Pour le bon fonctionnement de la justice : 26 véhicules et des pièces de rechange offerts par le Japon

22 Sept 2023 - 01:25
Mis à jour: 3 ans
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Pour le bon fonctionnement de la justice :  26 véhicules et des pièces de rechange offerts par le Japon
Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué, a présidé, le jeudi 14 septembre 2023, la cérémonie de remise de véhicules et de pièces de rechange offerts à notre pays par le Japon. C'était en présence de l'ambassadeur du Japon au Mali, Hideko UE Zono et de plusieurs personnalités du monde judiciaire. Premier à prendre la parole, l'ambassadeur du Japon au Mali a précisé que cette remise s'inscrit dans le cadre de la coopération économique bilatérale non-remboursable de son pays au profit du peuple malien à travers le Programme de développement économique et social-2019, qui vise à garantir le bon fonctionnement de la justice, incluant l'administration pénitentiaire et à permettre le renforcement des capacités opérationnelles du personnel pénitentiaire ainsi que la sécurité et la sûreté des établissement pénitentiaires et des personne détenues. Selon lui, les engins remis pourront répondre en partie aux besoins d'une refondation globale de la gouvernance, nécessaire pour la restauration de la démocratie au Mali. "Le Japon est heureux de soutenir les efforts du Mali en matière de renforcement de l'Etat de droit et du retour de la paix et de la stabilité sur toute l'étendue du territoire", a-t-il laissé entendre. A sa suite, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué, a rendu un vibrant hommage à l'ambassadeur du Japon au Mali pour sa présence effective à cette cérémonie, mais aussi pour sa grande disponibilité et son engagement indéfectible, aux côtés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, qui ont permis l'aboutissement de cette précieuse aide du gouvernement japonais. "Le département de la Justice et des Droits de l'Homme, par ma voix, vous sait gré de ce geste historique d'amitié et de fraternité du peuple et du gouvernement Japonais à l'endroit de notre pays, à un moment où il fait face à de nombreux défis au triple plan sécuritaire, économique et politique", a-t-il déclaré. A ses dires, à travers cette donation, le Japon vient d'écrire une nouvelle page glorieuse dans ses relations avec le Mali en gratifiant le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme d'un don portant de 26 véhicules et des pièces de rechange pour une valeur de près de 600 millions CFA. Et de poursuivre que ce don est constitué de : 11 véhicules de marque Nissan minibus ; trois véhicules ambulance Nissan minibus, neuf véhicules Nissan Navara bâchés, deux véhicules Nissan Patrol, un véhicule Nissan V8, des pièces de rechange. A l'en croire, à travers cette remise, le gouvernement du Japon vient de consolider et de raffermir davantage les fructueux liens de coopérations qui lient les deux pays. Car, selon lui, le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme n'a jamais reçu autant de véhicules, en une seule remise, de la part d'un partenaire. Ce qui donne, dira-t-il, à cette cérémonie inédite toute sa dimension historique et sa signification particulière et traduit l'excellence des relations entre les deux pays, conformément à la volonté des deux peuples et des plus hautes autorités des deux Etats. "Cette donation intervient après celle de 2018 à travers laquelle le gouvernement du Japon a appuyé mon Département par la remise de véhicules et de matériels de communication pour le renforcement des capacités opérationnelles de l'administration pénitentiaire", a-t-il précisé. A l'entendre, cette cérémonie de remise de cet important lot de véhicules est la preuve manifeste de l'engagement des partenaires aux côtés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme pour l'amélioration des conditions de travail et le renforcement des capacités des services afin d'offrir à nos concitoyens un service public de qualité. Ce soutien des partenaires, a-t-il poursuivi, vient renforcer les efforts de l'Etat dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d'orientation et de programmation pour le secteur de la justice, 2020-2024, dont l'un des axes est consacré à la dotation des services en matériels et équipements pour leur bon fonctionnement. Boubacar Païtao  

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Commentaires (3)

