Macron donne la parole aux musulmans du monde

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Les propos d’Emmanuel MACRON, Président de la République Française en réaction à l’assassin du professeur français tué par un islamiste pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, a été mal accueillis par le monde musulman, notamment par le Haut conseil islamique du Mali (HCIM). A travers le monde, les musulmans ont profité pour prendre la parole. Le Haut conseil islamique du Mali à travers une déclaration, s’est invité dans l’intimité de la politique intérieure et extéreure de la France, et veut des excuses publiques du Président français.

L’organisation islamique présidée par Ousmane Chérif Madani Haïdara « a suivi avec gravité, inquiétude et consternation les propos d’Emmanuel MACRON, Président de la République Française sur l’Islam et son Prophète, qualifiant l’Islam de religion de crise mondiale, et demandant à ses concitoyens de ne pas arrêter la diffusion des caricatures du Prophète Mohamed (PSL) », selon la déclaration du HCIM. L’absence de Ousmane Chérif Madani Haïdara à cette imposante mobilisation des musulmans du Mali à l’appel du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) à la grande mosquée de Bamako le mercredi 28 Octobre, alors qu’il préside l’organisation, n’est pas passé inaperçue.

La France de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789 est ainsi confrontée à une contradiction qui prend une certaine ampleur dans les discours à travers le monde musulman, appelant au boycott de produits français, même si au Mali, les marchés n’ont pas suivi ces appels.

Ciblant le président Macron pour ses propos, ses contradicteurs maliens se disent attachés « aux valeurs républicaines, démocratiques et laïques partout dans le monde » et s’attaquent à la politique française accusée de: « génocide Rwandais avec plus de 800 000 morts sous l’œil complice de la France » ; « la crise libyenne… l’assassinat du Guide libyen » « la crise ivoirienne faisant plus de 3000 morts en 2010 » ; « la rébellion au Mali le 17 janvier 2012 ».

La question est recurrente, s’il n’y a pas de zone de non liberté d’expression, peut-on éviter de radicaliser le monde musulman, sans violence ? Et comment faire la distinction entre un musulman, un extremiste religieux et un terroriste ? « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère », ou « quelqu’un des tiens: car vous ne m’épargnez guère », disait Jean de La Fontaine. Jurant la main sur le cœur, le HCIM se dit « Convaincu que les mosquées et les structures musulmanes en France sont loin de contribuer à la radicalisation en France et que les radicaux sont loin d’être militants des mosquées ou des structures musulmanes en France » et condamne fermement « la violence sous toutes ses formes comme moyen de lutte, d’expression et de revendication ».

Cependant la demande au Président Emmanuel MACRON de présenter ses excuses à la communauté musulmane du monde et d’interdiction immédiate de toute publication de caricatures du Prophète Mohamed (PSL) en France, peut elle prospérer sans heurter les fondements de la DDHC ?

B. Daou

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5 COMMENTAIRES

  1. Dieu a donne le libre arbitre a chaque etre humain pour choisir entre le bien et le mal.Lui qui connait tout,qui voit tout ,qui presage tout aurait pu decider de faire disparaitre toute personne qui ne suivrait pas sa voie,Comment Lui ,createur du ciel et de la terre peut confier cette tache a des individus que nous pauvres humains ,trouvons deja insuffisants a tous les points de vue.Dieu a mis en chacun de nous la conscience,c’est-a-dire la faculte de distinguer le bien du mal.Cette conscience est presente que l’on soit intelligent ou pas,que l’on soit logicien ou pas;elle est la quelle que soit notre personalite.Elle fait partie du libre arbitrage.C;est un don de Dieu,une preuve eclatante de notre _”valeur divinisee”.C’est la clef de l’acces aux Jardins du Paradis car cette conscience vivifie notre liberte,

