctorat, il se contente d’obtenir le titre  de Docteur Honoris Causa de Sciences Po .

En effet, Lakdhar Brahimi  ne favorise pas les candidats à l’action humanitaire, il met  complaisamment  sa voix au service du gouvernement,  et il voue une profonde reconnaissance au régime qu’il l’a hissé au rang de ministre.  Une nomination politique  faisant fi des compétences et des qualités personnelles. De plus, il distribue les bons et les mauvais points  aux  diplômés, aux écrivains  et  aux analystes politiques,  alors qu’il n’a pas  terminé sa scolarité.  Nombreux sont les  dysfonctionnements qui enrayent  le bon déroulement de la politique : il cautionne une diplomatie prétendument indépendante et il est le contre-exemple du  diplomate. Une piètre  mise en scène d’une pièce de théâtre pour un personnage qui se dit porteur de valeurs onusiennes,  qui préfère se consacrer à la dévotion du régime algérien, dont sa  diplomatie   reste un pur produit de laboratoire à dessein ostentatoire.

Son parcours lève le voile sur son attachement à la médiocre diplomatie algérienne.   L’ancien chef de la diplomatie ne se préoccupe pas des souffrances persistantes subies par les réfugiés et de leur dépendance à l’égard de l’aide humanitaire en Algérie .L’insuffisance des fonds destinés à ceux qui vivent dans les camps de réfugiés de Tindouf  et des menaces associés à la réduction de l’aide alimentaire n’honore pas la diplomatie algérienne.  Si l’expérience remplace le diplôme, pourquoi les universités algériennes restent-elles ouvertes ? Pourquoi organiser tout un concours officiel aux jeunes candidats diplômés, pour l’accès à l’emploi de diplomate, alors que le concours du  meilleur brosseur du régime pour l’obtention d’un poste diplomatique est plus attrayant ?

Benteboula Mohamed-Salah. Géographe

beyusek@hotmail.fr

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