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Kinguiranke
Kinguiranke 3 ans
Fanga, en effet Da est le fils de Monzon qui est le fils de Ngolo tous trois des tres grands rois qui se sont distingues par leur leadership, leur strategies, conducteurs d'hommes, rassembleurs et visionnaires pour un grand royaume de Segou. Merci pour ce rappel historique car une page importante de notre histoire, l'histoire Africaine.
Fanga
Fanga 3 ans
Taishi, hontōniarigatōgozaimashita ! J'espère que le nouvel ambassadeur du Japon comprend le combat de libération nationale des nouvelles autorités publiques et du peuple du Mali, et que le Japon ne sera pas influencé concernant le Mali dans le mauvais sens à cause de ses fréquentations des Occidentaux. J'espère aussi pour le Japon et le peuple japonais qu'ils réussiront un jour eux aussi à se libérer de l'occupation militaire étrangère des "Boys" pour être souverains sur la terre de leurs ancêtres. J'ai développé une passion pour le cinéma et la littérature chinoises et japonaises. Je constate qu'en réalité la culture et les traditions maliennes sont beaucoup plus proches en Asie de celles des Japonais que de celles des Occidentaux. Un exemple : la nécessité de rester toujours unis dans les moments difficiles qu'on retrouve au Japon dans la littérature et dans le cinéma (voir notamment dans le film "Ran" d'Akira Kurosawa, la scène avec Hidetora et ses fils à qui il transmet cette valeur d'unité, à travers la parabole des trois flèches). Il s'agit d'une référence à un daimyo, Mōri Motonari (毛利元就) (1497-1571), important personnage de l'histoire du Japon. La fiche Wiki consacrée à Mōri Motonari nous dit la chose suivante au sujet de ce daimyo : "Pris en tenaille entre les puissants clans Amago et Ōuchi, Motonari conduit le clan en équilibrant soigneusement action et diplomatie. Finalement, Motonari réussit à vaincre les deux clans ennemis et contrôle l'ensemble de la région de Chūgoku. Dans ses dernières années, il écrase le clan Ōtomo de la province de Bungo. Il a trois fils, Mōri Takamoto, Kikkawa Motoharu et Kobayakawa Takakage, qu'il encourage à travailler ensemble pour le bénéfice du clan Mōri. Une fois, il aurait remis à chacun de ses fils une flèche et aurait demandé à chacun de la briser. Après que chacun a cassé sa flèche, Motonari donne trois flèches et demande à ses fils de les casser toutes les trois à la fois. Quand ils s'avèrent incapables de le faire (selon une légende encore enseignée aujourd'hui), Motonari explique qu'une flèche peut être rompue facilement mais que trois flèches maintenues ensemble ne le peuvent pas." Ce que j'ai découvert avec étonnement, ce que plus de deux siècles après ces propos au Japon de Motonari à ses fils, au Mali, vers 1800, dans le royaume bamana de Ségou, pas loin du grand fleuve qui traverse notre pays, sans être au courant de l'existence d'un pays appelé Japon, le "fama" Da Monzon Jara a un jour réuni ses fils et leur a transmis exactement le même message que celui du "daimyo" Mōri Motonari. Voici ce que dit un article universitaire consacré à cet épisode de l'histoire du Mali : "Le testament politique de Monzon « Fils et successeur de Ngolo, fondateur de la dynastie des Diarra qui régna sur Ségou de 1750 à 1890, Monzon demeura au pouvoir 27 années (18 ans selon E. Mage, 21 ans selon M. Delafosse, Ch. Monteil et L. Tauxier). « Plus puissant que Ngolo lui-même, plus puissant qu'aucun de ses fils, qu'aucun de ses petits-fils », Gaoussou Diarra nous le présente comme un homme calme, ayant l'amour du travail, respectueux envers ses parents et ceux de la génération de ses parents, autoritaire, à la fois cruel et magnanime au gré des circonstances. L'œuvre accomplie fut considérable : 300 villages furent construits. Il contribua au peuplement du royaume en permettant à diverses ethnies de s'y établir. Il eut le constant souci de préserver voire d'agrandir le royaume que lui avait légué son père et le remettre à ses descendants puissant et organisé. Grand chef militaire, il porta la guerre en de nombreux lieux (la plus célèbre et la plus importante fut celle menée contre le Kaarta) ; souvent vainqueur, il acquit une renommée qui dépassa les frontières de son royaume. Habile politique, homme de réflexion, il avait une profonde connaissance des êtres et des choses. Et c'est à juste titre que la tradition a dépeint Monzon ainsi que s'en sont fait l'écho les divers auteurs européens, comme le personnage le plus brillant, le terme n'est pas excessif, de la lignée des Diarra. Le texte ci-dessous présenté a été recueilli en 1955 de la bouche même du très regretté Gaoussou Diarra, descendant direct de la branche de Ngolo Diarra. Il est extrait de « Contribution à l'histoire du royaume Bambara de Ségou (XVIIIe et XIXe siècles), textes oraux, transcrits, traduits, suivis de notes linguistiques et historiques » par Serge Sauvageot ; 433 pages ronéo., Paris 1965. Un jour, Monzon fit appeler tous ceux qui parmi ses fils avaient atteint l'âge adulte. Il les fit venir et les fit asseoir. Il leur dit : « je vais vous dire une chose à laquelle il vous faudra réfléchir ». Il ajouta : « les paroles que je vais prononcer, il ne vous faudra pas les prendre à la légère ! » Monzon alors envoya chercher un grand nombre de baguettes, les fit lier ensemble et les fit porter sur la place publique. Il fit appele
Fanga
Fanga 3 ans
Lire dans mon commentaire : "le “fama” Monzon Jara a un jour réuni ses fils" et non "le “fama” Da Monzon Jara a un jour réuni ses fils". Da Monzon est un des fils de Monzon.
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