  2. Il faut comprendre que la majorité des membres du CONSEIL ISLAMIQUE sont de la tendance salafiste.
    Son président OUSMANE MADANI CHÉRIF HAIDARA est de la tendance malekite.
    Les salafistes font de la politique,se comportent comme des hommes politiques,tentent même d’exercer le pouvoir.
    Les malekites s’adaptent à tous les pouvoirs, n’agissent pas publiquement pour exprimer leurs mécontentements,préfèrent être aux cotés du pouvoir que d’exercer le pouvoir.
    Les salafistes ont des IDÉES à exercer,n’hésitent pas à manifester pour,non pas les défendre,mais les imposer
    Les malekites sont soumis aux décisions du pouvoir en place.
    Les revendications sont exprimées dans le plus grand secret.
    Elles sont liées à la pratique de l’islam, non à l’imposition des valeurs essentielles de l’islam.
    Les malekites se limitent à imposer les valeurs religieuses à la famille.
    Les salafistes vont jusqu’à l’imposer dans l’espace public.
    Dans les années de la dictature, HAIDARA était contre la fermeture des bars, boîtes de nuit pendant le mois de carême.
    MAHMOUD DICKO et ses semblables détestent ATT pour avoir levé ces mesures après le coup d’État en 1991.
    C’est le président MODIBO KEITA qui a compris que le salafisme est plus une idéologie qu’une religion.
    Il s’est opposé à l’ouverture des mosquées salafistes.
    C’est dans les années 1970 qu’on a connu la première mosquée salafiste au Mali, peut-être d’Afrique de l’ouest.
    Elle est construite dans la capitale dans le quartier BADIALAN 2.
    La deuxième dans le même quartier, mais au BADIALAN1.
    Le nom de BABA CISSE est très connu.
    C’est lui qui a amené la deuxième mosquée et c’est lui aussi qui a converti MAHMOUD DICKO au salafisme.
    Des jeunes qu’ils ont envoyés dans les pays salafistes sont venus propager l’idéologie salafiste à partir des années 1990.
    ILS SONT PLUS INTELLECTUELS ET PLUS POLITIQUES.
    Des IDÉES SALAFISTES se sont imposées progressivement dans la société malienne.
    Des femmes voilées qui étaient moquées au début des années 1980,sont admirées aujourd’hui.
    Des hommes très jaloux ont été séduits par cette religion.
    Quand on a créé le CONSEIL ISLAMIQUE à la fin du deuxième quinquennat d’AOK, les jeunes intellectuels salafistes étaient déjà entrain de dogmentiser la population.
    Par leurs dynamismes liés à leurs formations, ils ont dominé le conseil.
    Ils sont prompts à créer des associations musulmanes.
    Par l’éloquence naturelle de certains jeunes, ils se sont imposés sur la scène politique malienne.
    MAHMOUD DICKO s’est placé fédérateur de tous ses jeunes.
    Ils sont ses relais partout dans le pays.
    C’est pourquoi ses appels à la mobilisation sont suivis d’effet.
    Cela ne veut pas dire que la société malienne s’est “salafisée”, mais que les jeunes salafistes sont plus organisés car suivis et financés par les pays salafistes.
    Le Mali reste majoritairement malekite.
    Il faut agir pour que la société malienne garde ce caractère malekite en agissant dans le cadre du respect de la liberté d’expression.
    Une religion ou une tendance religieuse ne doit s’imposer sur les autres.
    La religion doit s’exercer discrètement sur l’espace public.
    Prier dans les rues doit être interdit car les mosquées sortent des terres comme des champignons.
    LA LAÏCITÉ SANS DISCRÉTION DE LA RELIGION DANS L’ESPACE PUBLIC N’EXISTE PAS.
    La laïcité signifie exercice des débats d’idées sans interférence de DIEU.
    Qui ose contester les précepts des livres saints?
    La laïcité,c’est empêcher toute forme de dogme par la préférence à la lumière de l’intelligence.
    Les malekites ne sont pas contre car n’ayant été formés que pour agir dans les mosquées.
    Les salafistes sont foncièrement contre car formés pour imposer la pratique islamique aux décideurs.
    MAHMOUD DICKO est sur ce chemin.
    Ils empêchent toute forme de discussion qui heurte leurs convictions religieuses.
    ILS EMPÊCHENT LA SOCIÉTÉ DE S’ÉPANOUIR.
    L’État malien doit s’imposer comme est entrain de faire l’État français actuellement par une LOI pour que ces fous de DIEU n’agissent pour empêcher la progression de la société.
    Le gouvernement de transition est très faible pour jouer le rôle du défenseur de la laïcité.
    Un enseignant décapité est le résultat des agissements des salafistes en France.
    Se focaliser sur la caricature en oubliant ce crime est un message révélateur de l’esprit qui anime MAHMOUD DICKO.
    Il n’est pas aussi sage qu’il laisse penser.
    Il est un allié sûr des jihadistes IYAD AG GHALI et kouffa.
    Sur la lutte pour la préservation de la liberté d’expression,la France est l’allié de tout peuple qui veut s’émanciper de la barbarie des salafistes.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. ce que Macron et les occidentaux doivent comprendre c’est qu’on ne doit pas lancer un défi à toute une communauté

    • Quelle communaute? des Mourides, des Wahabia, des Hamallistes, des Omaristes, des Quadria, des Soufi, des Shia, ou des Bahia? Il y a la religion et il ya le fanatisme, a toi de choisir?

    • Vous connaissez très peu l’IMAM Malick et votre commentaire se base sur l’appréciation de l’Occident sur la Religion musulmane. Sachez seulement que l’Islam est un mode de vie en société et non une simple religion de temple.

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