Bitumage de la route de Dialakorodji : Promesse non tenue ou rangée dans les placards ?

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En se rendant à Dialakorodji, pour une enquête sur le quotidien de la population de la localité, nous nous sommes rendu compte de beaucoup de maux dont elle souffre. Il s’agit notamment du bitumage de sa route qui était une promesse sous l’ère ATT, mais qui semble être rangée dans les placards.

Un habitant de Dialakorodji, du nom de Demba Diarra, enseignant de formation et censeur dans un lycée de la place, nous a confié ceci : «Aujourd’hui,  tout le monde sait que la population de Dialakorodji, de Falayan, de Safo et d’autres localités souffrent  énormément  à cause de l’état de la route qui relie ces communes à Bamako. Ladite route n’est pas bitumée alors qu’elle est tant usitée par les Sotrama, les motos, les vélos et ainsi que les piétons qui viennent de tous les horizons. La population de Dialakorodji est agacée par ce problème qui demeure insoluble. Jour et nuit, ce sont des tonnes de poussière destinée à nos yeux, à nos poumons et à nos marmites, et tout le monde est malade du fait que la poussière circule d’une manière récurrente».

Selon une source bien informée qui a préféré garder l’anonymat, il y a un moment, le maire Guindo de Dialakorodji disait que «le financement de la route de sa commune était acquis depuis longtemps et qu’il ne restait que l’exécution des travaux». Vrai ou faux ?

En tout cas, à croire une autre source très proche du dossier, ATT avait même promis, en son temps, de bitumer la route de Dialakorodji et avait même fixé la date de son inauguration. Mais jusqu’ici, rien n’a été fait.

Suite à la plainte d’un certain Diarra, lors de L’Espace d’interpellation démocratique (EID), le ministre Mamadou Hachim Koumaré a dit que ses techniciens étaient en train de travailler sur le chantier et qu’ils allaient finir sous peu. Mais à présent, rien. De ce fait, la population de Dialakorodji lance un vibrant appel à l’Etat et ses partenaires techniques et financiers à lui venir en aide, afin qu’elle sorte de cette situation dégradante et humiliante.

Ousmane DIAKITE/Stagiaire

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