DEF 2019 : A Kalaban-Coura, enseignants et élèves travaillent dans un rythme accéléré

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Au Mali, l’année scolaire 2018-2019 a été bouleversée par les séries de grève. Pour éviter une année blanche, les autorités ont réaménagé le programme, une décision bien soutenue par les enseignants du Cap de Kalaban-Coura.

 Lundi 17 juin 2019. A 7h20 déjà, la cour de l’école publique de Kalaban-Coura est bondée de monde. Tous les élèves ne sont pas encore sur place, mais plus de la moitié des enseignants sont déjà dans sur place. Fier de son corps professoral, le directeur Mahamadou A. Salia Touré demeure pourtant soucieux de la possibilité pour les enseignants d’arriver à termes du programme et de tenir de meilleures révisions. En 65 jours, c’est quasiment impossible, compte tenu du retard”, s’exclame M. Touré. Bien que chez nous, les enseignants repoussent les exercices en dehors des heures de cours”, ajoute-t-il.

Il indique qu’avec le nouveau programme du ministère de l’Education nationale, qui prolongeait les cours jusqu’à samedi, l’évolution était rapide. Malheureusement, analyse-t-il, les syndicats ont rejeté ce plan. Nous sommes revenus à l’ancien rythme, c’est-à-dire du lundi au vendredi, de 7H30 à 14h30, à l’exception du vendredi qui est à 15h30 à cause des devoirs surveillés”, regrette le directeur.

Ici, un constat est patent : les enseignants ont la ferme volonté de travailler pour mieux préparer les élèves avant l’examen.

Malgré un constat général sur le niveau réel des élèves maliens, l’espoir est permis. Les meilleurs n’auront sûrement pas de problèmes de rattrapage, mais ceux qui n’étaient surtout pas bon avant les séries de grève, feront-ils comment ? Je suis pessimiste quant à leur capacité de rattraper les heures perdues, de suivre le rythme”, analyse M. Touré, directeur de l’école publique de Kalaban-Coura.

Astuces pour réussir aux examens

Pour une conseillère en éducation, avant les examens, il faut énormément encourager les candidats. Les parents doivent suivre de près leurs enfants afin de consolider leurs efforts. Ils doivent chercher les moyens pour corriger leurs lacunes. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter car les examens ne sont pas sorciers. Les candidats doivent prendre leur responsabilité et se décider. Ce qui est sûr, les autorités ne choisiront pas de sujets en dehors des leçons dispensées”, explique-t-elle.

Création des logiciels pour préparer les examens”

Aboubacar Issa Coulibaly, directeur de l’espace informatique de l’école publique de Kalaban-Coura demande aux autorités de laisser une marge de manœuvre concernant le programme, autrement les examens ne seront pas faciles pour les enfants. Au Mali, nous sommes très pauvres en termes de sites de recherche à part Wikipédia et Google. Il n’y a pas de logiciels conçus spécifiquement pour le système scolaire malien. Si le gouvernement pouvait penser à mettre à la disposition des élèves des logiciels spécifiques à chaque matière d’enseignement (mathématiques-français-biologie-physique et chimie etc.), il y aurait moins de problèmes”, explique-t-il. Comme astuce, il conseille aux candidats de se focaliser sur les leçons du premier trimestre vu qu’il n’y a pas eu assez de cours.

Fatoumata Kané

 

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