La commercialisation de la salade et des légumes en période chaude et l’hivernage Le moment pénible pour les consommateurs

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En période chaude et l’hivernage, la production des salades et des légumes est très réduite. Ce qui les  fait des produits rares sur le marché. Et du cout, les prix prennent de l’ascenseur. De ce fait, beaucoup de consommateurs se retirent ou diminuent  la consommation de ses produits à cause de leur pouvoir d’achat faible.  Cette période de calvaire pour les consommateurs  dure au Mali pendant 8 à 9 mois dans l’année.

 

Le maraichage ou jardinage est une culture qui consiste à la production de légumes et des fruits. L’essentiel de l’approvisionnement en légumes de Bamako est assuré par les maraîchers et particulièrement en salade. Le maraîchage occupe une place très importante dans notre économie et surtout la culture de la salade. La salade  est une plante potagère très appréciée qui n’est pas exigeante quant à la nature du sol qui doit tout de même être assez riche en matière organique. Selon les spécialistes, la salade joue un rôle très important dans la prévention contre le cancer, car elle stimule la communication entre les cellules et facilite la digestion.

 

Si pendant la période froide, la salade et les légumes sont à la portée des consommateurs, tel n’est pas le cas pendant la période chaude. Pour avoir des explications sur ces phénomènes, notre rédaction a  interrogé certains maraîchers  et vendeuses de légumes.

 

Bourama Diarra, maraîcher à ACI 2000, dira que la culture de la salade se heurte à d’énormes difficultés en période d’extrême chaleur et l’hivernage. La pénurie d’eau, le manque de terrain aménagé à l’usage exclusif de la production de salade sont autant de difficultés. Cependant, il a ajouté que pendant l’hivernage, la culture de la salade et des légumes ne réussissent pas beaucoup parce que très souvent les eaux de pluie  sont trop pour  les planches ce qui joue suffisamment la culture.

Mama Kanté, est une vendeuse de salades, tomates, concombres et d’autres légumes au marché de Sébénicoro. Aux dires de cette vendeuse, pendant la période sèche, la production de ces produits diminue. Parce que les jardiniers rencontrent la pénurie d’eau. Et ce manque va jouer  sur les prix des produits, explique-t-elle.  Avant d’ajouter que c’est aussi une période pour eux de faire les commandes de gauche à droite pour satisfaire leur client.

Notre interlocuteur a poursuivi en expliquant que le prix des plantes de salade grimpe de 5 00f cfa à 1500f cfa. C’est pourquoi, pendant la période chaude, il n’y a pas 100f cfa de salade. Le prix minimum de salade est de 200f cfa, a estimé Mama Kanté. Quant à la tomate, les prix du panier qui étaient moins cher pendant la période froide, ils deviennent en période chaude entre 7500f cfa à 10 000f cfa. Les concombres, contrairement à la salade et à la tomate, ne connaissent pas des augmentations de prix. Parce que dit-elle, le marché est bien approvisionné en concombre pendant les 12 mois de l’année.

«En saison pluvieuse, l’approvisionnement n’est pas facile, mais la salade se vend bien et procure des bénéfices», explique Djénéba Camara, vendeuse de salade au bord de la route de Djicoroni-Para. Ce qui fait suppose-t-elle qu’elle vend par jour 8.500 à 13.000 FCFA de salade. Nantenin Keita, vendeuse de salade au marché de Kanadjiguila depuis 4 ans, abonde dans le même sens. Elle ajoute que les maraîchers préfèrent la culture du maïs et des autres céréales en hivernage. En dépit de la réduction de l’offre en période d’hivernage, la salade reste un aliment très prisé.

 

Pour pallier les problèmes qui minent la bonne commercialisation de la salade et des légumes pendant toutes les saisons de l’année, l’autorité compétente en la matière doit s’impliquer en soutenant  les maraîchers  et les en donnant des terres pour le jardinage   La plupart de ses jardiniers ne possèdent de l’espace à leurs noms propres. Ils font leur  jardinage sur les terrains d’autrui laissés en attendant avant que les véritables propriétaires aient besoin à son terrain. A cela, il faut ajouter  l’organisation  du  secteur, pour qu’il devienne comme les autres secteurs organisés, tel le cotonculteur et tant d’autres. S’il y a implication de l’Etat pour la réussite de ce secteur, en dotant des minimums de moyens, l’activité allait se développer en créant des emplois. De ce fait,  les maliens pourront manger à toutes les saisons sans se soucier à leur portefeuille.

Mmadou DOLO

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